dimanche 26 février 2017

Frères et soeurs sans rivalité # Chaque enfant est unique

Pour le premier "volet" concernant la relation "Frères et sœurs", je vous parlais de l'accueil des sentiments.
Aujourd'hui, voici quelques outils proposés par Adele Faber et Elaine Mazlish pour nous aider à éviter la comparaison et nous inviter à reconsidérer l'idée qu'il faudrait donner de façon égale à nos enfants.

Comparer deux enfants peut vite arriver, sans même que l'on s'en aperçoive:
"Manon est comme ça. Son frère, lui, pas du tout."

Comment éviter de comparer défavorablement ou favorablement deux enfants:
En décrivant!
Décrivez le problème ou ce que vous voyez, sans mentionner le frère ou la sœur.
Au lieu de: "Pourquoi ne peux-tu pas suspendre tes vêtements comme ton frère ?"
Vous pouvez plutôt dire: "Je vois un manteau tout neuf par terre"
Ou décrire ce que vous ressentez: "Ça me contrarie."
Ou décrire ce qui doit être fait :" La place de ce manteau, c'est dans la penderie."

Idem en ce qui concerne les comparaisons qui seraient flatteuses pour l'un d'entre eux.
Au lieu de: "Tu es tellement plus ordonné que ton frère", vous pouvez simplement vous "contenter" de décrire ce que vous voyez ("Je vois que tu as suspendu ton manteau.") ou de verbaliser ce que ce comportement vous apporte de positif ou d'agréable ("J'apprécie ça. J'aime voir notre hall d'entrée bien rangé.").

Ces comparaisons qu'elles soient en faveur ou en défaveur de l'un ou l'autre, amène les enfants à se juger entre eux, à se sentir supérieur/inférieur, mieux ou moins aimé, etc.
Elles n'amènent jamais rien de bon.

Enfin, les enfants n'ont pas besoin d'être traités également. Chacun a besoin d'être traité de façon distincte.
Chaque enfant est unique. Aussi, au lieu de donner des quantités égales: "Voilà. Maintenant, tu as exactement autant de raisins que ta sœur."
Vous pouvez plutôt dire: "Veux-tu juste quelques raisins, ou en veux-tu beaucoup?". Cette formulation répond alors au besoin de chacun.

Au lieu de démontrer un amour égal: "Je t'aime exactement comme ta sœur."
Montrez à chaque enfant que vous l'aimez de façon spéciale: "Il n'y a qu'un seul TOI dans le monde entier. Personne ne pourrait jamais prendre ta place."

Au lieu de donner votre temps de façon égale: "Quand j'aurai passé dix minutes avec ta sœur, je passerai dix minutes avec toi."
Consacrez un temps qui correspond au besoin: "Je sais que je passe beaucoup de temps à revoir la rédaction de ta sœur. C'est important pour elle. Dès que j'aurai terminé, je veux que tu me dises ce qui est important pour toi."

Il serait ensuite erroné de penser que le parent ne peut avoir de préféré. Ce serait alors oublier qu'entre un enfant et un parent il s'agit avant tout d'une rencontre. Chaque enfant est différent de par son tempérament, sa personnalité, ses centres d'intérêts, etc. Et chaque parent aussi.
La relation parent/enfant est donc différente en fonction de l'alchimie, la complicité, qui se créent au fil du temps.
Adele Faber et Elaine Mazlish conseillent alors de se poser réellement afin d'être au clair avec soi-même. En reconnaissant intérieurement "son préféré", le parent pourra alors éviter d'aller à l'extrême inverse en essayant maladroitement d'équilibrer les choses.

Si le sujet vous intéresse, je ne peux (encore une fois!) que vous conseiller la lecture de "Frères et sœurs, sans rivalité" où toutes les idées y sont, bien entendu, nettement plus approfondies!
J'espère que cela vous aura donné quelques pistes de réflexion :). N'hésitez pas à partager les vôtres ainsi que votre expérience en commentaire!

À tout bientôt :).

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Ho quelle magnifique photo!!!:) Très chouette article et je suis entièrement d'accord avec tout ce qui est dit.J'ai beaucoup souffert de comparaisons étant petite (et encore maintenant).Pourtant j'aime beaucoup mes frères et ne ressent pas de jalousie mais encore adulte beaucoup de choses me font souffrir.J'étais aussi beaucoup comparée à mes amies (et là par contre j'en devenais très jalouse et évitais même de les invitées à la maison tellement cela me faisais souffrir).Beau dimanche;)A très bientôt;)Barbara

Déborah D. a dit…

Bonjour Barbara, merci 😊.
Je te rejoins complètement, toutes les comparaisons sont à éviter!!
J'ai moi aussi souvenir d'avoir été comparé à mes copines.. et je n'en retiens rien de bon..
Aimons nos enfants pour ce qu'ils sont 🙂.
À tout bientôt, prenez bien soin de vous !

altahine a dit…

Je crois que j'ai eu la chance d'avoir une mère qui s'est attachée à œuvrer dans ce sens dans notre fratrie. J'essaie à mon tour de procéder ainsi car, en tant que mère de jumeaux, je suis bien persuadée que chaque enfant est unique (et bien placée pour le constater). Pour ma part, si par exemple l'un des deux me demande : "Tu es contente de moi ? et pas de mon frère/ma sœur ?" je lui réponds que ce n'est pas de sa sœur/son frère que je parle, mais bien de lui ou d'elle.
Quant au "préféré", je nuancerais en disant que, chaque individu et relation étant bien sûr unique, on peut, sans doute, se "retrouver" soi-même ou mieux comprendre un enfant qu'un autre, mais cela n'implique pas forcément pour moi une notion de "préférence" (qui me semble proche de la comparaison). Peut-être juste une complicité différente. Et, l'avenir me le confirmera ou non, car 3 ans c'est encore tôt pour le savoir, mais j'aurais tendance à croire que les relations des parents avec leurs enfants et cette fameuse complicité privilégiée peuvent évoluer et changer ou alterner au cours des années.
Bonne journée.

Déborah D. a dit…

Bonjour Nathalie,
Oui je suis sûre que le fait que tu aies eu des parents qui œuvraient dans ce sens ne peut que vous être profitable !
Et effectivement en ce qui concerne la notion de "préférence", je pense aussi que cela évolue avec le temps et que rien n'est figé. Ce terme est également à tempérer car pour moi une préférence n'entraîne pas forcément de comparaison.
Et comme toi, je pense que nos enfants sont encore trop jeunes pour que nous nous en rendions encore vraiment compte!
On en reparlera dans quelques années 😉!
Des bises à vous et à tout bientôt 🙂

Anonyme a dit…

Joyeux anniversaire à Titouan avec un jour de retard;)J'èspère que vous avez passez une très belle journée et que vous allez tous bien!Je t'ai fait un commentaire dans le post "Mon petit oeil voit" A tout bientôt:)Barbara

Déborah D. a dit…

Oh merci Barbara!!
Tout va bien, nous sommes en plein "boom" d'anniversaire 😉!
J'espère que vous allez bien aussi et à très bientôt 🙂