mardi 28 février 2017

Ce mois-ci #Février 2017

Ce mois de Février a été un mois riche en émotions chez nous!!

Il y a eu...
- le meilleur jouet du monde entier ;),
- la naissance de Loup ♥♥,
- nos débuts à 4,
- nos 9 ans d'amoureux!,
- des bisous, des câlins, des mots tendres de Titouan,
- des émotions qui s'expriment haut et fort...!,
- des sorties à pieds, en draisienne, en trottinette, au square et au Parc!,
- de la musique, de la danse, du dessin, des heures et des heures de jeu,
- un pique-nique et un goûter entre amis pour fêter l'arrivée de Loup parmi nous,
- des premières balades à vélo,
- des après-midis chez ses grands-parents pour Titouan,
- un anniversaire qui se prépare... 

Je vous souhaite un très joli mois de Mars :)

dimanche 26 février 2017

Frères et soeurs sans rivalité # Chaque enfant est unique

Pour le premier "volet" concernant la relation "Frères et sœurs", je vous parlais de l'accueil des sentiments.
Aujourd'hui, voici quelques outils proposés par Adele Faber et Elaine Mazlish pour nous aider à éviter la comparaison et nous inviter à reconsidérer l'idée qu'il faudrait donner de façon égale à nos enfants.

Comparer deux enfants peut vite arriver, sans même que l'on s'en aperçoive:
"Manon est comme ça. Son frère, lui, pas du tout."

Comment éviter de comparer défavorablement ou favorablement deux enfants:
En décrivant!
Décrivez le problème ou ce que vous voyez, sans mentionner le frère ou la sœur.
Au lieu de: "Pourquoi ne peux-tu pas suspendre tes vêtements comme ton frère ?"
Vous pouvez plutôt dire: "Je vois un manteau tout neuf par terre"
Ou décrire ce que vous ressentez: "Ça me contrarie."
Ou décrire ce qui doit être fait :" La place de ce manteau, c'est dans la penderie."

Idem en ce qui concerne les comparaisons qui seraient flatteuses pour l'un d'entre eux.
Au lieu de: "Tu es tellement plus ordonné que ton frère", vous pouvez simplement vous "contenter" de décrire ce que vous voyez ("Je vois que tu as suspendu ton manteau.") ou de verbaliser ce que ce comportement vous apporte de positif ou d'agréable ("J'apprécie ça. J'aime voir notre hall d'entrée bien rangé.").

Ces comparaisons qu'elles soient en faveur ou en défaveur de l'un ou l'autre, amène les enfants à se juger entre eux, à se sentir supérieur/inférieur, mieux ou moins aimé, etc.
Elles n'amènent jamais rien de bon.

Enfin, les enfants n'ont pas besoin d'être traités également. Chacun a besoin d'être traité de façon distincte.
Chaque enfant est unique. Aussi, au lieu de donner des quantités égales: "Voilà. Maintenant, tu as exactement autant de raisins que ta sœur."
Vous pouvez plutôt dire: "Veux-tu juste quelques raisins, ou en veux-tu beaucoup?". Cette formulation répond alors au besoin de chacun.

Au lieu de démontrer un amour égal: "Je t'aime exactement comme ta sœur."
Montrez à chaque enfant que vous l'aimez de façon spéciale: "Il n'y a qu'un seul TOI dans le monde entier. Personne ne pourrait jamais prendre ta place."

Au lieu de donner votre temps de façon égale: "Quand j'aurai passé dix minutes avec ta sœur, je passerai dix minutes avec toi."
Consacrez un temps qui correspond au besoin: "Je sais que je passe beaucoup de temps à revoir la rédaction de ta sœur. C'est important pour elle. Dès que j'aurai terminé, je veux que tu me dises ce qui est important pour toi."

Il serait ensuite erroné de penser que le parent ne peut avoir de préféré. Ce serait alors oublier qu'entre un enfant et un parent il s'agit avant tout d'une rencontre. Chaque enfant est différent de par son tempérament, sa personnalité, ses centres d'intérêts, etc. Et chaque parent aussi.
La relation parent/enfant est donc différente en fonction de l'alchimie, la complicité, qui se créent au fil du temps.
Adele Faber et Elaine Mazlish conseillent alors de se poser réellement afin d'être au clair avec soi-même. En reconnaissant intérieurement "son préféré", le parent pourra alors éviter d'aller à l'extrême inverse en essayant maladroitement d'équilibrer les choses.

Si le sujet vous intéresse, je ne peux (encore une fois!) que vous conseiller la lecture de "Frères et sœurs, sans rivalité" où toutes les idées y sont, bien entendu, nettement plus approfondies!
J'espère que cela vous aura donné quelques pistes de réflexion :). N'hésitez pas à partager les vôtres ainsi que votre expérience en commentaire!

À tout bientôt :).

jeudi 23 février 2017

"Mon petit oeil voit"

Aujourd'hui, je vous raconte comment nous avons mis en place le célèbre jeu "Mon petit œil voit" (ou encore appelé "I spy",  "Je devine").
Issu de la pédagogie Montessori, ce jeu en apparence tout simple fait en réalité émerger les débuts de la conscience phonologique.
Titouan a été très tôt réceptif à ce genre "d'exercice". Aux alentours de ses deux ans, cela s'est fait très naturellement au quotidien.
Exemple: 
"- De quoi avons-nous besoin pour faire un gâteau?, De la fff...", 
"- Farine!"
Tout simplement.
Récemment, Titouan a commencé à s'intéresser aux lettres. Dans un esprit "Montessori", je met en avant le son des lettres et non leur nom. Toutefois, régulièrement, je lui précise par exemple "C'est la lettre T qui fait le son "t"". Cela semble bien lui convenir pour le moment. 
Je ne privilégie aucune écriture et je le fais accéder à tout.

Le jeu "Mon petit œil voit" consiste à présenter, dans un premier temps, deux ou trois objets dont les noms commencent par des sons bien distincts.
Ex: Lapin, Tortue, Voiture.
Avant de débuter, vous vous assurerez que votre enfant connaît bien les objets présentés devant lui. Vous les nommerez sans article.
Et vous commencerez ainsi: "Mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par le son "vv".
Si votre enfant est dans cette période sensible là, cela ne lui demandera aucun effort et il vous montrera la "voiture" très vite et avec enthousiasme!
Petit à petit, vous augmenterez la difficulté en demandant à votre enfant de s'intéresser à la sonorité de fin d'un mot, puis à l'intérieur d'un mot. 
Je n'ai pas encore tenté les deux autres étapes avec Titouan.
Pour le moment, la première semble correspondre parfaitement à là où il en est. 
Nous avons pas mal de petits objets qui s'adaptent très bien à ce jeu. Mais nous pouvons aussi avoir recours à des images.

Vous pouvez lire cet article, écrit par Anaïs du blog "Montessori mais pas que", qui vous expliquera très en détails quand vous pouvez commencer à proposer ce jeu à votre enfant.
Ainsi que celui-ci, consacré à la conscience phonologique.
Vous pouvez également vous offrir "Les petits Montessori. J'écoute les sons" :).
Et chez vous aussi, vous l'avez mis en place?

jeudi 16 février 2017

♥ Bienvenue Loup ♥

Loup est venu agrandir notre petite famille le mercredi 8 Février!! Ceci explique la désertion du blog!
Nous sommes rentrés à la maison le plus tôt possible et nous commençons doucement à trouver un nouvel équilibre. 

La première rencontre entre Titouan et Loup a été magique et tellement émouvante!! Titouan a d'abord voulu téter dès qu'il m'a vu puis il a souhaité prendre son frère dans ses bras bien vite. Il l'a câliné, couvert de mots doux, l'a aidé à trouver le sein en lui disant tendrement "Là, ça va mieux quand on tète sa maman!".
A mon retour à la maison, c'est aussi Titouan qui a demandé à m'offrir un bouquet de fleurs ♥♥. Je me suis sentie tellement touchée par tant d'attentions de sa part!!

Le co-allaitement se passe très bien pour le moment! Même si j'ai maintenant l'impression d'allaiter un géant!!
L'allaitement de Loup se passe à merveille depuis les premiers instants. Il se débrouille formidablement bien!

Et l'histoire de son prénom? Eh bien, ce petit bébé n'a pas eu de prénom pendant ses vingt-quatre premières heures ;-)! Tout au long de ma grossesse ce fut LA question! Nous hésitions entre plusieurs prénoms et peu avant mon accouchement nous en avions retenu deux...mais pas Loup!
Pourtant, en le voyant pour la première fois, le prénom Loup s'est imposé à nous! Comme une évidence!
C'est le papa qui s'est exclamé presque immédiatement "Loup!". Et c'est le cadeau de ma maman (un protège carnet de santé avec un petit loup brodé sur le dessus ;)) qui a fini de nous convaincre!
Ce prénom lui va à merveille! C'est un véritable plaisir de lui murmurer doucement...
♥ Mon Loup ♥!!
Le blog va reprendre doucement du service ;)! À bientôt!


lundi 6 février 2017

Et pourquâââ ??

Voilà que soudain, notre enfant de 2 ou 3 ans, nous demande régulièrement "Et pourquoâââ?", ou ses variantes: "Et c'est quoi ça?", "Et il fait quoi là?", etc.
La question favorite de Titouan étant, en ce moment: "Comment ça marche?"
Ça vous parle ;)?

L'enfant s'ouvre sur le monde, se questionne, cherche à comprendre et se tourne alors vers nous!
Les questions seront de plus en plus complexes et deviendront, au fur et à mesure, une réelle quête de sens.
Alors comment répondre à toutes ces questions??

Lui retourner la question:
Notre enfant peut nous poser une question et en connaître pourtant parfaitement la réponse. Il viendra alors simplement s'assurer que c'est bien cela.
Ex: Il nous montre une pomme et nous demande ce que c'est. 
Nous, comme lui, savons qu'il sait. Dans ce cas on pourra lui reposer la question, ce qui lui permettra de prendre confiance en lui d'une part et de savoir que nous n'avons pas l'exclusivité de la bonne réponse d'autre part ;).

"Et toi, qu'en penses-tu?":
On pourra aussi aller plus loin lors de questions plus "complexes" (ex: "Qu'est-ce qu'elle fait la petite fille?", "Pourquoi il pleure le garçon?") et lui demander "Et toi, qu'en penses-tu?" plutôt que de nous précipiter à répondre. Là encore, il prendra petit à petit confiance en son propre jugement et se sentira de plus en plus autonome.
Cela pourra aussi amener à un échange entre nous. Ce qui est toujours très intéressant!
On pourra également reformuler et valoriser sa question: "Ainsi tu te demandes comment", "Ainsi tu te montres curieux pour...", etc.

D'autre part, les questions des enfants ne sont pas toujours des questions et nous serions bien avisés d'y répondre moins vite! ("J'ai tout essayé", Isabelle Filliozat)
Petit scénario fictif:
L'enfant: "Il est où papa?"
L'adulte: "Il est où ton papa?"
L'enfant: "Au travail!"
Le scénario pourrait aussi se dérouler ou se poursuivre ainsi :
L'enfant: "Mais il est où mon papa?"
L'adulte: "Tu penses à ton papa."
L'enfant: "Oui, il est au travail! Il rentre tout à l'heure!"
L'enfant se sentira compris mais aussi rassuré sur ses compétences à se répondre à lui-même!

Encouragez notre enfant à se tourner vers des ressources extérieures:
"Oh, c'est intéressant comme question! Et si tu demandais à..?". Ainsi son autonomie sera encouragée :).
On pourra aussi chercher avec lui. Titouan a encore besoin de nous pour trouver une réponse seul dans un ouvrage par exemple. Mais, il est plaisant de constater qu'il a ce réflexe ("On va regarder dans un livre").

Lui répondre (!):
Il se peut aussi que notre enfant nous pose une question dont il ignore totalement la réponse. Cela arrive aussi ;)!
Nous pourrons alors, dans un premier temps, lui demander ce qu'il en pense. Ainsi nous en saurons un peu plus sur là où il en est et sur ce qu'il cherche réellement à savoir. Nous ajusterons alors notre réponse en fonction, tout en nous assurant de lui dire la vérité.
Nous pourrons là encore chercher avec lui ou le diriger vers des ressources extérieures.
Pas besoin de nous embarquer dans des explications trop compliquées ou qui ne correspondraient pas au niveau de maturité de notre enfant. Parfois, une réponse inadaptée de notre part peut engendrer certaines angoisses chez notre enfant. Restons donc vigilants..

N'oublions pas non plus que derrière une question se cache parfois une autre question..!!

Et si mon enfant se "trompe"?:
Parfois, les enfants ont une réponse bien arrêtée sur un sujet, une question...Certains parents sont alors très mal à l'aise avec le fait de laisser leur enfant se méprendre. Pour moi, si cela n'occasionne pas chez lui d'angoisses ou ce genre de choses, ce n'est pas vraiment important. A mon sens, cela signifie simplement qu'il a besoin de plus de maturité ou de temps et d'expérience. Rien ne presse.
On risquerait de rentrer dans un conflit "intellectuel" stérile et inutile avec son enfant pour pas grand chose...
Petit exemple pour illustrer tout cela. Titouan et moi regardons un livre ensemble.
Titouan: "C'est le métro qui passe!"
Moi: "Ah, tu vois un métro?"
Lui: "Oui!"
Moi: "C'est vrai que ça ressemble!"
Je continues: "Je vois plutôt une verrière, une grande fenêtre sur le toit de l'immeuble"
Lui: "Non, c'est le métro"
Moi: "Tu y vois vraiment un métro!"
Je ne dis rien de plus et le laisse avec sa réponse qui semble mieux lui convenir ce jour là. Nous aurons bien le temps d'y revenir! Et sa connaissance sur le monde de grandir avec lui!

En revanche, il me semble que s'il y a méprise sur un sujet et que cela perturbe notre enfant (de quelque manière que ce soit), il est bon de rétablir la vérité bien sûr ;). Les enfants ont souvent beaucoup d'imagination et peuvent facilement s'imaginer le pire...!

Et vous, comment procédez-vous?

Bonne soirée :)!