lundi 29 février 2016

Accueillir les sentiments

Les enfants ont besoin que l'on accueille et que l'on respecte leurs sentiments.

Accueillir un sentiment ne veut pas nécessairement dire comprendre l'autre! 
Demander à un enfant « Pourquoi tu es en colère ? / Pourquoi tu as réagi comme ça ? / Pourquoi tu pleures ? » l’oblige à analyser des sentiments qui ne lui font pas plaisir et qu'il ne comprend peut-être pas encore.
Si l’enfant a le sentiment qu’il pleure pour quelque chose qui n’est pas grave pour le parent, il en aura honte et refusera de parler. Le « pourquoi ? » n’est pas adroit. Il va imaginer que vous pensez : « Tu pleures pour ça ?! »
Mieux vaut faire un constat : « Je vois que tu es triste. » C’est plus facile pour l’enfant de répondre à un adulte qui l'accueille plutôt qu'à un adulte qui le presse de questions. 

Voici ce que proposent Adele Faber et Elaine Mazlish :
1. Ecoutez en silence et avec attention.
C'est beaucoup plus facile de dire ses problèmes à quelqu'un qui est réellement à l'écoute. Pas besoin de répondre. Souvent, tout ce dont l'enfant a besoin, c'est d'un silence empathique. 
2. Accueillez les sentiments à l'aide d'un mot: "Oh!...Hum!...Je vois!".
De simples "Oh!...Hum!...Je vois!" peuvent être très utiles à l'enfant. Énoncé avec une attitude bienveillante, un mot de ce genre l'invite à explorer ses propres pensées et ses sentiments, et peut-être à trouver ses propres solutions.
3. Nommez le sentiment.
"Ça a l'air frustrant."
D'habitude, les parents ne donnent pas ce genre de réponse, parce qu'ils craignent d'aggraver le sentiment s'ils lui donnent un nom. C'est exactement le contraire qui se produit. En entendant les mots qui précisent ce qu'il vit, l'enfant se sent profondément réconforté. Quelqu'un a reconnu son expérience intérieure.
4. Utilisez l'imaginaire pour leur offrir ce qu'ils souhaitent.
"J'aimerais faire mûrir la banane pour toi tout de suite"
Quand les enfants désirent quelque chose qu'ils ne peuvent avoir, les adultes répondent d'habitude en leur expliquant logiquement pourquoi ils ne peuvent l'obtenir. Souvent, plus on explique, plus ils protestent.
Le seul fait que quelqu'un comprenne combien on désire quelque chose rend parfois la réalité plus facile à supporter.

Adele Faber et Elaine Mazlish, précisent que nous pouvons accueillir tous les sentiments et que nous devons limiter certaines actions: "Je vois combien tu es fâché contre ton frère. Dis-le lui avec des mots, pas avec tes poings."
En validant l'émotion, il ne s'agit donc pas du tout de valider la "mauvaise" action.

En ce moment, par exemple, Titouan aurait tendance à téter beaucoup..beaucoup trop à mon goût.
Je lui refuse donc certaines d'entre elles. Et bien entendu cela ne se passe pas sans protestation de sa part. Je mets alors des mots sur ses émotions: "Tu es fâché. Tu aimerais téter. Tu avais très envie de téter. Le problème c'est que je suis fatiguée. On peut se faire un câlin à la place."
Je valide ses émotions tout en restant à l'écoute de mon besoin: "Oui tu trouves peut-être cela injuste. Tu as le droit d'être en colère!". Il n'est pas question de "céder" et de faire passer son envie avant mon besoin. (Car, on est bien d'accord qu'à 2 ans, l'allaitement relève surtout du plaisir et non d'un besoin vital).
Mais, même si nous disons à nos enfants la "phrase parfaite", cela ne dit pas qu'ils vont réagir..sans réagir ;). Titouan ne s'arrête pas immédiatement de protester! Tout simplement parce que sa colère/peine/frustration a besoin de sortir!! Et quant à moi je l'écoute du mieux que je peux ;).

Prenons l'exemple de deux enfants d'une même fratrie qui se chamaillent. Ils jouent à un jeu de société et l'un d'eux perd. Son frère, le "gagnant", jubile d'avoir gagné. Le "perdant" est vexé et en colère. Il s'emporte, jette le plateau de jeu par terre, etc. Vous trouvez peut-être sa réaction disproportionnée. Vous avez très envie de lui dire que c'est du grand n'importe quoi.
Derrière une réaction disproportionnée, se cache souvent un besoin non satisfait. Ce n'est pas nécessairement la situation en elle-même qui suscite tous ses sentiments mais un ensemble de choses, ou un événement passé qui fait écho.
Dans ce cas précis, il s'agit non seulement d'écouter les sentiments de votre enfant mais également de lui montrer comment redresser la situation.
On peut imaginer la conversation suivante:
Vous: "Quand ton frère a gagné, cela t'as fait de la peine n'est-ce pas?"
Lui: "Oui.."
Vous: "Je vois!"
Lui: "C'est toujours lui qui gagne!!"
Vous: "Ce serait tellement chouette si on pouvait gagner tout le temps!"
Etc.
Vous pouvez terminer la conversation en lui disant: "Quand tu seras prêt, le plateau de jeu aurait besoin d'être rangé. Et je serai là pour t'aider à le faire :)".
Par ailleurs, une discussion avec le "gagnant" s'impose afin de chercher ensemble une solution pour éviter que la situation ne se reproduise. (Et, petit aparté, les jeux coopératifs sont géniaux pour éviter ce genre de situation ;).)

Au besoin, pour aller plus loin dans la réflexion, je vous invite à lire l'ouvrage "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent.", d'Adele Faber et Elaine Mazlish.
Le titre "Au coeur des émotions de l'enfant", d'Isabelle Filliozat, est une véritable bible sur le sujet!
Vous pouvez aussi relire les précédents articles du blog:

dimanche 28 février 2016

Jouer avec les couleurs: Une semaine toute "Rouge"


Après une semaine consacrée au jaune, j'ai proposé à Titouan de jouer avec la couleur rouge. 
Il a d'abord découvert un plateau avec quelques objets rouges et il a joué un moment avec. Il s'est amusé à faire rouler sa voiture sur le grand arc, etc. Il est ensuite allé chercher tous ses petits bonhommes en bois (de toutes les couleurs donc ;)) et a fait quelques constructions.
Le lendemain, il a peint en rouge avec de la peinture à doigts. Puis, il a joué avec de la pâte à modeler rouge. Activité très vite écourtée chez nous puisque Titouan a rapidement souhaité en manger ^^.
Il a également collé du papier rouge sur du papier blanc. Des activités toutes simples donc et très similaires avec celles de la semaine toute "jaune". 
Enfin, je lui ai proposé un jeu de tri (trouvé ici). Pour commencer, j'ai repris avec lui uniquement les deux couleurs "étudiées". Et il a beaucoup aimé!
Nous avons lu "Les aventures d'une petite bulle rouge", de Iela Mari. Un album très poétique :). 
Bonne soirée :)

vendredi 26 février 2016

À l'Arboretum de l'école du Breuil mais pas que ;)

Voici une idée de sortie très appréciée de notre petite famille!
Lorsque Titouan avait 17 mois, nous avons été faire un tour à l'Arboretum de l'école du Breuil, puis dans son jardin :). (Oui, oui cela date!!).
De nombreux et divers arbres, de jolies fleurs, d'agréables "paysages", de petits ruisseaux, et des ambiances variées. Pour plus d'informations c'est par ici.
L'endroit est assez sauvage et nous avons pu observer une Gallinule poule-d'eau, un geai et un coq faisan. Titouan aimant beaucoup les oiseaux, cela tombait bien ;).



Juste à côté de l'Arboretum, il y a l'hippodrome de Vincennes et nous avons pu apercevoir des chevaux en pleine course ;).
Enfin, nous sommes allés à la Ferme de Paris et ce fut une grande joie pour notre garçon! Il a pu voir des chèvres, des moutons, des vaches, des cochons, des poules, des oies et des lapins!

Tous ces sympathiques endroits sont gratuits, ce que c'est chouette :-D!

jeudi 25 février 2016

Comment éviter de donner des ordres?

Inspirée par mes différentes lectures ("Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" d'Adele Faber et Elaine Mazlish, "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filliozat ou encore "La discipline positive" de Jane Nelsen), voici un petit "pense-bête" sur ces phrases positives du quotidien..ou "Comment éviter de donner des ordres"! J'espère que cela vous sera utile :).

Bien entendu, ces petites phrases ne sont que des exemples :). À vous de voir si elles vous conviennent ou si elles sont plutôt à adapter.

1. Au lieu de « Je vais te changer la couche » :

« Préfères-tu que je te change ta couche maintenant ou dans cinq minutes ? »

Laisser le choix est un élément indispensable pour encourager l'autonomie et susciter la coopération. Dans certains cas, et avec de jeunes enfants, il est préférable de restreindre certains choix. Notamment lorsque vous êtes pressés et qu'il n'y a, au final, pas vraiment d'autres alternatives qui vous conviennent. Nous y reviendrons plus en détails dans un prochain billet.
Nous pourrions aussi lui demander "Préfères-tu que je te change la couche debout ou allongé?", etc.

2. Au lieu de « Fais doucement avec le chat!! » :

« Oh ! Je crois que le chat préfère tes mains toutes douces ! »

S'il continue :

« Souviens toi d’utiliser tes mains toutes douces » Tout en accompagnant le geste à la parole.

En réalité la phrase "Fais doucement avec le chat" n'est pas négative en soit. Au contraire, elle indique même à votre enfant ce qui est attendu de lui. Toutefois, certains enfants préféreront d'autres tournures de phrases.

3. « Au lieu de « Assis-toi sur ta chaise » :

« J'aimerais que tu restes assis sur la chaise pour manger. »

On pourrait aussi lui dire "Chez nous, on mange assis".

4. Au lieu de « On va s'habiller maintenant » :

« S’il te plaît peux-tu m'amener tes chaussures afin que nous puissions aller nous promener ? »

« Que penses-tu de mettre ton manteau maintenant pendant que je mets mes chaussures ? »

Mais on aurait aussi pu lui dire: "Préfères-tu mettre tes chaussures ou tes baskets?", etc.

5. Au lieu de « Stop, pas à la bouche !' » :

« C'est pour jouer avec les mains/C'est pour regarder ».

6. Au lieu de « Allez, on fait dodo » :

« Quand tu te frottes les yeux, c'est que ton corps te dit que tu es fatigué. Préfères-tu deux ou trois histoires avant d'aller au lit ? »

Une fois dans son lit alors que notre enfant se tourne et se retourne.

Plutôt que : « Allez, maintenant on dort » :

« Parfois c'est plus facile de s'endormir si on reste allongé et que l'on ferme ses yeux. »

7. Au lieu de « Amuses-toi bien »/ « Passe une bonne journée » :

« À ce soir ! »/ « À tout-à-l'heure ! ».

En disant « Amuses-toi bien »/ « Passe une bonne journée », on peut mettre une pression inconsciente sur notre enfant. Il pourrait entendre qu'il n'a pas le droit de ne pas s'amuser, d'être triste ou en colère..


Pour aller plus loin, je vous invite à lire ce précédent billet: "Susciter la coopération" où d'autres idées sont proposées, telles que celles-ci:
- Installer des associations: bottes pour quand c'est mouillé, etc.
- Installer des routines, des suites de gestes.
- Poser des questions, faire réfléchir.
- Mettre l'enfant en position de décider ne serait-ce qu'une petite chose.
- Donner des informations.
- Donner des choix.
Et vous, avez-vous d'autres exemples?

Bonne soirée :).

lundi 22 février 2016

Un coin pour l'artiste

Comme vous le savez, Titouan aime peindre mais aussi dessiner ou encore coller. Depuis plusieurs mois, un buffet dans notre salon est réservé à l'art. Quoi qu'à disposition, le matériel n'est pas toujours à vue. Parfois bien caché dans un tiroir du meuble, il y a:
- des feuilles blanches,
- de la peinture à doigts,
- des crayons de cire (Stockmar),
- des feuilles de cire à modeler (Stockmar),
- des gommettes,
- une petite ardoise,
- une boîte avec des craies,
- des crayons de couleur,
Sur le dessus du meuble, il y a une boîte avec de la pâte à modeler (Giotto bébé) et quelques accessoires, des crayons (Giotto bébé) rangés par couleur, des feutres, des feuilles.
La gouache et la colle ne sont pas encore laissées en libre service.

La peinture:
Titouan peut peindre ou dessiner assis sur sa petite table mais il préfère souvent peindre debout!
Titouan peint sur son chevalet depuis ses 15/16 mois. Avant, je lui proposais régulièrement de peindre au sol afin qu'il soit plus libre de ses mouvements et qu'il puisse expérimenter la peinture avec tout son corps.
En rédigeant ce billet, je m'aperçois d'ailleurs que cela fait un moment que je ne lui ai pas proposé de peindre ainsi!!
Le chevalet est rangé derrière la porte de sa chambre. Titouan me demande de lui installer lorsqu'il en a envie.
Les séances de peinture peuvent donc avoir lieu sur son initiative ou sur la mienne. Il fut une période où il peignait tous les jours. Depuis quelques temps, il peint "seulement" trois à quatre fois par semaine. Parfois, il peint cinq petites minutes. Parfois, il reste concentré trente minutes.
Concrètement, j'installe le chevalet dans notre entrée, je scotche une feuille. Titouan choisit de la placer à l'horizontale ou à la verticale. J'installe un à quatre pots en verre. Titouan choisit ses couleurs et met la peinture dans les pots. (Nous utilisons la peinture Giotto bébé). Il a ensuite à sa disposition divers pinceaux et très régulièrement différents outils (rouleau, éponge, coton tige).
Lorsqu'il en a terminé de peindre, il lave son chevalet pendant que je nettoie les pots et les pinceaux. Il vient souvent m'aider à les nettoyer aussi! Nous vérifions qu'il n'y a pas de peinture sur les meubles ou au sol. Si c'est le cas, Titouan se fait un plaisir de nettoyer ;).




Nous aimerions beaucoup avoir un mur recouvert d'ardoise adhésive dans notre entrée pour qu'il puisse dessiner sur les murs et colorer en toute liberté cet endroit de notre petit chez nous! En attendant, il dessine régulièrement à la craie sur son chevalet.
L'espace restreint de la feuille arrête souvent le geste de l'enfant. Ce n'est pas le cas du chevalet qui permet à mon petit garçon de réaliser ses premiers "cercles" :

video


Belle soirée :)

Jeu, créativité et imagination

Au fur et à mesure que Titouan grandit, la pédagogie Reggio me séduit vraiment de plus en plus.  En fait, elle a plus ou moins toujours fais partie de ma vision des choses. J'aime cette large place laissée à la créativité et à l'imagination :).
En ce qui concerne les "provocations", ce n'est pas du tout nouveau chez nous. J'ai toujours fonctionné ainsi. Mon côté EJE sans doute ;).
Mais pour les "loose parts" je dois avouer que je me cherche encore un peu. Je fais moi aussi, mes propres expériences ;).
Alors j'oscille entre tout cela et je laisse l'imagination de mon garçon opérer. Titouan se contente rarement de ce que je lui propose initialement mais s'en va chercher de droite et de gauche, d'autres objets qui présentent un intérêt supplémentaire ;). Et que j'aime le voir à l'oeuvre!!




dimanche 21 février 2016

Le laisser faire ses propres expériences

Lorsque Titouan essaie, par exemple, de faire entrer une balle qui est visiblement trop petite pour l'ouverture, lorsqu'il veut faire quelque chose qui est, objectivement, impossible à réaliser, je ne lui dit pas :"Mais non tu n'y arriveras pas! Mais non ce n'est pas possible! Tu vois bien que ça ne passe pas! Mais enfin ça ne sert pas à ça!". Je le laisse se rendre compte par lui-même que c'est impossible ou que ce n'est pas adapté. Et pendant qu'il essaie, je l'observe en silence ou je commente: "Tu aimerais faire entrer ce cube dans l'ouverture ronde." Parfois, je constate avec lui :"Ah oui ça ne marche pas tu as raison!".
Pourquoi? En devançant un enfant sur ses découvertes, on freine alors chez lui ce sentiment pourtant inné qu'est la curiosité. On "tue" petit à petit cette âme de petits scientifiques en herbe, cette flamme de comprendre le monde, de "comment ça marche?", cette volonté naturelle d'apprendre.
Par ailleurs, c'est en faisant nos propres expériences que l'on apprend le mieux de nos "erreurs". Comprendre par soi-même a bien plus de valeur et d'intérêt que si tout nous est servi sur un plateau.
L'enfant prendra confiance dans sa capacité à comprendre les choses tout seul.

Pourtant de nombreux adultes ne peuvent s'empêcher de commenter car, il semblerait, qu'ils pensent rendre service aux enfants et qu'ils auraient envie de leur épargner d'avoir à essayer quelque chose (qui ne marchera pas) pour rien. Cela part donc d'une bonne intention.

Or, la meilleure façon de rendre service à un enfant est de lui offrir la chance de se tromper. Il en apprendra alors bien plus sur lui, ses forces et ses limites. C'est par l'erreur que l'on apprend :).
John Holt ("Les apprentissages autonomes") nous explique que l’enfant aura tendance à prendre les corrections comme des reproches, voire une insulte à son intelligence. Même quand les corrections sont formulées gentiment, l’enfant les prendra comme des marques de manque de confiance et de mépris :
"Tu n’es pas assez intelligent(e) pour comprendre par toi-même."
"Si je ne te corrige pas, tu ne seras pas capable d’apprendre tout seul."
Un enfant qui reçoit une explication ou une correction qu’il n’a pas sollicitée alors qu’il est en train de faire un effort pour comprendre, ressentira une grande frustration, source de colère.
Un enfant qui suit systématiquement les suggestions des adultes risque de penser que les bonnes idées ne viennent que des adultes. Ses capacités à prendre des initiatives, à faire preuve d’esprit critique, à être autonome passent pourtant par l’élaboration de ses propres idées.

Parfois, mon garçon prend des risques mesurés. Là encore, je le laisse faire. Mais pas n'importe comment. Je l'informe du danger : "La terre est mouillée. Ça glisse.", ou de ce qui pourrait arriver  "Quand on court très vite dans une pente on peut tomber.", ou "C'est haut! Tu peux y aller en étant prudent". Et je l'accompagne dans ce défi, dans cette expérience.
Il arrive aussi que je ne me sente pas capable de l'accompagner. Parce que je trouve que c'est bien trop haut par exemple. Dans ce cas, je le laisse expérimenter...avec son papa, qui, lui, a nettement moins de peurs ou d'appréhensions que moi :)!
Et vous, qu'en pensez-vous?

vendredi 19 février 2016

Sur ses étagères #24 mois (bientôt!)





Sur ses étagères, peu de choses ont changé! Mais la précision du geste s'est grandement perfectionnée ;):
- des premiers versés,
 "7 amis et leur nid" de la jolie marque Grimm's,
- un puzzle octogone Grimm's,
- des différents jeux d'enfilage,
- des encastrements,
- des fruits en bois à découper,
- des cartes de nomenclature sur le thème des oiseaux.

Je vous parle bientôt de son petit coin d'artiste et de son coin musique :)!

Ps: Un très très joyeux anniversaire à Louna, Solal et Alexandre :).

mercredi 17 février 2016

Histoires du soir...# 2 ans.

Lire des albums fait partie de notre quotidien: matin, midi, soir et des dizaines de fois encore!

Voici un aperçu de ce que nous avons pu lire les soirs de la semaine dernière!

Lundi, nous avons lu:
"Un amour de ballon" de Komako Sakaï, et "Et le soir quand la nuit tombe..." d'Anne Crausaz.



Mardi:
"Quand tu dors" de Delphine Chedru et "Mon jardin en hiver" de Ruth Brown.



Mercredi:
"Bonne nuit mon tout petit" de Jeong Soon-hee, et "Bébés chouettes" de Martin Waddell et Patrick Benson.




Jeudi:
"Neige, le blanc et les couleurs" d'Emilie Vast puis "Les sons de Balthazar" de Marie-Hélène Place, Emma Kelly et Caroline Fontaine-Riquier.



Vendredi:
"Mon amour" d'Astrid Desbordes et Pauline Martin, et "Pousse-Poussette" de Michel Gay.



Samedi:
"Plic Plac Plocd'Etsuko Bushika et Kaori Moro, et "Où va l'eau?" de Jeanne Ashbé.




Dimanche:
"Quatre petits coins de rien du tout" de Jerôme Ruillier, et "Ma voiture" de Byron Barton.



Si vous voulez en savoir plus sur l'un des albums ci-dessus, dîtes-le moi :).
N'hésitez pas à me faire découvrir les vôtres!!
Très bon mercredi avec "Chut les enfants lisent.." :).

dimanche 14 février 2016

La politesse ça s'apprend?

Aujourd'hui, je vous parle d'un sujet qui questionne un grand nombre d'éducateurs au sens large du terme: "Comment apprendre la politesse à son enfant?".
Et de mon côté, je me demande: "Pourquoi voulons-nous que nos enfants soient polis?" ;).
Il semblerait que le regard des autres joue beaucoup.."Si mon enfant est poli alors j'ai le sentiment d'être un bon parent"...
Or, la politesse ne s'apprend pas vraiment. Elle se vit ;).
Savoir vivre harmonieusement avec les autres est essentiel pour se sentir bien en société et pour être accepté.  
Je ne me suis jamais vraiment demandée comment apprendre la politesse à un enfant et je suis très tranquille de ce côté là avec Titouan.
Depuis sa venue au monde, je m'adresse plus volontiers aux commerçants par exemple. Avant, l'on m'entendait à peine lorsque je disais "Bonjour!" en entrant dans une boulangerie ;). 
Depuis qu'il est là, c'est différent. On m'entend et on me répond ^^.
Mon garçon a tout juste 21 mois. Il dit joyeusement "Bonjour!" et "Au revoir!". Il signe "S'il te plaît". Il signe et dit "Merci". Il dit "Pardon" lorsqu'il aimerait passer et que quelqu'un le gêne. Il montre de l'attention et de la compassion lorsqu'une personne s'est fait mal, l'enlace, la  caresse.
Cela étonne pas mal autour de moi. Surtout le "Pardon". Il y a peu on m'a demandé comment j'avais fait..
Eh bien le truc c'est que je n'ai rien fait, si ce n'est montrer l'exemple! Et cela, combiné à son grand désir de communiquer avec l'autre, fait que, pour le moment, ces petits mots font partis de son quotidien, comme le sont les mots "eau" ou "pain".
Maria Montessori parle d'une période sensible à la politesse et à la courtoisie. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Titouan n'est pas vraiment encore dedans. Il est dans la période sensible du langage :).

Certains parents peuvent alors se demander: "Je suis poli et pourtant mon enfant ne l'est pas!". Montrer l'exemple est essentiel. Pour autant, cela ne fait pas tout. Si votre enfant n'y voit pas encore d'intérêt, il n'éprouvera pas le besoin de s'emparer de ces petits mots qu'il vous entend prononcer à longueur de journée. D'autre part, il est probable aussi que votre enfant ne passe pas toute la journée avec vous. Peut-être est-il gardé en crèche ou chez une assistante maternelle? Peut-être que cela ne se pas de la même façon?

J'ai également rencontré de nombreux parents qui attendaient/forçaient leur tout petit à dire "Bonjour!", "Merci!", etc. Or, c'est bien le genre de comportements qui ne donnera absolument pas envie d'être "poli". Un enfant a besoin de se sentir acteur et responsable. S'il dit "Bonjour!" c'est parce que cela lui fait plaisir et qu'il a envie de communiquer positivement avec son interlocuteur. Cela ne devrait pas être pour satisfaire son parent. 
Être poli c'est bien..mais si cela ne part pas du coeur, quel en est l'intérêt?
Lorsque Titouan ne semble pas avoir envie de dire ces petits mots "magiques", je n'en fais absolument pas cas! Je m'attache, quant à moi, à être polie..un peu plus fort ;)! Par exemple en disant "Merci!" à sa place.
Il est habituellement attendu que l'enfant dise "Bonjour" (à la famille, à la caissière, à un ami rencontré dans la rue, etc.) et parfois il n'en n'a pas envie. La petite phrase qui "marche" bien: "Quand il sera prêt, je suis sûre qu'il vous dira "Bonjour"." :).

Certains adultes insistent aussi pour que le petit enfant s'excuse et dise "Pardon" après avoir fait mal à quelqu'un. (C'est très classique en structure d'accueil de la petite enfance).
C'est en effet un comportement attendu et souhaitable..par la suite!
En deçà de 3 ans, cela ne fait pas sens pour un enfant. Si vous voulez développer chez lui quelques compétences d'empathie, essayez plutôt d'attirer son attention sur l'autre enfant qui souffre. "Regarde, Adèle pleure! Tu sais ce qu'il s'est passé? Lorsque tu lui as donné un coup de pied cela lui a fait très mal au genou." Bien entendu, votre ton sera bienveillant. Inutile et inefficace de tenter de lui faire ressentir de la culpabilité!!
Certains enfants vont tout de même dire "pardon". Maintenant, cela sera bien souvent pour être laisser tranquilles et partir faire autre chose ^^.
Enfin, plus vous vous excuserez facilement, plus cela en sera de même pour votre enfant. Vous êtes son modèle.

Il semblerait aussi que plus nous insistons sur la politesse..et moins notre enfant est réceptif :D.
Bref, vous pouvez vous détendre, cela viendra naturellement, lorsque votre enfant sera prêt! (Et ne vous inquiétez pas il y a des périodes avec et d'autres sans ;)).

Et chez vous, comment cela se passe?
Bonne soirée à vous :).



jeudi 11 février 2016

Jouer avec les couleurs: Une semaine toute "Jaune"

Titouan commence à s'intéresser aux couleurs. C'est aussi un petit garçon plutôt curieux qui aime découvrir de nouvelles choses.
La couleur jaune est celle qu'il semble reconnaître avec le plus de facilité, quoi qu'il la confonde parfois avec le orange ;).
Maria Montessori conseille d'isoler la difficulté et de proposer une couleur à la fois, pendant environ une semaine. Nous avons donc commencé avec la couleur jaune.
Rappelons là encore que ceci n'est pas dans l'idée "d'apprendre" mais bien de répondre à un intérêt, ou d'éveiller.

Lundi, je lui ai présenté un plateau avec quelques objets de couleur jaune, presque à la manière d'une "provocation" façon Reggio ;).
Pour pousser un peu plus le côté "Reggio", je lui ai proposé de jouer sur un miroir et j'ai ajouté des "cubes" sensoriels et une bouteille d'eau colorée.




Mardi, je lui ai proposé de peindre en jaune..tout simplement ;).
Mercredi, je lui ai proposé de coller des papiers de soie jaune sur une feuille jaune. (Notre recette de colle "home made", ici).
Vendredi, je lui ai proposé de jouer avec de la pâte à modeler..jaune :).
Tout au long de la semaine, nous avons lu le magnifique "Un amour de ballonde Komako Sakaï.




Nous ferons plus ou moins de même avec la couleur rouge puis la couleur bleue :).
Et, bien entendu (mais je précise quand même ;)), Titouan a pu, par ailleurs, peindre/dessiner/modeler, etc avec toutes les couleurs de son choix, à d'autres moments!!

Bonne journée :)

mercredi 10 février 2016

Livre: Des imagiers à raconter

Je vous présente aujourd'hui la collection "Des imagiers à raconter" illustrée par la talentueuse Camille Jourdy. La collection regroupe pour le moment quatre titres:
- Les animaux de la ferme
- Les animaux de la forêt
- Les animaux de la savane
- Les animaux de la banquise.
Étant donné que Titouan avait déjà pas mal d'ouvrages sur les deux premiers thèmes, j'ai opté pour les deux derniers titres. 
Une petite dizaine d'animaux, traités de façon naturaliste, sont ici délicatement mis en scène et nommés. Leur nom est chaque fois mis en avant dans un petit texte dialogué.
Idéal pour un enfant de moins de trois ans :).
Pour les animaux de la savane, vous retrouverez les animaux suivants: gazelle, lion, zèbre, éléphant, flamant rose, hippopotame, girafe, babouin, suricate, guépard...pour une course!!




Pour le thème de la banquise, vous retrouverez: renne, ours blanc, renard, loutre, morse, macareux, manchot, phoque, chien de traîneau, baleine..à la recherche d'un ballon perdu!





Je vous souhaite un bon mercredi avec le rendez-vous "Chut, les enfants lisent".

lundi 8 février 2016

Encourager n'est pas féliciter

Si vous suivez ce blog depuis un petit moment, vous avez sans doute lu l'article "Féliciter son enfant?". Si ce n'est pas le cas, je vous invite à le (re)lire afin que la lecture de ce billet soit plus claire ;).
Les félicitations sont un piège dans lequel nous pouvons malheureusement tomber très facilement.
J'ai rencontré des adultes et particulièrement des "spécialistes" de la pédagogie Montessori qui, convaincus -à juste titre- des effets négatifs des félicitations, se sont mis à ne plus rien dire du tout aux enfants.
Rien. Jamais.
Or, encourager n'est pas féliciter!

Maria Montessori, dont j'admire profondément le travail, vous le savez bien, n'avait pas encore connaissance de toutes les découvertes actuelles en matière de neurosciences. Si celles-ci viennent confirmer son point de vue concernant les félicitations et les compliments classiques. En revanche, en ce qui concerne les encouragements, c'est une autre histoire.
Et je suis sûre que la pédagogue aurait été ravie de voir que certains de ses successeurs s'adaptent et tiennent compte des nouvelles connaissances et non qu'ils suivent aveuglément, à la lettre, le moindre de ses propos :).

Contrairement aux félicitations, les encouragements valorisent les efforts, le travail, les progrès, les processus intellectuels ou physiques par-lesquels l’enfant a le pouvoir de changer une situation, un état de fait et de s’améliorer.

Encourager. Pourquoi? Comment?
Encourager c'est par exemple dire: "Ton papa et moi avons apprécié que tu joues seul et que tu ne nous interrompes pas pendant que nous discutions. Merci :)." plutôt que "Tu as été gentil! C'est bien."

Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat, insistent sur la nécessité d’encouragements réguliers pour que les enfants se sentent forts et joyeux. L’appréciation positive guide vers l’autonomie.
Jane Nelsen reprend les propos de Rudolf Dreikurs et dit : 
"L'encouragement est à l'enfant ce que l'eau est à la plante. Il ne peut survivre sans."

Voici ce que conseillent aussi Adèle Faber et Elaine Mazlish:
Selon elles, il y a "compliment" et "compliment". Il y a simplement des façons plus adaptées et efficaces de les faire!
Pour qu'un compliment soit "efficace", elles conseillent de:
- Décrire ce que nous voyons
Je vois un plancher propre, un lit sans un seul pli et des livres bien rangés sur l'étagère.
- Décrire ce que nous ressentons
C'est un véritable plaisir d'entrer dans cette chambre!
- Résumer en un mot le comportement digne de louange
Tu as trié les crayons, les feutres et les stylos et tu les as placés dans des boîtes séparées. C'est ce qu'on appelle de l'organisation!

On comprendra donc aisément pourquoi encourager et complimenter de façon descriptive est positif :).

J'encourage Titouan tous les jours. Je relève le positif et je le mets en avant. Plutôt que de m'attarder , par exemple, sur le fait qu'il tire régulièrement les poils de notre chat, je repère toutes les fois où il agit "correctement".
Lorsqu'il câline doucement notre chat, je lui dis: "Toi tu sais faire des caresses toutes douces". Son sourire et son regard fier en disent long sur ce qu'il peut ressentir. Il répète, heureux, "caresses toutes douces!" et il continue de caresser le chat :).
Lorsque Titouan voit un papier au sol et va le porter à la poubelle, je lui dis: "Tu as vu un papier par terre et tu es allé le jeter à la poubelle! C'est ce que j'appelle prendre des initiatives!". Et si vous pouviez voir son regard confiant et fier à ce moment là ;). Il sait qu'il a "bien" agit à ce moment et il sait pourquoi. Il sait qu'il est capable, en quoi et comment.
Et c'est essentiel que le petit enfant se sente reconnu car c'est ainsi, entre autres, que se développe son estime de lui :).

Une amie me demande: "J'ai félicité mon enfant et voilà que maintenant il est en demande d'approbation. Je me rends compte de mon "erreur". Comment réparer?"
Lorsque votre enfant vous demande: "T'es fier de moi maman?", "Il est beau mon dessin papa?", il ne s'agit pas de lui répondre "Non" bien sûr! Dans ce cas, on pourra lui retourner la question "Et toi tu es fier de toi?". S'il insiste pour avoir une réponse de votre part, vous pouvez lui demander: "Dis-moi qu'est-ce qui pourrait faire que je sois fière de toi?". Le petit enfant vous répondra alors ce qu'il a fait de "bien": "J'ai remis tous les livres dans la bibliothèque". Vous pouvez enchaîner en lui disant, par exemple: "C'est un véritable plaisir d'aller choisir un livre! Merci de les avoir rangé". Petit à petit, les choses rentreront dans l'ordre ;).

Bien entendu, ne plus jamais dire "C'est bien!" peut s'avérer difficile car c'est, pour beaucoup d'entre nous, très automatique. Vous pouvez alors compléter votre exclamation toute spontanée par une description. Ainsi, l'enfant sait pourquoi c'est "bien" et a ainsi accès à de nouvelles pistes pour s'améliorer.

En France, nous avons souvent cette habitude de voir le négatif. Et nous ne pensons pas à relever le positif, à remercier, à être reconnaissant, etc. Et si cela changeait ;)?


Bonne soirée :)!

Jouer avec les couleurs

Il y a un petit nouveau à la maison ;). Il s'agit du jeu "7 amis et leur nid" de la jolie marque Grimm's. J'aime ce jeu et je vais vous dire pourquoi ;).

Je vous en parlais ici, la pédagogie Montessori consacre une grande partie de son matériel à la vie sensorielle.
Or, ce qui peut faire, selon moi, cruellement défaut à ce matériel, c'est l'absence d'affectivité, de créativité et d'imagination. Et parfois, cela peut paraître froid..
Les tablettes de couleur ont plu à Titouan les premiers jours et peut-être y reviendra-t-il dans quelques temps. Mais ces petits bonhommes ont quelque chose de magique. En adéquation avec la philosophie Steiner-Waldorf, les petits bonhommes n'ont pas de visage dessiné afin de laisser place à l'imagination du jeune enfant..et ça marche!
Mon garçon a tout de suite vu qu'il s'agissait de "bonhommes". Il les a pris dans ses bras, les a câliné, promené et m'a même proposé de les faire téter ;).
Et c'est sans vraiment sans rendre compte, librement, que mon garçon joue avec les couleurs. Il replace les petits amis dans leur "nid", il les déplace, etc. Les nids se retournent de façon à se transformer en socle. On peut aussi les superposer.
On peut associer ce jeu à l'arc-en-ciel de la même marque et là les possibilités deviennent presque infinies :).
J'ai aussi ajouté des bâtons peints afin qu'il puisse les mettre dans les nids s'il en avait envie ;).
Bref, moi j'adore! Et vous?
Bon lundi!



dimanche 7 février 2016

Vie pratique: Laver la table

Voici une petite idée d'activité qui conjugue à la fois "vie pratique" et "motricité".
Cela fait un moment que Titouan est dans la période de "l'effort maximal" dont parle Maria Montessori. Mon garçon se lance des défis physiques quotidiennement! Il court, saute, grimpe, danse, porte/range les courses et autres objets lourds, etc.
Je lui propose donc régulièrement des activités de "vie pratique" qui engage tout son corps: ranger les courses, vider le lave-vaisselle, laver les vitres, nettoyer la table, etc.
Mercredi, nous avons lavé "à fond" sa petite table du salon. Titouan a eu plaisir à essorer l'éponge, à frotter. Il a fait des mouvements larges et des mouvements plus précis. Il était à la fois concentré et heureux :). Lorsque la table fut propre, il l'a essuyé avec un chiffon et a eu l'air plutôt très satisfait de son travail :). En voici quelques images:




J'espère que vous passez un bon week-end :)! 

jeudi 4 février 2016

Bêtises, caprices et provocation

Un titre, bien entendu, volontairement un tantinet provocateur ;).
Il est parfois difficile pour certains adultes de comprendre le comportement de jeunes enfants: Bêtises? Caprices? Provocation?

Des bêtises..vraiment??:
Comme de nombreux spécialistes de la petite enfance, je ne pense pas qu'il y ait de "bêtises". Il y a seulement des expériences ou encore des maladresses. L'enfant a soif de comprendre, il teste quelque chose, il teste à nouveau, il fait des hypothèses, il vérifie, etc. Cela fait partie de sa découverte du monde.
Pas plus tard que ce midi, Titouan (23 mois) faisait couler de l'eau de sa tasse sur sa cuillère. Puis, il transvasait l'eau de sa cuillère dans son bol. Il a fait cela longtemps. Cette activité spontanée lui a demandé beaucoup de patience, de précision et de concentration. Il a ensuite voulu essayer avec sa fourchette. Cela marchait moins bien puisque l'eau s'échappait. Il a alors repris sa cuillère ;).
Bien entendu, il y avait un peu d'eau sur la table..mais quelle importance? Un coup d'éponge et c'était fini :).
Il a également récemment découvert que lorsque l'on met du carton dans l'eau, celui-ci se ramollit.. Il a découvert que le sable n'était pas à son goût..et il a vérifié plusieurs fois pour être sûr ;), etc.

"Je commençais à comprendre qu'en disant à un enfant: "Le lait est renversé" tout en lui tendant une éponge, on est en train de dépasser de loin la simple utilisation d'une technique intelligente, démontrant comment s'y prendre lors d'un incident mineur. À un niveau beaucoup plus profond, on est en train d'affirmer: "Je te vois comme une personne capable de s'aider elle-même."
On déclare:
"Quand il y a des problèmes, on ne blâme pas.
- Quand il y a des problèmes, on se concentre sur les solutions.
- Quand il y a des problèmes, on se tend l'un à l'autre une main secourable."" (Extrait de "Parents épanouis, enfants épanouis", d'Adele Faber et Elaine Mazlish).

Des caprices??:
Isabelle Filliozat a cette jolie phrase, elle dit: "Les caprices sont ce que les adultes ne comprennent pas." En réalité, si on est en empathie avec son enfant, on s'aperçoit qu'en effet, tout a une raison d'être, une explication. Même si cela peut parfois sembler saugrenue!!
Isabelle Filliozat rappelle que l'enfant a surtout besoin d'être entendu dans son  désir et non de voir son désir satisfait: Il veut très fort cette petite voiture. Vous estimez qu'il en a déjà suffisamment. Votre enfant se met à pleurer. Ce n'est pas un caprice. Il veut cette voiture. Son cerveau encore immature ne peut le raisonner. Il veut vraiment cette voiture. Et il en a le droit :). Notre rôle consistera à entendre notre enfant tout en gardant le cap, à refuser en accueillant l'émotion: "Tu veux cette petite voiture. Elle te plaît beaucoup. C'est pas facile quand quelque chose nous est refusé. Nous rentrons à la maison maintenant."

De la provocation?
L'enfant qui regarde droit dans les yeux l'adulte qui vient de lui demander de faire/ne pas faire quelque chose..et qui recommence!! Si l'on ne s'est pas informé sur le développement du cerveau du petit d'Homme, il y a de quoi prendre ce comportement pour de la provocation!
Or, le petit enfant a besoin d'utiliser son intelligence sensori-motrice pour assimiler la consigne verbale.
Il est plus âgé? Il rit alors que vous vous fâchez? Il vérifie simplement que c'est bien ce geste là qui vous fâche! Et il est très heureux d'en avoir découvert encore un peu plus sur le fonctionnement de l'être humain ;).
Il pourra cependant "provoquer" non pour "embêter" l'adulte mais plutôt pour attirer l'attention. Il n'y a aucune méchanceté dans son action. Il y a juste de la difficulté à communiquer un message: "Occupe toi de moi, Maman". À nous de l'aider à mettre des mots sur ce qu'il ressent: "Tu aimerais que je m'occupe de toi. Dès que j'ai terminé, je viens jouer avec toi."


Et vous, comment vivez-vous les choses?

Ceci est ma participation aux "Jeudis éducation" organisé par WonderMômes.
Et voici toutes les autres participations:
Parents-heureux-enfants-heureux : Comment tirer profit des crises et grandir ensemble
Happy Mother: Non non non non!
Step by Step: IEF: Gérer le crise!
EzEvEl: Et si on jouait avec tes nerfs ? 
Mes p'tits mômes et moi : C'est la crise !
La mère instit imparfaite : Ils sont frères et soeurs comme chiens et chats
Ma vie de maman louve : Sacré caractère


lundi 1 février 2016

Méli-mélo des petits bonheurs: Janvier 2016

Les petits bonheurs de ce premier mois de l'année 2016:

Profitez encore un peu des vacances...
Danser ensemble, beaucoup, beaucoup!
Titouan qui joue de l'harmonica de façon très appliquée et mélodieuse ;)
Des goûters en famille ou avec nos amis :)
Courir dans l'herbe :)!
L'observer jouer, créer, imaginer. L'observer concentré :)
Titouan qui dit "T'aime Maman" ❤❤

Et puis des petits mots d'enfants qui peuvent parfois nous mettre mal à l'aise mais qui, après coup, nous font sourire...Je partage ces moments!
Titouan est dans une période où il aime nommer "monsieur", "madame". Dans la rue, il pointe du doigt et dit "monsieur" lorsqu'un homme passe par exemple..
Il y a peu, un homme un peu "efféminé" nous a laissé gentiment passer, ce à quoi Titouan a répondu joyeusement: "Merci madame!!". Ça c'est fait ^^.
Dans le même genre, Titouan appelle "Mamie" toutes les femmes qui ont plus ou moins cinquante ans.. Dire "Mamie" à une femme de tout juste quarante ans..bah c'est fait aussi!!
Un homme noir qui vient à notre rencontre et Titouan qui s'écrie très heureux: "Cocolat!!" (Comprenez "chocolat") ;)!!
(Pardonnez ce politiquement incorrect!!)

J'espère que vous avez passé vous aussi un joli mois de Janvier :)!
Et vous vos petits bonheurs? Vos petits mots d'enfants?
Je vous souhaite un très heureux mois de Février!!
À bientôt!