dimanche 24 janvier 2016

Questions de parents # Le sommeil de l'enfant

Aujourd'hui, pour ce deuxième "Questions de parents", je réponds à Emmanuelle, à Carole et à Barbara qui se posent des questions concernant le sommeil de leur enfant et en particulier le temps de l'endormissement.
J'ai beaucoup tardé à répondre tout simplement car je pensais que pour vous en parler, il fallait que mon enfant fasse ses nuits ou s'endorme seul.. Et puis je me suis dit que c'était peut-être, au contraire, plus intéressant de répondre à ce sujet, parce que justement cela ne passait pas comme ça chez nous ;).
Le sommeil est un sujet qui questionne beaucoup de parents.
De ci de là, vous trouverez de nombreux conseils. Maintenant, très honnêtement, si ceux-là marchaient à coup sûre ça se saurait!!

Dans cet article, volontairement, je ne m'intéresse pas au sommeil du nouveau-né. Mais cela pourrait être l'objet d'un autre article, pourquoi pas.

L'importance du sommeil:
Dormir est essentiel. Nous en avons tous terriblement besoin. Lorsque nous manquons réellement de sommeil cela s'en ressent sur notre comportement. Nous devenons nettement moins patients, nous avons du mal à nous concentrer, nous nous énervons facilement, etc.
Pour nos enfants c'est la même chose.

Avez-vous remarqué toutes ces campagnes d'information concernant le sommeil? Toutes ces "recherches"?
Si notre enfant ne dort pas, il pourrait devenir violent et agressif. S'il ne dort pas, il pourrait avoir des difficultés d'apprentissage. En effet.
Maintenant, personnellement, c'est le type même d'informations qui me met la pression: "Il faut que mon enfant dorme". Et ce genre d'injonctions est souvent mal vécu et perçu par les parents et l'enfant.
Le lâcher-prise est souvent la solution.
Lorsqu'un sujet devient un problème, on risque de s'enfermer dans un cercle vicieux. Cela ne veut pas dire qu'il faille fermer les yeux bien sûr :).

Alors aujourd'hui, ne vous attendez pas à un article ponctué de conseils ou autres...! Je n'en n'ai pas vraiment...parce que le sommeil est un sujet propre à chaque enfant et à chaque famille ;-). 

Je vous fais partager notre expérience à ce sujet. J'y reviendrai sans doute dans quelques mois car tout évolue très vite ;).
Oui parce que voilà, nous rencontrons avec Titouan les mêmes "problèmes". Si j'y vois plusieurs raisons. En revanche, je ne vois pas trop de solutions. Du moins, pas de recettes miracles pour qu'il nous dise à 2 ans: "Bon je vais me coucher moi!", à 20h pile et qu'il se réveille sans faire aucun mauvais rêves jusqu'au lendemain matin 8h ;). Non mais sommes nous raisonnables, franchement??!

Nous avons tenté plusieurs choses, des "méthodes", des médecines douces, de l'homéopathie, des fleurs de Bach, de ne pas s'en préoccuper, d'en discuter, d'être limite autoritaires...
Nous ne l'avons pour autant jamais laissé pleurer tout seul...à l'exception d'une micro-minute..
Les raisons à nos "soucis" de sommeil sont multiples et certaines se retrouvent peut-être chez vous aussi:
- L'allaitement. En soit ce n'est pas un problème. Mais Titouan s'est habitué à s'endormir au sein. Lorsqu'il est seul avec moi, il m'est très difficile de l'y faire renoncer. S'il est avec son papa et sa grand-mère il s'en passe très bien et sait s'endormir sans. Le hic c'est que c'est moi qui gère les couchers de notre fils 5 soirs par semaine. Le second hic c'est que lorsqu'il se réveille la nuit (comme tous les êtres humains du monde entier), il recherche le sein pour s'endormir. Et ce même s'il s'est endormi sans. Ce dernier hic ne me gêne pas dans la mesure où nous nous rendormons très vite tous les deux. Mais cela pourrait me gêner ou pourrait gêner une autre maman.
- Le lit au sol. Lorsque votre enfant dort dans un lit au sol, il ne pleure pas pour manifester son mécontentement, il se relève et vient vous rejoindre :D!
- Le bruit. Nous vivons à Paris dans un quartier populaire et bruyant, et qui plus est à un carrefour. Entre les rideaux métalliques qui se baissent, les voitures qui klaxonnent, les pompiers, la police, les camions de poubelle, les gens qui rient fort, les sirènes de voiture, etc. il y a de quoi se distraire ^^.
Il y aussi du bruit interne: nos animaux! Un chat qui miaule, l'autre qui fait ses griffes, le chien qui descend brusquement du canapé, se gratte, boit de l'eau, etc.!!
Ces quelques points font que, chez nous, l'endormissement peut être compliqué.
Mais il y aussi notre bienveillance...;)! Bien entendu c'est une boutade!! Nous ne souhaitons pas laisser pleurer notre enfant, tout seul dan son lit ou dans sa chambre.
En fait, comme dirait Catherine Gueguen, il est très simple d'avoir un enfant "sage" (ou qui s'endorme seul et fasse ses nuits), il suffit de ne plus répondre à ses besoins...!

Faire ses nuits:
C'est une question terrible que TOUS les parents occidentaux se voient poser!
Oui occidentaux parce qu'ailleurs on ne se pose pas la question car il est évident que non, un enfant de moins de trois ans ne fait pas ses nuits!!
Lorsqu'un enfant dort 5 à 6 h d'affilées, nous pouvons dire qu'il fait ses nuits. Il n'est pas rare du tout qu'un enfant ne fasse pas ses nuits à 3 ans.
Dans notre société, il semblerait que nous soyons pressés que nos bébés dorment toute la nuit et à la question "Fait-il ses nuits?", je crois qu'on peut entendre: "Votre bébé vous laisse-t-il tranquille?"
En tant que maman je l'ai mal vécu. J'avais l'impression d'être une "mauvaise" maman car non seulement mon bébé ne faisait pas ses nuits mais en plus il ne s'endormait pas rapidement et pas seul!
Ce qu'il y a de bien, c'est que passés les un an du bébé, plus personne ne vous posera la question ^^.
Titouan est aujourd'hui âgé de 22 mois et je ne sais pas vraiment s'il fait ses nuits...Il s'endort vers 19h (quoi que ces derniers temps ce soit plutôt 21h) et se réveille en moyenne deux à trois fois par nuit. Parfois j'ai l'impression qu'il dort au moins 5h mais je n'en suis même pas sûre!
En fait, c'est un sujet qui ne m'interpelle pas vraiment. Nous faisons du cododo. Parfois seulement à partir de 23h/00h. Parfois toute la nuit. Il se réveille quelques fois pour téter mais cela se passe tellement rapidement que nous nous rendormons à la seconde tous les deux. Et Alexandre, lui, dort sur ses deux oreilles toute la nuit :D.
Je n'ai pas d'attente particulière concernant le fait qu'il fasse ses nuits ou non. Mais ce n'est peut-être pas votre cas?
De nombreux "spécialistes", livres ou certains blogs vous donneront des "techniques" pour que votre tout-petit fasse ses nuits...Or, il n'y a aucune astuce! Il y a par contre des idées de bon sens à respecter afin de mettre toutes les chances de votre côté mais cela ne garantit pas que votre enfant dormira toute la nuit! La preuve ^^.
Quelles sont ces idées de bon sens?
- S'assurer que le petit enfant ait eu sa dose de câlins, d'exercices, etc.
- Différencier le jour de la nuit,
- Repérer les signes de fatigue,
- Instaurer une ambiance calme,
- Mettre en place un rituel du coucher.
Nous avons respecté scrupuleusement tout cela à la lettre dès la maternité et Titouan, a priori, ne fait pas ses nuits ;).
Il y aussi une question d'âge. Pour un petit bébé, ces troubles du sommeil sont souvent "normaux" et peuvent très vite disparaître.
Pour un enfant de moins de trois ans, comme dit ci-dessus, ne pas faire ses nuits n'est pas rare et n'est pas un "problème". (Mais ça peut en devenir un lorsque le parent sature.)
Laisser pleurer son bébé n'est pas une option envisageable lorsque l'on souhaite être en empathie avec lui. En réalité, lorsqu'on laisse un bébé pleurer seul dans son lit (Seul dans son lit et non dans nos bras! (Les bébés ont besoin de décharger leurs émotions et les crier/pleurer dans les bras d'un parent bienveillant, c'est totalement différent que de rester seul avec sa détresse!)), celui-ci comprend que personne ne viendra l'écouter. Il cesse de communiquer. Dans les faits, oui il s'endort seul, mais à quel prix!!
Et cela est finalement valable, pour toute la vie. Imaginez que vous ayez une angoisse/peine et que votre conjoint(e) vous laisse pleurer seul(e)..Ce serait intolérable n'est-ce pas?
Accompagner un enfant sereinement au sommeil prend du temps. Temps variable en fonction des enfants et des périodes.
Il y a en effet des périodes moins faciles que d'autres.
Enfin, si notre enfant a passé une "bonne" journée, on peut supposer qu'il s'endormira plus aisément le soir venu. Mais d'autres éléments entrent aussi en ligne de compte!
Lorsque nous allons à la gym ou que nous faisons une grande promenade, Titouan s'endort plus vite!

Le cododo:
Vous pouvez (re)lire notre expérience du cododo, ici.
C'est probablement le cododo qui m'a permis, et me permet, de bien dormir la nuit! C'est bien souvent LA solution :).

L'endormissement:
Voici le sujet qui intéresse particulièrement Barbara, Carole et Emmanuelle. Et moi-même ;)!
Le fils de Barbara ne veut plus aller se coucher depuis quelques temps. Barbara se pose aussi la question de savoir s'il est préférable d'imposer une heure de coucher ou s'il convient mieux d'attendre que ce soit le moment pour son enfant.
La fille de Carole ne s'endort pas seule. Elle met beaucoup de temps à s'endormir et se réveille quelques fois la nuit.
Le fils d'Emmanuelle met lui aussi beaucoup de temps à s'endormir et s'endort bien souvent au sein. Il se réveille très régulièrement la nuit.
Titouan peut mettre du temps à s'endormir et s'endort lui aussi au sein la plupart du temps. Il se réveille régulièrement.

Pourquoi certains enfants mettent-ils du temps à trouver le sommeil?
Souvent c'est parce qu'ils sont en pleine découverte d'une nouvelle acquisition (langage, motricité, etc.) et jusqu'à trois ans c'est l'explosion de ces nouveautés! C'est incroyable tout ce qu'ils apprennent en si peu de temps! Et cela peut les exciter et les empêcher de trouver le sommeil.
D'autre part, de nouvelles peurs apparaissent ou ressurgissent. C'est le cas par exemple de l'angoisse de séparation ou de la peur du noir.
L'heure du coucher n'est peut-être pas (ou plus) le bon. Nous avons souvent des idées arrêtées concernant l'heure à laquelle devrait être couché un enfant. Essayons de nous en défaire :).
Aussi, celle-ci peut changer. Je croyais que Titouan était un couche tard, jusqu'à ce que, un peu par hasard, je me rende compte qu'il était en réalité prêt à dormir dès 19h..
Enfin, les poussées dentaires ou autres désagréments (rhume, besoin de faire pipi/caca, etc.) peuvent aussi empêcher de trouver sereinement le sommeil.

Essayons de savoir quelle peut être la cause de cet enfant qui se tourne et se retourne dans son lit, qui vient téter, repart, tète de nouveau, etc. (Il fait ça le votre aussi ;)?).
Pour cela, intéressons nous d'abord à nous-même avant de nous intéresser à nos enfants...
Le sommeil est une séparation. Le moment du coucher peut faire ressurgir chez nous, parents, d'anciennes (ou actuelles) peur. Qu'est-ce que cette séparation signifie pour nous?

Notre expérience:
Nous avons essayé plusieurs façons de procéder.
Après notre rituel, nous allions le coucher. Il mettait du temps à trouver le sommeil, malgré des signes de fatigue évident.
Alors nous avons essayé de le responsabiliser. Après notre rituel, nous lui demandions de nous prévenir lorsqu'il était fatigué et que nous irions au lit à ce moment là...Ce n'était jamais le moment pour Titouan ;). Du coup, nous décidions à sa place.
Il y a eu des périodes de mieux. Maintenant, notre garçon met en moyenne plus d'une heure à trouver le sommeil. Sauf avec son papa où cela dure environ 30 minutes et avec sa grand-mère où il s'endort en quelques petites minutes.
En réalité, le souci n'est pas qu'il mette du temps à s'endormir.
Le "problème" est que j'ai besoin d'avoir du temps pour moi!
L'absence de lit à barreaux, par exemple, fait que, à aucun moment, je ne peux le "laisser" trouver le sommeil seul. Je dois l'accompagner. En effet, il est difficile pour un enfant de rester dans son lit au sol, sans bouger lorsqu'il n'en n'a pas envie. Il se lève donc et vient chercher son parent. (Dans un lit à barreaux, l'enfant, mécontent d'être laissé seul, peut pleurer. L'adulte peut choisir de ne pas intervenir.) Mais si cela peut paraître une contrainte de prime abord, je sais que je ne réponds là qu'à un besoin. La très grande majorité des enfants ont besoin d'une main posée sur le dos, d'une chanson, ou juste d'une présence. Même avec un lit à barreaux. Même avec des biberons.
Nous avons alors essayé d'autres choses. Par exemple, je lui disais que tel signal (chez nous l'arrêt automatique de sa veilleuse) signifiait le début de ma soirée à moi, que j'avais besoin de temps pour moi et que s'il voulait s'endormir avec moi à ses côtés, cela devait se passer avant ce signal. Cela marchait dans un sens. Titouan avait bien compris que j'avais besoin de temps pour moi et il me laissait "tranquille" passé le signal. Oui mais le moment de se (re)coucher n'arrivait jamais...du moins pas avant 22h. Alors qu'il était visiblement épuisé...
Nous avons aussi essayé la méthode "bof", c'est-à-dire, la méthode: "Bon, tu es fatigué, ça suffit, au lit maintenant!". Et celle-ci je n'en suis pas super fière.
Nous avons essayé les massages, la musique douce, l'homéopathie, les tisanes, etc.
Nous avons essayé la méthode Pantley..sans succès! (Bon en réalité on ne s'y est jamais collé vraiment!). Un enfant qui s'endort au sein aura besoin de cela pour trouver de nouveau le sommeil. L'idée est donc de lui apprendre à s'endormir sans le sein..(ou les bras, etc.).
Elizabeth Pantley conseille aussi de laisser son enfant jouer dans son lit la journée, de façon à qu'il se l'approprie et l'associe à un endroit où on se sent bien :).

Mais, voilà ce que j'ai trouvé et qui ne vous conviendra peut-être pas mais bon chacun ses solutions, hein ;). Pendant une période, c'était très dur pour Titouan de trouver le sommeil. Après plusieurs essais infructueux et réalisant que j'avais besoin de ma soirée (sachant que quand Alexandre est là tout se passe bien ;)), j'ai endormi mon garçon dans mon dos via le Manduca. Là, il s'endormait en moins de dix minutes. J'allais ensuite le recoucher dans notre lit. Nous avons fait cela pendant un mois! Ensuite, j'ai expliqué à mon garçon que nous allions trouver une autre solution.
Cette "technique" m'a vraiment permis d'avoir un peu de temps pour moi et j'en avais besoin. Je n'avais pas envie d'essayer de l'endormir pendant une heure..
Aujourd'hui, nous sommes revenus à la "méthode" première. Je repère les signes de fatigue et je les fais remarquer à Titouan: "Tu sens que tu es fatigué?". Depuis deux mois environ il sait vraiment dire quand c'est le moment pour lui de se reposer. Après notre routine du soir, nous allons nous coucher. Tout simplement. Maintenant, il est très loin de s'endormir de suite mais cela prend nettement moins de temps: 20 à 30 mn! Et il s'endort au sein si c'est moi qui le couche...
Nous sommes toujours en quête d'une solution plus "efficace" :D.
En fait, non, la solution il semblerait que je l'ai...Dans notre cas, la solution serait que ce soit le papa qui se charge d'accompagner Titouan au sommeil pendant suffisamment longtemps pour que notre garçon prenne de nouvelles habitudes. En effet, avec son papa, il s'endort allongé dans son lit avec une main posée sur son dos, et en moins de 30 min. Il se réveille vers minuit et il vient nous rejoindre tout tranquillement..pour se rendormir au sein :).
Il serait ensuite plus facile pour moi de continuer dans cette lancée. Malheureusement, le papa ne peut faire autrement et ne peut rentrer avant 21h ou minuit..du moins 5 jours par semaine! Voilà, voilà ;)!
Enfin, une autre solution serait: le temps ;)! Parfois c'est juste une question de temps!
En effet, les troubles de sommeil disparaissent naturellement entre 2 et 3 ans.
Et pour les siestes? Bien souvent, Titouan s'endort dans le Manduca. Je vaque à mes occupations, je fais le ménage et lui s'endort très rapidement et tout sereinement. Lorsque j'ai moi aussi envie de faire la sieste, je m'allonge dans notre lit familial. Il s'endort au sein, contre moi, souvent en moins de dix minutes. Parfois, c'est plus long mais je lui explique que j'ai besoin de me reposer. Il joue tranquillement seul à côté de moi puis vient s'endormir contre moi lorsqu'il a terminé de jouer. La sieste c'est plus simple chez nous!

Nos idées clés et que nous mettons (ou tentons de mettre) en place avec Titouan:

- Veiller à ce qu'il se dépense physiquement de façon suffisante;
- Repérer les signes de fatigue et les faire remarquer à son enfant:
"Lorsque tu te frottes les yeux, c'est que ton corps te dis que tu as besoin de dormir." Reconnaître cette sensation lui permet d'être autonome face au sommeil.
- Instaurer une ambiance calme et un rituel du coucher;
- L'aider à s'endormir seul MAIS avec nous à ses côtés:
On distinguera donc le fait de s'endormir tout seul, par ses propres moyens, et s'endormir seul dans sa chambre...
Titouan s'endort habituellement au sein. Par conséquent, comme le conseille Elizabeth Pantley, j'essaie de le détacher du sein avant qu'il ne soit endormi complètement. Ainsi, lorsqu'il se réveillera, il ne cherchera plus le sein (ou la tétine) pour se rendormir mais parviendra à se rendormir seul. Enfin..en théorie ;).
- Relativiser et lâcher-prise:
Cela ne durera pas!! Ce n'est qu'une période! Lorsque cela n'est plus un problème pour nous, cela se vit bien mieux!

En réponse à Emmanuelle:
Votre témoignage est sensiblement le reflet de ce que nous vivions avec Titouan. J'espère que depuis cela va mieux pour vous. Je ne peux réellement vous venir en aide à l'exception de quelques pistes.
Vous me confiez être enceinte (félicitations :)!) et cet événement peut non seulement vous bouleverser vous mais aussi votre tout petit garçon. N'hésitez pas à lui parler de votre grossesse et de le rassurer sur votre amour inconditionnel.
Vous exprimez craindre l'endormissement de votre enfant ailleurs qu'à la maison. Si vous le pouvez, essayez de proposer à votre mari de l'endormir en écharpe/manduca par exemple. Titouan s'endort facilement ainsi et n'est absolument pas dérangé par le bruit des convives.
Votre petit garçon se réveille souvent la nuit et vous vous demandez comment vous allez gérer les deux enfants. Je pense que cela se fera tout seul. Vous allez préparer votre aîné à cette nouvelle arrivée et vous verrez que vous trouverez votre solution naturellement. Il est probable que votre garçon change de comportement et laisse place au nouveau-né, spontanément.
Vous confiez aussi que le papa est fatigué et qu'il ne dort plus avec vous. J'imagine que si votre fils réveille votre mari c'est parce que vous devez vous lever et aller le chercher dans son lit, non? Ici, nous sommes en cododo. Titouan se réveille 2 ou 3 fois par nuit mais cela ne réveille en rien le papa!
Si vous ne pratiquez pas de cododo, peut-être est-ce à essayer?

En réponse à Carole:
Gabrielle ne s'endort pas seule. De nombreux enfants ont besoin d'être accompagnés au sommeil. C'est normal. Il n'existe pas de solutions miracles. Elle exprime le besoin que vous restiez près d'elle, continuez de le faire. Elle va se sentir rassurée sur le fait que vous êtes là au besoin. Et quand elle se sentira prête, elle vous le fera savoir.
Cela ne l'empêchera en rien de dormir seule un jour :).
Il se peut aussi que l'heure du coucher ne soit plus la bonne pour elle. Si vous repérez des signes de fatigue vers 18h c'est qu'elle est prête à aller se coucher pour 19h max. Vous pourrez alors vous organiser pour qu'elle puisse manger plus tôt par exemple. Si on laisse passer le "train du dodo", il faudra attendre le prochain!!
Par ailleurs, vous pouvez tenter de mettre en place des jeux de relaxation qui peuvent l'aider. Souvent, au moment du coucher, les enfants repensent à leur journée et plein d'idées leur viennent à l'esprit (on s'en rend compte lorsqu'ils commencent à "bien" parler). Du coup, l'aider à "ne penser à rien" peut lui être utile.

En réponse à Barbara:
Depuis quelques jours, Alexandre (bientôt 3 ans) refuse d'aller se coucher. Lorsqu'un tel refus est soudain, il y a souvent une explication logique. Dans ces cas là, on peut se demander: "Que vit cet enfant en ce moment?", "De quoi a-t-il besoin?".
Dans ce cas précis, il semblerait que le petit garçon soit très très impatient d'être à Noël. Mais cela aurait pu être: un anniversaire, un départ en vacances, une naissance, un déménagement, etc.
Il n'est pas rare non plus que de nouvelles peurs apparaissent.
Faut-il imposer une heure du coucher? Je ne pense pas non, à moins que le parent repère que son enfant est effectivement toujours fatigué au même moment.
L'idéal serait que ce soit l'enfant lui-même qui aille se coucher lorsqu'il est fatigué. Tout en permettant à l'adulte de profiter de sa soirée :).

Pour continuer, voici une vidéo qui m'a bien aidée à certains moments!


Chers lecteurs, si vous avez des propositions et des partages d'expériences n'hésitez pas :D!.

12 commentaires:

altahine a dit…

Comme c'est rassurant et libérateur de lire ton témoignage ! Je me sens en parfaite résonance avec tout ce que tu écris (sauf pour l'allaitement qui ne me concerne plus). C'est quasiment pareil chez nous : l'endormissement est devenu très long depuis plusieurs mois, particulièrement avec moi (moins avec leur père qui a moins l'occasion de les coucher, travaillant souvent le soir, mais parfois aussi avec lui ça prend du temps).
Donc :
-"J'avais l'impression d'être une "mauvaise" maman car il(s) ne s'endormai(en)t pas rapidement et pas seul(s)!" => +++
-"Il y a par contre des idées de bon sens à respecter afin de mettre toutes les chances de votre côté mais cela ne garantit pas que votre enfant dormira toute la nuit! " => +++ même si chez nous il devient de plus en plus fréquent qu'une fois endormis, ils dorment leurs 10 ou 11h d'affilée plutôt que de se réveiller (cela arrive encore de temps en temps, une fois ou deux, mais c'est plutôt rare; il y a des périodes)
-"Laisser pleurer son bébé n'est pas une option envisageable lorsque l'on souhaite être en empathie avec lui." => +++ Les rares fois en 2 ans où nous avons essayé de les laisser pleurer ou d'être autoritaires ont été très dures à supporter pour moi, d'autant qu'ils étaient plus petits, et selon moi, contre-productives. Mais parfois, on est à bout et on ne sait plus que faire... dans ces cas-là c'est Roméo qui s'y est collé car moi je ne peux pas. cf "Nous avons aussi essayé la méthode "bof", c'est-à-dire, la méthode: "Bon, tu es fatigué, ça suffit, au lit maintenant!". Et celle-ci je n'en suis pas super fière." ;)
-"En réalité, le souci n'est pas qu'il mette du temps à s'endormir.
Le "problème" est que j'ai besoin d'avoir du temps pour moi!" => +++
-"La très grande majorité des enfants ont besoin d'une main posée sur le dos, d'une chanson, ou juste d'une présence. Même avec un lit à barreaux." => +++ En effet, même dans leurs lits à barreaux (on n'a toujours pas posé les matelas au sol, honte à nous, mais je sens que Solal aime encore bien son lit quand même, et ils font souvent la sieste au sol en revanche) comme je le disais plus haut les laisser pleurer n'est pas une option pour moi et ils ont besoin d'une présence, tout simplement (et/ou de caresses, et/ou de chansons) ! Et du coup certaines fois ça fait des endormissements en douceur et en quelques minutes. En réalité ça va beaucoup plus vite les fois où je suis zen, ou trop fatiguée et donc obligée de lâcher prise en m'endormant moi- même auprès d'eux (du coup je recharge brièvement mes batteries pour mieux me relever quand ils sont endormis à leur tour). Quand je suis tendue, "bizarrement" ;) ça prend beaucoup plus de temps de les endormir...

altahine a dit…

Désolée de m'étaler, je finis ici car mon commentaire était trop long pour être posté d'un seul coup...

D'une manière générale, Solal est plutôt d'une tendance à ne pas lutter contre le sommeil s'il est vraiment fatigué. Par contre s'il se sent contraint alors qu'il n'en a pas envie... c'est le cirque (normal, quoi). Louna serait plutôt du genre à avoir de réelles difficultés à lâcher prise et à cogiter longtemps les yeux ouverts, même si elle arrive à rester calme (parce que des fois plus elle est fatiguée plus elle s'agite, encore un grand classique) mais depuis quelques temps ça va un peu mieux.

NB : l'endormissement "au dos" a pour nous été longtemps une très bonne technique, toute naturelle, puisqu'en Afrique c'est ainsi que s'endorment très souvent, même en journée, les enfants traditionnellement portés par leur maman dans un simple pagne. J'ai donc très vite appris cette technique (au début c'est flippant mais c'est juste un coup à prendre pour nouer le pagne, ça tient très bien). Maintenant, j'ai le dos assez abîmé (rien à voir avec ce portage qui est très physiologique pour le bébé comme pour la maman) et je dois faire attention. J'opte donc plus souvent pour la technique "on s'allonge ensemble et on fait un câlin tranquille" (il faut qu'ils soient suffisamment disposés au calme néanmoins) soit à même le sol soit moi par terre à côté de leurs lits.

Bravo et merci encore une fois pour cet article. :)

Géraldine a dit…

Super article, mais on ne s'étonne pas, on commence à être habitué ;-)) !:-)Ben nous non plus, on n'échappe pas aux difficultés. Aloïse a bien dormi dans son lit en s’endormissent toute seule jusqu'à neuf mois environ. Parfois un petit soucis et on revenait (on est aussi absolument contre la laissait pleurer). Très rarement, on utilisait le manduca si cela persistait. Après cet âge qui correspond aux fortes chaleurs d'été, où elle tournait dans son lit et se trouvait en nage -donc pas idéal pour s'endormir-, doublé d'une longue varicelle et du fait qu'elle se mettait debout dans son lit comme un réflexe, a commencé le début des "difficultés"...

On l'endort (soit l'un soit l'autre) au manduca y compris pour la sieste... Le soir c'est vers 21/22H. Elle a 15 mois. Ce n'est pas parfait. J'ai essayé dans son lit la main sur le dos, puis enlever la main , rester près du lit, etc. Ca ne marche pas pour le moment. Je n'ai pas essayé plus d'une heure et demi, parce que j'ai besoin de temps pour moi.
Si elle se réveille dans la nuit, et que l'on a de l'énergie on la rendort ainsi, sinon on la prend dans notre lit. Souvent (plusieurs nuits par semaine) elle dort d'une traite jusqu'à 7/8H. Avant jusqu'à 9h, mais ça c'était avant ;-). On est passé à une seule sieste, après une période ou elle était crevée mais ne parvenait pas à lâcher avant 23H, parfois plus. Depuis l'endormissement est relativement rapide ( de quelques minutes à 30 mn en moyenne).

J'étais un peu stressée et embêtait par cette solution, parce que je souhaite qu'elle puisse s'endormir toute seule. Je le suis toujours un peu, mais c'est mon chéri qui est plus cool à ce sujet et il a raison en me disant que ça ne durera pas. On a par exemple le cas de mes filleuls qui s'endormaient au sein ou avec leur maman à côté (qui finissait souvent elle aussi par s'endormir;-))et puis aujourd'hui ils s'endorment seuls.
Et bien je crois que petit à petit, on remettra des consignes... Et puis un jour , elle s'endormira comme une grande toute seule; et qu'il y a peu d'ados qui s'endorment bercés par leur parents.:-) Et même parfois, quand je reste et que j'aimerai plutôt lire ou faire autre chose que de me balader avec le porte-bébé, je me dis : "profite, d'avoir ton bébé contre toi au lieu de râler, parce que ça ne durera pas". Et je crois que souvent on s'en fait des montagnes parce qu'on al'impression que ça sera "Toujours comme ça", et c'est faux. Avec ce drôle de mélange, entre ce qui est bon pour eux et bon pour nous. Après, il y a le regard des autres, et bien si ça a mieux marché pour certains d'entre eux, parce que "tu sais, pleurer ne tue pas", je préfère quand même de loin notre solution imparfaite. Au final, elle dort, et elle a le temps d'apprendre...
Belle fin de week-end. :-)

Anonyme a dit…

Bonsoir Deborah,et un grand merci pour cet article qui est très rassurant!Comme Althaine j'ai souvent l'impression d'être une mauvaise maman parce que Alex n'arrive pas à s'endormir seul,et comme Géraldine quand je culpabilise etc je me dis aussi "profite ça ne durera pas...";)Bien souvent c'est parce que l'on n'a besoin nous aussi en temps que maman d'avoir du temps pour nous.Mais je suis d'accord avec Géraldine par rapport à l'entourage,c'est souvent le regard des autres qui met aussi la pression!Je suis également contre la méthode du "laisser pleurer".Encore merci pour cet article très complet,j'adore te lire;)Barbara

Déborah Defaux a dit…

@ altahine: Merci à toi pour ce partage! très intéressant! Il m'est arrivé plus d'une fois de m'endormir avant lui moi aussi..Et du coup je me réveille un peu en sursaut, mais je me rends compte qu'en réalité Titouan est en fait tout simplement en train de dormir lui aussi..
Je te rejoins, le lâcher-prise c'est un "truc" qui marche très bien chez nous aussi ;). À très bientôt :).

@ Géraldine: Merci ;). Et contente de trouver une copine de Manduca ;). Effectivement, tout cela ne durera pas. Comme toi, j'ai parfois envie de râler et puis en fait je me dis :"Non, savoure! Il est si jeune! Un jour ce sera fini!". Et je te rejoins, ce qui peut faire peur à certains parents c'est que cela reste comme ça..or, comme tu dis, tu imagines un ado s'endormir dans le dos de son parent ;)?
C'est cette peur aussi qui pousse parfois certains parents à refuser le cododo par exemple.
Il y a un juste milieu à trouver entre les besoins de notre enfant, les nôtres, ceux du couple, etc. Et surtout ne pas se préoccuper du regard des autres. Ces personnes là ne sont simplement pas au courant du développement du cerveau d'un tout petit! Bonne journée à toi et Aloïse :)

@ Barbara: Merci :). Tu as raison, c'est important d'avoir du temps pour nous. D'ailleurs, j'ai remarqué que les jours où je n'avais rien fait pour moi, j'étais moins patiente le soir venu.. À bientôt :).


Vos retours d'expériences sont très libérateurs pour moi aussi :).

carole a dit…

Coucou Déborah, merci pour cet article.
C'est un sujet complexe, avec 2 théories :
La 1ère où les pédiatres qui disent ("les Maternelles") qu'il faut laisser les enfants (9 mois à 2 ans) pleurer dans leur lit pour qu'ils apprennent à dormir seul, cela leur permettra de se forger le caractère pour plus tard.
Et la 2ème, qui dit qu'il faut accompagner les enfants au sommeil, ne pas les laisser pleurer seul, cela leur permettra plus tard d’être plus fort car ils ont été rassuré étant plus jeune.
Qui a raison, on ne sait pas. Nous on a choisi la 2ème solution car laisser Gabrielle pleurer seule dans son lit, dans le noir est inconcevable.
En discutant avec une collègue l'autre jour, elle m'a dit que ces 3 enfants se sont beaucoup endormit avec elle, ou bien elle restait dans la chambre...un peu comme nous quoi. Et maintenant ses enfants sont grands (le dernier 4 ans) et ils s'endorment seuls et toute la nuit! Cela m'a rassuré et m'a permis de lâcher prise avec cette histoire d’endormissement et de sommeil. ça passera un jour!
Nous, Gabrielle dormait très bien avant, puis vers 9 mois a voulu qu'on reste avec elle pour l'endormir et maintenant elle se réveille la nuit et finit quasiment toutes les nuits avec nous. Un jour ça changera peut être !
bisous à vous

Anonyme a dit…

Bonjour, merci pour l'article. Je vois que le sommeil et l'endormissement sont sources de tracas chez les autres aussi. Je suis du genre à m'endormir difficilement et surtout pas du tout rapidement, mon conjoint est capable de me parler puis de ronfler 1 ou 2min plus tard (véridique) donc je craignais que notre fils me ressemble sur ce point. Quand il était tout bébé, l'endormissement était source de stress, je commençais à m'inquiéter chaque fin de journée (zéro lâcher-prise), nous avons pratiqué le cododo jusqu'à ses 14 mois environ (allaitement), et ponctuellement quand il est malade ou en a besoin, sans aucun souci (sauf qu'il prend toute la place ou nous met des coups dans le sommeil mais on y repensera avec délices quand il sera ado...). Nous avons en ce moment des périodes d'endormissement facile : le repas, la toilette de chat, les câlins-histoiressss avec la bouillotte lion sur le ventre, maman emmène grand bébé au lit à l'étage, on fait le bisou à papa, on dit "à tout-à-l'heure", on lit le prénom sur la porte, grand bébé est posé dans son lit, veilleuse, installation des peluches, tétines dans les mains, maman signe "je t'aime", envoie un bisou, dit que papa et maman sont à coté ou en bas et voilà ! quelques discussions avec les peluches et c'est bon.
Ca se passe comme ça, sauf exceptions. On a de temps en temps des périodes où notre petit a besoin de nous pour s'endormir, ça dure une semaine, parfois moins, parfois plus. Et à chaque fois, je m'inquiète d'avoir faire perdre la faculté d'endormissement seul et à chaque fois, il nous montre tranquillement que ça va mieux.
Depuis tout bébé, nous l'avons accompagné dans le sommeil.
Parfois (et je le regrette), nous l'avons laissé pleurer -souvent sur conseils "bienveillants" de l'entourage.... :(
Il est gardé chez une nounou, je sais qu'il s'y endort mieux que chez nous, même dans les périodes où il a besoin de nous, mais je ne sais pas ce qu'elle a fait ou pas fait (!!!)
En août dernier, on est parti un mois en vacances dans notre véhicule et le sommeil a été LE problème. Trop la fête avec papa/maman dans le camion, angoisse du lit-hamac inconnu. Il s'y est habitué au bout de deux semaines. Quand on est rentré, il lui a fallu au moins 3 semaines peut-être 4 pour se réhabituer à sa chambre et à s'endormir seul.
Voilà notre expérience, avec des hauts et des bas en ce domaine.

Déborah Defaux a dit…

@ Carole: Bonjour Carole, eh bien je dirais que si, qui a raison on le sait désormais! Le cerveau du tout petit n'est pas encore assez mature pour supporter d'être confronté, seul, aux pleurs. Et il est révoltant et honteux que des "spécialistes" de ce genre soient encore invités sur les plateaux d'une émission comme "Les Maternelles"!!

C'est vrai que c'est rassurant d'avoir des témoignages de la part de personnes qui ont vécu la même chose et qui confirment que tout est "normal" aujourd'hui. Tout comme toi, je suis persuadée que nos enfants s'endormiront seuls un jour. C'est une évidence!!
Et n'oublions pas non plus que c'est culturel! Ailleurs, cela se passe différemment :).
Merci beaucoup pour ton partage d'expérience. À bientôt!

@ Anonyme: Merci beaucoup pour votre témoignage. Souvent, juste le temps suffit en effet :). Avec ses hauts et ses bas ;). Bonne journée :)

Emmanuelle BILLET a dit…

UN très très grand merci!!! Particulièrement pour cet article mais aussi pour tous les autres!!!

Cela fait tellement de bien de voir que c'est normal.... parce que même si on en est persuadé à un moment, on arrive à douter facilement avec l'entourage! car contrairement à vous, malgré l'âge de Côme, on continue de nous poser la question!! et régulièrement on se demande si c'est normal (puisque "tous les autrse enfants" font leur nuits!!!

Alors oui, nous sommes au stade ou c'était surtout compliqué car je n'avais plus de temps à moi: il se couche très tard et même si je suis vraiment fatiguée à cause de la grossesse je dois me relever pour préparer les repas du lendemain, ranger.... et je commençais à vraiment peiner psychologiquement car je culpabilisais beaucoup: "je n'apprends pas à mon fils à être autonome et conséquences affreuse: il est toujours fatigué!" (suite aux "conseils/remarques bienveillants" de l'entourage pour reprendre le terme d'un des commentaires :-)
Je ne peux plus le prendre en porte bébé vu son poids/taille et la grossesse en cours

Et le WE la sieste est très courte (contrairement à chez la nourrice) mais je pense qu'il a effectivement envie de rester avec nous!

Comme vous le dites, avec l'âge, cela peut évoluer, de plus en plus il se détourne du sein et s'endort sans au bout du compte....
La nuit, il se réveille et parle beaucoup :-) (il est en pleine phase de langage) et à partir de 5 h c'est un peu la bamba car il a du mal à se rendormir mais ne veut pas se lever (ouff!!!!)

Comme vous nous le conseillez, nous faisons du cododo depuis son oesophagite et je suis d'accord avec vous: cela change la vie!!!.... pour moi... car parfois le papa ne dort pas avec nous car les réveils de Côme (il demande en parlant tout haut le sein) le dérange... ce qui est dommage...

Le plus dur avec le cododo c'est de ne cotoyer personne qui le pratique: la leache league nous a bien aidé!!! mais c'est un sujet réellement tabou (surtout avec les pédiatres et médecins!!!)

et oui, je suis tellement d'accord, je trouve honteux que des psychologues continuent de proner le laisser pleurer (les livres de brigitte langevin sont une honte pour moi!!!)
Pour information, l'enfant peut avoir du mal à s'endormir pour d'autres raisons:
l'accouchement de ma sœur s'est mal passé, son enfant (18 mois) est resté coincé dans le bassin car les sages femmes avait trop d'accouchements en même temps et a du attendre "la place" (et comme c'est son premier, ma sœur n'avait pas oser continuer sans les sage femmes) et ensuite infection donc couveuse pendant 3 jours puis ré-hospitalisation de la maman et sevrage brutal: il se réveille depuis toutes les nuits en hurlant et demandant la maman( elle ne veut pas faire de cododo)
Ils sont partis voir une psychologue (disciple de fozilliat donc pas de laisser pleurer :-) qui a juste expliqué à l'enfant qu'il avait été coincé dans le bassin (en montrant des poupée russes) qu'après il avait été enfermé dans une boite (pareil avec des exemples) et qu'il croyait que sa maman l'avait abandonné et ne l'aimait plus et que sa maman avait été malade mais pas à cause de lui. Elle lui a ensuite expliqué, que son lit ressemblait à la boite mais qu'il ne craignait rien, était en sécurité et que
sa maman l'aimait toujours me^me quand elle n'était pas avec lui.
Le soir même il s'est endormi seul et a fait sa nuit! de même pour les siestes!!!


Bref, merci, merci, merci pour tous vos témoignages! c'est sûrement la chose la plus constructive qu'il soit car on s’aperçoit que notre enfant est normal, que nous passons par un stade normal, et que d’autres parents vivent cela!!!

Anonyme a dit…

Ce que je voulais préciser dans mon commentaire ci-dessus et que j'ai oublié, c'est que notre petit a toujours été accompagné dans l'endormissement. Pendant des mois, jusqu'à ses 14-15 mois, on restait avec lui pour le rassurer, pour l'endormir au sein. Et que cette façon de faire n'a pas du tout empêché l'autonomie de son endormissement, il l'a fait quand il a été prêt. Et parfois, donc, il a à nouveau besoin de nous.
Tout ça pour dire que la bienveillance n'entrave pas l'autonomie, c'est juste, je pense, qu'à un moment donné, l'enfant SAIT qu'on est là. Donc ne pas écouter les "bienveillants" qui nous accusent de "gâter" nos petits...
Bises

Emmanuelle BILLET a dit…

En fait, le plus dur c'est quand notre enfant ne dort pas et qu'il est vraiment exténué!!!! mais refuse de dormir... et je trouve que c'est dans ces moments ou l'on doute le plus, ou l'on a l'impression que ne répond pas à son vrai besoin.... ou que notre méthode ne va pas....et que tout est remis en question...

Déborah Defaux a dit…

Je crois que tous les parents du monde doutent à un moment ou à un autre. Je pense toutefois que, dès lors que l'on est en empathie avec son enfant et à l'écoute de nos propres besoins, on se "trompe" rarement :). Il y a des périodes où les enfants luttent contre le sommeil. Plus ils sont fatigués et plus ils luttent..et ainsi de suite :(. C'est un cercle vicieux..dont on finit toujours par sortir! Courage, ce n'est qu'un passage..