lundi 30 novembre 2015

Un calendrier de l'avent?

J'ai un peu hésité quant à la réalisation d'un calendrier de l'avent "classique" pour Titouan (21 mois). Je trouvais en effet qu'un calendrier de l'avent comme on en voit souvent n'est pas tellement adapté à un si jeune enfant qui ne s'intéresse pas encore au chiffre (ou si peu) et qui n'a pas encore besoin de "patienter". Oui, Titouan n'a pas de souvenirs de Noël et il n'a donc pas vraiment de représentation de cette fête. Pas besoin non plus de lui proposer une surprise "matérielle" chaque jour et de créer chez lui envies et frustrations inutiles ("Mon chocolat!!", "Je veux ouvrir toutes les cases!!", "Il est où mon cadeau aujourd'hui??"). Et, je le trouve encore un peu trop jeune pour lui proposer "un bon pour...".
Mais c'est évidemment très personnel :).

En stage, dans un Jardin d'enfants Steiner, j'avais été sous le charme du chemin de 24 bougies proposés par la jardinière. Ce chemin était avant tout religieux et spirituel. Marie et Joseph avançait, petit à petit, jusqu'à l'étable. Chaque jour, un enfant allumait une bougie de plus que la veille...c'était de plus en plus lumineux, de plus en plus beau!!!
Et c'était très "parlant". Les enfants matérialisaient mieux ainsi le temps qui passe.
Au Jardin d'enfants Montessori, j'avais proposé aux enfants âgés de 2 à 4 ans, ce type de chemin de bougies. (Sans tenir compte de l'aspect religieux). C'était tout à fait magique :)!
À la maison, si vous souhaitez vous aussi vous inspirer de ce chemin, je vous invite à expliquer simplement le concept à votre petit. La dernière bougie symbolisera ce qui vous parle le plus: une fête avec toute la famille, la naissance de Jésus, l'arrivée du Père Noël, les vacances, etc.

J'ai hésité à le proposer à Titouan, jusqu'au dernier moment en fait! J'avais pourtant tout le matériel nécessaire. Mais, plusieurs points m'ont fait changer d'avis dont celui-ci:
Je n'ai pas pris le temps de vous en reparler mais notre table des saisons, qui est à la base sensée être une table vivante, a été chez nous...une table volante ^^. Titouan a beaucoup aimé cette table et les petits objets qu'il y avait dessus maintenant, il passait son temps à jeter les marrons dans tout l'appartement..Du coup, j'ai déplacé tout ça en hauteur, sur notre cheminée. Nous avons donc une cheminée des saisons ;). Bon, bien entendu, mon garçon va grandir et cela va changer mais, en attendant, voilà où nous en sommes..
Le grand nombre de bougies m'a fait peur..surtout si Titouan avait envie de tester leur gravité :D.

J'ai alors réduit le nombre de bougies à 4 comme les 4 dimanche de l'avent...Chez nous, ce sera donc une table de l'avent ;)!
J'aime l'idée d'allumer des bougies à cette période de l'année. C'est magique et chaleureux :-).
J'ai disposé 4 petits pots en verre dans lesquels j'ai placé une bougie chauffe-plat.
J'ai réalisé quelques sapins en suivant ce tutoriel et en m'inspirant de celui-ci. J'ai placé tout autour des figurines sur le thème de la forêt, quelques étoiles (tutoriel chez ).
En fond, j'ai installé une guirlande lumineuse. Et voilà!
On peut ensuite inventer des histoires avec son enfant et déplacer les figurines au gré de ses envies :-).
La tradition veut que le premier dimanche, nous allumions une seule bougie. Et que nous la rallumions, tous les soirs de la semaine.
Le deuxième dimanche, nous allumons une bougie de plus, etc.
Vous pouvez les disposer en cercle ou, pour symboliser le temps qui passe, en ligne.
Pour nous, cela commencera officiellement demain soir, le 1er Décembre :). (Bien que nous ayons allumé notre première bougie dimanche!).
Titouan était totalement émerveillé devant cette scène. "Wahou!! Joli!" s'est-il exclamé à plusieurs reprises ;)! J'aime beaucoup moi aussi. C'est tout doux :).
(Sur les images, toutes les bougies sont allumées mais c'était juste pour les photos ;)).

Peut-être avez-vous opté pour le calendrier de l'avent? Ou peut-être avez-vous préféré autre chose ou ne rien faire de particulier? Racontez-moi :).




vendredi 27 novembre 2015

Pâte à sel sensorielle...de Noël!

J'ai proposé à Titouan de la pâte à sel sensorielle de "Noël" :)!
J'ai commencé par faire de la pâte à sel toute simple et je l'ai divisé en deux boules. J'en ai parfumé une à la cannelle et l'autre aux quatre épices.
Pour une invitation Reggio, j'ai ajouté quelques bâtons de cannelle, quelques clous de girofle et des bâtons de bois. J'ai disposé le tout sur un plateau. Et voilà!!
Je n'ai pas nommé de suite ce qu'il y avait sur le plateau mais j'ai attendu que Titouan se familiarise avec les différents "objets".
Mon garçon s'est amusé à planter toutes ces petites choses dans la pâte, un moment. Il a humé la cannelle :).
Je craignais qu'il ne mette à la bouche les clous de girofle et cela n'a pas loupé ;)! Je ne sais pas si vous avez déjà goûté mais c'est vraiment pas bon du tout du tout!! Du coup, il a recraché de suite et n'a pas retenté l'expérience ^^.
Les clous de girofles se sont aussi retrouvés un peu partout sur le sol...Pas grave, Titouan a exercé sa motricité fine, sa concentration et sa patience ;)!
Cela sentait drôlement bon dans la maison!! 
Je lui proposerai encore quelques jours, j'ajouterai sans doute quelques pommes de pin en plus, puis je tenterai de cuire la pâte pour en faire une décoration pour notre futur sapin! J'espère que ça marchera ;)!
Et bien sûr nous avons ressorti nos bouteilles sensorielles de Noël!!

Bon week-end :)



mercredi 25 novembre 2015

Le Père Noël en question


Ah, cette fameuse question du Père Noël!!! Faut-il faire croire à son enfant à l'existence de ce gentil monsieur barbu??
Je vous fais part de mon point de vue...qui n'engage que moi bien entendu ;-).
Autrefois, je ne me posais pas vraiment la question. Le père Noël était une tradition. Chacun d'entre nous avait cru à son existence...et nous sommes tous tombés de haut un jour au l'autre, entre nos six et sept ans ;-).
Et puis, j'ai commencé à réfléchir sur le fait que certains adultes utilisaient le Père Noël comme menace ou chantage: "Si tu n'es pas sage, tu n'auras pas de cadeaux!", "Attention le Père Noël te voit faire des bêtises!"...
C'est triste, non? C'est même un peu violent, qu'en pensez-vous?

J'ai aussi étudié la pensée de Maria Montessori. Elle posait la question: "Mais comment ce qui est le fruit de notre imagination pourrait-il développer l'imagination des enfants?". Elle poursuivait en disant que nous seuls adultes, imaginons. Les enfants, eux, croient. Elle demandait encore: "Est-ce la crédulité que nous voulons développer chez nos enfants?".
Bref, elle était résolument contre l'idée de "faire croire" au Père Noël. Pourquoi? Parce que cela implique que l'adulte dupe le petit enfant et se joue de sa naïveté, notamment pour le faire obéir. Menace, chantage, etc.

Dans les écoles Steiner-Waldorf, la dimension est tout autre. On ne parle pas de Père Noël mais de St-Nicolas, ce qui est, un peu dans le même esprit (le côté religieux en plus). Dans ces écoles, l'imagination a une grande place. Le problème est que cette imagination naît pas toujours des enfants eux-mêmes. Ce sont les adultes qui racontent bien souvent tout un tas d'histoires sur tout un tas d'événements. Certaines choses m'ont même choquées. Une anecdote? La Jardinière d'enfants raconte pourquoi les feuilles sont vertes à des enfants de 3 à 6 ans. Non il ne sera pas question de photosynthèse, à aucun moment et pas même au "grand" de 6 ans. Mais de lutins tout verts qui y vivent...À un enfant de 5 ans qui s'exclamera :"Mais noon!". La jardinière se fâchera et lui dira: "Ah si dis-donc!! Puisque je te le dis", le regard sévère...
Bref, de nombreuses choses me parlent et me touchent dans cette pédagogie mais certains points me dérangent profondément..Petit aparté pour vous dire que c'est là, je crois, où j'ai vraiment commencé à réfléchir à la question: "Qu'avons nous le droit, en tant qu'adultes, de faire croire aux enfants?".

Je me souviens de mes premiers Noëls ou je guettais l'arrivée du Père Noël. Excitation et joie intense avant d'aller se coucher...Waouh, le père Noël allait passer cette nuit!
Serais-je cruelle au point de ne pas vouloir faire vivre cela à mon enfant? Je me suis posée la question. J'ai retourné le truc pas mal de fois ;)!
En réalité, je me souviens surtout du jour où j'ai compris que l'on m'avait menti et que les adultes avaient joué de ma naïveté. Je leur en ai longtemps voulu. Sans compter la déception et la perte!

Bien entendu, je suis sûre que la grande majorité des adultes qui choisissent de raconter l'histoire du Père Noël à leurs enfants, ne le voient absolument pas comme un mensonge mais plutôt comme une jolie tradition!!

Est-ce que le Père Noël est indispensable à la fête de Noël?

La fête de Noël est avant tout magie, lumière et plaisir d'être ensemble! Et elle n'a pas besoin, il me semble, de ce monsieur barbu!
D'ailleurs, lorsque je travaillais au Jardin d'enfants Montessori, les premières années, le père Noël était abordé comme le veut la coutume. Puis, j'ai amené cette réflexion auprès de mes collègues. Nous avons réfléchi ensemble, nous en avons parlé avec les parents, etc. Finalement, nous avions décidé que le père Noël ne serait pas mentionné et les derniers Noëls ont été les plus magiques!! Nous avions insisté sur l'ambiance, la décoration, les lumières, etc. C'était parfait :).

Chez nous, j'ai choisi ce qui me semble être un juste milieu, une alternative. Le père Noël est une légende et elle le restera: "On raconte que....", "On aime bien raconter que..".
L'enfant y croit s'il en a envie mais il a aussi le choix de ne pas y adhérer. Je n'entretiendrai pas le mythe en déposant un verre de lait et un biscuit...sauf si c'est une demande, un jour, de Titouan!
Cette année, mon garçon est encore un peu jeune. Je ne suis même pas sûre que je lui parlerai déjà de cela!

Sur ce, je vous laisse avec un clip vidéo d'un chanteur un peu poète et drôle! Enfin, en tout cas, moi, ça me fait gentiment sourire ;)!

video


Et vous, qu'en pensez-vous? Qu'avez-vous choisi?

mardi 24 novembre 2015

Accompagner un enfant en crise

Titouan est, dans l'ensemble, un petit garçon plutôt souple et conciliant. Il me répond souvent "D'accord". Je suis, moi aussi, quelqu'un de souple. Je rentre rarement dans une lutte de pouvoir et je dis régulièrement "Chuut!" à mon petit égo à l'intérieur de moi, sans pour autant cesser d'être à l'écoute de mes émotions.
Nous avons mis en place plusieurs "outils" pour éviter les crises. Par exemple, l'environnement est adapté à notre enfant, ce qui lui permet d'être autonome pour un maximum de choses (cf. Article "Environnement adapté et autonomie".). Nous évitons de lui donner des ordres et nous tâchons de susciter sa coopération (cf. Article "Susciter la coopération").
Nous lâchons-prise aussi. Mais cela ne veut absolument pas dire que nous laissons faire. En fait, lorsque Titouan exprime un mécontentement à une situation/action, je me demande: "Est-ce raisonnable ce que je lui demande là?", "Est-ce si important?". Et très souvent je me rends compte que je peux lâcher!!
Et lorsque ce n'est pas possible pour diverses raisons (sécurité bien souvent) et bien j'accompagne la crise.
On ne peut pas éviter toutes les crises. D'une part parce que nous ne sommes pas parfaits. Nous ne nous exprimons pas toujours comme nous l'aurions souhaité, nous sommes fatigués, énervés, etc. Notre patience est au plus bas.. Notre enfant, lui aussi, peut être fatigué, malade, etc.
D'autre part, parce que les crises ne sont pas nécessairement négatives! Evidemment, la façon dont un tout petit se fâche est souvent impressionnante mais ce n'est que dû à une immaturité de son cerveau. En fait, il est simplement en train de nous dire qu'il n'est pas d'accord. Et il en a le droit.
Notre rôle à ce moment là consiste à l'accompagner à traverser cette crise, à nommer ses émotions et à l'aider à ne pas en avoir peur.
Vouloir éviter à tout prix les crises comme signe d'une éducation "parfaite" ce serait voué à l'échec et à l'insatisfaction permanente. La vie n'est pas parfaite. Parfois, nous ne sommes pas d'accord et c'est très bien aussi.
Un exemple concret? Comme vous le savez, Titouan n'aime pas tellement me donner la main dans la rue. Par conséquent, il arrive qu'il y ait quelques conflits à ce sujet. Pour éviter la crise, je rappelle les consignes avant que nous sortions et en générale ça se passe plutôt bien :).
Il y a quelques temps, nous nous promenions dans le quartier et nous arrivions à un passage piéton. Titouan a voulu enlever sa main de la mienne. Or, des voitures passaient à cet instant. Hors de question donc, qu'il ne me lâche la main ne serait-ce qu'une seconde. Je lui ai rappelé: "Dans la rue, on se donne la main. C'est dangereux. Regarde, des voitures passent." Il n'y a rien eu à faire. Et une crise est survenue. Je l'ai alors pris dans mes bras. Lui, criait et se débattait. Tout en le ramenant à la maison, je lui disais: "Tu es très très fâché!! Tu voulais marcher seul! Et moi je te porte!! Oh c'est énervant hein!!".
Pendant la crise, je ne cherche pas à lui expliquer quoi que ce soit ou à lui "faire entendre raison". C'est trop tard pour cela. J'en rediscuterai avec lui lorsqu'il sera au calme.
Titouan s'est calmé quelques secondes après mes mots emphatiques et il est passé à autre chose. Sans doute parce qu'il avait été entendu et reconnu dans son droit à vouloir faire quelque chose que je ne l'autorisais pas à faire. Ou alors parce qu'il a rapidement pu monter les escaliers et que ça, c'est super chouette :D!

Une amie m'a rapporté un problème qu'elle rencontre avec son fils de 2 ans. Il ne veut pas être attaché dans son siège-auto. Chaque matin, pour aller retrouver la nounou, c'est la crise!!
Lorsque mon amie n'est pas trop pressée, elle lui propose un jeu, une diversion et elle attend tranquillement que son fils soit d'accord pour aller dans le siège-auto.
D'autres matins, ce n'est pas possible. C'est la course, mon amie est fatiguée, etc. Bref, elle n'a pas envie et/ou pas le temps d'attendre. Et elle a le droit.
Alors qu'il refuse ouvertement de coopérer, elle se fâche. Parfois, elle crie aussi. Et, dans la seconde d'après, elle regrette.
Dans ces cas-là, il semble essentiel d'avoir avant tout de l'empathie envers soi-même. Oui, nous avons le droit de ressentir de la fatigue, de la colère, de l'agacement. Oui on a le droit de penser: "Bon allez qu'il aille chez sa nounou parce que là, j'en peux plus!!". J'ai remarqué que l'on se met parfois inconsciemment la pression. On aimerait que la journée soit "parfaite" sans cris, sans colère, etc.
Or, si fort heureusement il y a des journées très très agréables, il y en a où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché..
Accepter la crise de son enfant c'est aussi accepter que certaines choses nous échappent et que nous ne contrôlons pas tout. C'est accepter que la vie soit imparfaite.
Mon amie souhaiterait que son fils soit toujours super content d'aller dans le siège-auto. Le problème c'est que parfois, lui aussi, il est fatigué/énervé/pas envie et qu'il a le droit..Et puis, peut-être n'a-t-il pas envie de se rendre chez sa nounou?
Les matins où on ne peut pas vraiment faire autrement et qu'une crise est là, le mieux qui reste à faire c'est simplement de l'accompagner: "Tu ne veux pas aller dans le siège-auto! Tu aimerais rester à la maison/te promener." Vous pouvez même lui dire: "Ah moi ce matin, j'avais envie de rester au lit! J'étais bien dans mon lit!". Peut-être se reconnaîtra-t-il dans vos mots et que cela lui donnera du baume au coeur pour grimper dans le siège-auto ;)!
Il se débat? Il vous tape? Rappelez-lui les règles de base: "Chez nous, on ne se tape pas.". Protégez-vous de ses coups en le maintenant. Oui ce n'est pas agréable et confortable et oui on se sent mauvaise mère à ce moment là..Et oui c'est vraiment frustrant d'avoir affaire à cette situation!!
Pour éviter ce genre de crise qui survient finalement lorsque nous sommes pressés, le mieux est encore d'anticiper et de prévoir quinze minutes en plus..Ce ne sera évidemment pas toujours réalisable!!

Par ailleurs, j'ai remarqué que c'est souvent le mot "Non" qui amène à une crise. Alors, plutôt que de dire à son enfant: "Non, tu ne peux pas jouer maintenant. Là, nous allons manger.", lui dire "Oui tu joueras après dîner". C'est une formulation qui est très bien acceptée chez nous :). Merci Adèle Faber et Elaine Mazlish ;).

Enfin, le câlin est encore ce que nous avons inventé de mieux ;). Quand la crise débute ou pourrait débuter, je propose un câlin à mon garçon. Il vient se blottir contre moi et tout s'apaise :).

Et chez vous, comment cela se passe-t-il?

lundi 23 novembre 2015

Susciter la coopération

Peut-être avez-vous parfois quelques difficultés à susciter la coopération chez vos enfants dans certains des actes quotidien? Pour nous, par exemple, s'habiller et changer la couche..relève bien souvent encore du défi!! (Quoi que je note une nette amélioration depuis que nous avons mis en place quelques habilités dont je vous parle ensuite ;)).

"Quand le parent n'a plus d'attente, l'enfant ne subit plus de pression, son opposition tombe.
Attention, le lâcher-prise n'est pas un truc pour obtenir reddition. Il y a des choses sur lesquelles on peut lâcher, plus qu'on ne le croit. En revanche, il y a aussi nombre d'aspects absolument non négociables, imposés par les nécessités de la socialisation, pour la santé, voire la survie de l'enfant. Pas question de faire du lâcher-prise une technique universelle. Et lâcher-prise n'est pas laisser faire!
Le lâcher-prise est utile parce que l'opposition de l'enfant  porte plus souvent sur le processus que sur le contenu! L'enfant ne s'oppose pas vraiment à mettre son pantalon, mais à la manière dont vous le lui avez demandé, ou parce qu'il veut d'abord les chaussettes, ou..". Extrait du livre "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filliozat.

Éviter de donner des ordres nous permet, entres autres, de lâcher-prise et de susciter la coopération: 
- Installer des associations: bottes pour quand c'est mouillé, etc.
- Installer des routines, des suites de gestes.
- Poser des questions, faire réfléchir.
- Mettre l'enfant en position de décider ne serait-ce qu'une petite chose.
- Donner des informations.
- Donner des choix.
Je vous en parlais ici.

Un aménagement adapté est essentiel pour permettre à notre enfant d'être autonome et acteur sur de nombreux points. Et cela contribue grandement aussi à nous éviter de donner des ordres!!

Pour poursuivre, voici quelques habilités proposées par Adele Faber et Elaine Mazlish et extraites de leur ouvrage "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent.". Celles-ci s'adressent à des enfants de plus de 2 ou 3 ans (ou avant pour certaines!):

Pour susciter la coopération d'un enfant:
1. Décrivez ce que vous voyez ou décrivez le problème
Il y a une serviette humide sur le lit
2. Donnez des renseignements
La serviette mouille ma couverture
3. Dites-le en un mot!
La serviette!
4. Décrivez ce que vous ressentez
Je n'aime pas dormir dans un lit humide!
5. Écrivez une note
(Au-dessus du porte-serviettes) S'il te plaît, replace-moi ici pour que je puisse sécher. Merci! Ta serviette.

Pour un petit enfant de moins de trois ans, on pourra sans doute reprendre aisément les quatre premières habilités. Pour le moment, ce qui touche le plus Titouan ce sont les habilités 1, 3 et 4.
Grâce à ces habilités, le jeune enfant ne se sent ni dépendant ni coupable mais au contraire valorisé, acteur et responsable.

Fort heureusement, ce n'est pas parce que nous allons utiliser ces habilités de façon appropriée que nos enfants vont toujours réagir en conséquences!! Ce ne sont pas des robots!! (Je vous déçois là ;)?)
Il ne s'agit pas de présenter une série de technique de manipulation du comportement, capable d'entraîner une réaction automatique.
Ce ne sont pas des "astuces" mais bien des idées, des propositions, etc.
Il s'agit surtout de s'adresser à ce qu'il y a de meilleur chez les enfants: leur intelligence, leur initiative, leur sens des responsabilités, leur sens de l'humour, leur capacité à être sensibles aux besoins des autres.
Il s'agit de créer un climat émotionnel qui encourage les enfants à coopérer, parce qu'ils se soucient d'eux-mêmes et qu'ils se soucient de nous.

Notre expérience:
S'habiller et changer la couche sont deux moments chez nous qui posaient (et posent encore parfois) régulièrement soucis.
Si l'on y réfléchit bien ce sont deux moments où notre enfant a encore besoin de nous. Bien sûr il est maintenant capable de faire de plus en plus de choses seul. Cependant, il reste dépendant pour pas mal de petits trucs. Je crois que c'est là un point clé pour nous.
En effet, pour toutes les autres actions quotidiennes, Titouan agit intégralement seul: se laver, manger, boire, etc. Je ne l'assiste presque pas..
Alors, j'ai choisi de mettre en place quelques habilités. Plutôt que de lui dire: "Maintenant c'est le moment de s'habiller" ou "On s'habille!" qui se solde toujours par un petit garçon qui s'en va en courant, je lui demande: "Qu'est-ce qu'on fait après le petit déjeuner?" ou "Tu aimerais choisir ton pantalon ou ton pull?" ou encore "Nous avons besoin de s'habiller pour aller nous promener".
En règle générale, Titouan est réceptif et s'en va en courant pour chercher...ses vêtements cette fois ;).
Eh oui je dis "en règle générale" parce que parfois il n'a pas envie, tout simplement. S'il n'y a aucune obligation à ce que nous sortions là tout de suite, je lui dis: "Quand tu sera prêt à t'habiller, je serai prête à t'aider". Souvent, il m'amène ses habits dans les cinq minutes qui suivent..
Parfois, nous avons une obligation (ou plutôt "J'ai" une obligation), je lui explique: "Je n'ai pas envie d'arriver en retard à mon rendez-vous. J'ai besoin que tu sois habillé." Quelque fois, il coopère suite à ces explications.
D'autres fois, ce n'est pas le cas. Je lui dis alors "Je comprends que tu préférerais rester en pyjama, le problème c'est que je suis pressée et que je dois me dépêcher. " Il lui arrive, à ce moment là, de coopérer. Si ce n'est pas le cas, je l'habille contraint et forcé..Cela ne me plaît pas du tout mais je suis souvent à cours d'idées à ce moment là..! Heureusement c'est de plus en plus rare!
En ce qui concerne le change de couche, c'est un peu différent. Le papa choisit souvent de distraire Titouan: un livre, un jeu, etc. Et généralement cela se passe sans trop d'encombres. En effet, le jeu est souvent un moyen très agréable de faire passer un moment qui peut l'être moins..
Avec moi c'est plus difficile parce que je vise plutôt la collaboration que la distraction..Du coup, j'essaie de le faire participer au maximum: prendre la couche, mettre le liniment sur le coton, se nettoyer, mettre à la poubelle, etc. Le problème c'est qu'il n'a absolument pas envie de rester immobile, que ce soit debout ou allongé. Il ne cri pas ou ne se débat pas mais il cherche à s'enfuir..Il m'arrive de lui changer la couche en plusieurs fois ;). Ce moment, quoi qu'il se passe de mieux en mieux, n'est pas encore très détendu!

Chaque fois que Titouan coopère, je le remercie: "Merci de me donner ta jambe pour que je puisse mettre ton pantalon", "Merci de rester allongé sans bouger lorsque je te change la couche", etc.
Depuis que nous avons mis ces habilités en place, je note une réelle amélioration. Il participe plus volontiers et coopère. Si une habilité ne l'amène pas plus à coopérer, je change d'habilité et parfois j'en essaie plusieurs..Je tâche de trouver celle qui nous convient le mieux pour tel moment. Cela change souvent et je dois donc très régulièrement m'ajuster.
Si c'est au début une gymnastique de l'esprit, au final cela devient tout à fait spontané.

Coopérer est un état d'esprit qui me semble indispensable pour un bien vivre ensemble. Tout peut être prétexte à susciter la coopération de votre enfant. Par exemple, plutôt que de lui proposer de classiques jeux de compétition, pourquoi ne pas lui proposer des jeux de coopération? Il en existe de plus en plus! Certains sont accessibles dès 2 ans :).

Et chez vous, comment cela se passe-t-il?

Je vous souhaite à tous une belle soirée et je vous parle très vite de l'accompagnement d'un enfant en proie à une crise émotionnelle...!

mercredi 18 novembre 2015

Des mots pour apaiser

Dur de revenir sur le blog après ces événements mais c'est important aussi de mettre des mots et d'aller de l'avant. Je remercie les lectrices qui ont pris de nos nouvelles, ça touche beaucoup :).
Dans cet article j'ai envie de partager avec vous plein de choses. Excusez par avance ce qui risque d'être un peu brouillon..révélateur, sans doute, de l'état d'esprit dans lequel je suis aujourd'hui.

J'espère, qu'autour de vous, tout va bien.

Les attentats ont eu lieu à moins de dix minutes de chez nous. Depuis, le quartier revit. Mais, il faut être honnête, il est très difficile de se remettre des événements.
Notre quartier c'est comme un petit village. J'y suis née et j'y suis restée. Je ne suis d'ailleurs pas la seule et je croise très régulièrement mes copains et copines de l'école. C'est rare à Paris.
Des visages que je croisent depuis presque 30 ans..Imaginez!
Notre quartier est complètement cosmopolite. Il y a de tout et c'est pour ça que je l'aime! Tout le monde se connaît, au moins de vue.

Comment cela s'est passé pour nous ce soir là?
Je rentrais d'un atelier. Alexandre essayait de rendormir Titouan. Je me suis assise devant mon ordinateur et j'ai entendu des pétards ou un rideau métallique qui dysfonctionnait..Nous n'avons pas du tout compris. Puis, les pompiers sont arrivés. Cela n'arrêtait pas. De notre fenêtre nous ne voyions pas grand chose. Nous avons regardé les informations en direct, chacun notre tour. L'autre essayant de rendormir notre petit garçon qui n'avait de cesse de dire: "Pin, Pon!..Parti??". Difficile de le rendormir. J'apprends que l'un des lieux touchés est celui tenu par un ami d'enfance. Impossible d'avoir de ses nouvelles. Titouan ressent mon attente, mon inquiétude, notre choc aussi. Il entend les sirènes des pompiers qui sont omni-présentes. Il fait nuit.
Bref..Je n'ai pas hésité une seconde et j'ai parlé à Titouan.

Que dire à nos enfants?
Les pédopsychiatres sont visiblement d'accord sur le fait que tout dépend de l'âge et du contexte.
En deçà de 4 ans, Serge Tisseron propose de dire que quelque chose de grave s'est passé et que des gens sont morts, que nous sommes inquiets et que cela n'a rien à voir avec l'enfant.
Pour les plus âgés, Serge Tisseron propose un dialogue en partant de ce que l'enfant dit avoir vu/entendu/compris. (cf.vidéo)

Autour de moi, certains parents ont fait le choix de ne rien dire du tout, pour protéger/préserver leurs enfants.
J'ai fait le choix de dire. Mais je ne l'ai pas dit n'importe comment.
Pourquoi en parler est important?
Parce que l'enfant, même le tout petit bébé, ressent les choses, ressent l'angoisse de ses parents. Il voit et entend les adultes autour de lui. Il voit que Papa se fâche soudainement plus rapidement qu'à l'accoutumée. Il voit que Maman est perdue dans ses pensées. Il voit bien que ce n'est pas comme d'habitude. Il n'est pas idiot.
Mettre des mots lui permet de se rassurer et surtout de comprendre qu'il n'y est pour rien.

Leur dire la vérité c'est les inscrire dans le Monde. Ils en font parti. 
Maintenant, ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas choisir ses mots. 

Que dire à un petit enfant de moins de trois ans?
Si vous êtes loin de tout ça et en fonction de ce que vous ressentez, vous pouvez peut-être vous en tenir à: "Il s'est passé quelque chose de grave. J'ai été choqué. Je me remets doucement. Cela n'a rien à voir avec toi. Je t'aime." ou même tout simplement: "J'ai appris une mauvaise nouvelle. Je ne suis pas très bien. Tu n'y es pour rien."
Mais dites-leur que vous vous êtes inquiétés et précisez encore encore qu'il n'y est pour rien.
Les enfants ont souvent tendance à se croire responsable des émotions de leur parent.
Il est important aussi de mettre des mots sur leur ressenti à eux. Vous pouvez dire: "J'ai l'impression que tu es inquiet/triste." Votre enfant confirmera ou non vos impressions.

Si vous vivez à Paris ou comme nous, à deux pas des drames, c'est un peu différent. Mais pas plus que ça..
Le soir des attentats et alors que nous entendions les sirènes des pompiers, que je m'inquiétais pour un ami et des familles habituées des lieux (parents "d'élèves"), j'ai dit à Titouan: "Il s'est passé quelque chose de grave. Papa et moi sommes choqués et inquiets. Cela n'a rien à voir avec toi. On t'aime."
Il nous était impossible de ne rien lui dire. Il entendait, voyait, ressentais. En mettant des mots, nous l'avons apaisé.
En fait, je me rends compte que, malgré notre proximité avec les lieux et les victimes, nous avons préservé notre garçon au maximum de ce que nous pouvions.
Nous n'avons pas la télévision et nous n'avons donc pas été tenté de l'allumer en la présence de notre enfant. Nous nous sommes relayés et discrètement isolés pour regarder les informations en direct sur internet le soir du drame.

Et après 5 ans?
Je pense que j'aurai eu ce discours, qui est très soft, jusqu'à 4 ou 5 ans (voire plus) selon sa maturité..Pas nécessaire, selon moi, de parler de "morts", "d'actes de guerre", etc. Et encore moins de parler de terrorisme ou de détails atroces. Surtout si cela s'est passé à côté de chez soi, c'est terriblement angoissant.
Au-delà de 5 ans: "Des méchants ont tué des gentils", c'est suffisant non? Mais il n'y a pas de mots justes ou de mots à éviter. Chaque parent l'a dit (ou pas) avec ses mots et ses ressentis. C'est très bien aussi.
Comme le conseille Serge Tisseron ou encore Claude Halmos, vous pouvez partir de ce qu'il a entendu et des questions qu'il vous posera. Tout comme nous, les enfants ont besoin de comprendre. Expliquons-leur. Sans détails abominables. Sans angoisse. Parlons-leur de tolérance, de solidarité et d'amour.

Rassurer votre enfant:
Si votre enfant a eu accès à des informations qui l'ont boulversé, je vous propose un petit exercice qui peut le rassurer et vous rassurer vous aussi :). Vous pouvez lui dire, en le tenant par la main: "Là, maintenant, tout de suite, tu es en sécurité." Dites-lui autant de fois que nécessaire. Demandez-lui: "Tu sens comment ça fait d'être en sécurité à l'intérieur de soi?". Ainsi, petit à petit ou peut-être instantanément, il éprouvera ce sentiment de sécurité indispensable à son bien-être. La peur est un sentiment qui empêche de grandir sereinement.
Contrairement à ce que nous pourrions penser, il n'est pas conseillé de lui dire que cela ne se reproduira plus. Nous n'en savons rien.
Inutile aussi de lui dire que cela peut se reproduire à tout moment. Ce serait trop angoissant.
Mais lui dire que nous sommes là pour lui, que des adultes et des gens qui l'aiment sont là pour le protéger, que nous sommes ensemble.

Accueillir les sentiments:
Certains adultes cachent leurs émotions pour ne pas inquiéter leurs enfants. Or, c'est le silence, le faire semblant qui les inquiètent car ils sentent que cela sonne faux.
Ces sentiments, aussi désagréables à vivre soient-ils, font partie de la vie. C'est important d'aider votre enfant à les nommer.
On pourra accueillir les sentiments en disant, par exemple:
"Tu as l'air...",
"Je vois que tu es... "(quand le sentiment est très évident),
"J'ai l'impression que..."
"Ça peut être gênant de..."
"Souvent on se sent... lorsque..."
Parlez de vos ressentis sans trop en faire, sans l'inquiéter.

Que penser de la minute de silence?
Certains professionnels de la petite enfance se sont demandés comment mettre en place la fameuse minute de silence. Je crois que celle-ci ne fait pas sens pour un petit enfant de moins de six ou sept ans. Cela demande beaucoup trop d'abstraction, de prise de conscience, etc.
Peut-être le ressentez-vous différemment?
Une minute de silence peut se faire à un autre moment plus approprié, pour nous, adultes. L'important c'est de penser aux victimes et à leurs proches.
Je vous invite à visionner cette vidéo, extrait d'une conférence d'Isabelle Filliozat.
Enfin je me questionne quant à la portée de cette minute de silence imposée dès l'école primaire. Il me semble que de "forcer" la main des enfants pour se recueillir, penser aux victimes, c'est les obliger à avoir de l'empathie. Or, l'empathie mature.
Certains enfants ont aussi le droit de ne pas être tristes à ce moment-là. Et de ne pas culpabiliser de ne pas ressentir ce que le professeur ou le parent aimerait qu'ils ressentent. Peut-être réaliseront-ils quelques jours ou quelques mois plus tard. Et là, ils auront probablement et profondément envie de penser à ces personnes disparues et à la fraternité. Réellement. Pas parce que l'enseignant(e) le leur auront demandé.

La vie continue:
Autour de moi, notamment sur les blogs que j'aime habituellement lire, il y avait, dès le lendemain des attentats, des petits mots disant "La vie continue", "Je n'ai pas peur", "Je n'ai pas voulu être triste pour mes enfants", "Je vais sortir, faire la fête! Un beau pied de nez!", etc.
Or, je ne le ressens pas de la même façon. Oui, la vie continue. Oui, l'amour est plus fort Ce sont des évidences.
Maintenant, je n'ai pas envie de faire la fête. Non, je n'ai vraiment pas envie de sortir. Non, je ne vais pas me frotter à la foule. Oui, j'ai peur. J'ai peur d'un mouvement de foule, d'une panique générale ou pire.. Lorsque je me rends dans un lieu public, je cherche du regard la sortie de secours..
J'ai peur parce que je suis Maman. J'ai peur parce que je les aime, ces deux-là, mon homme et mon fils. Et qu'ils m'aiment.
Alexandre et moi pensons aux victimes chaque jour et en particulier à un "ancien" papa du Jardin d'enfants qui était malheureusement au Bataclan ce soir là..et qui laisse deux petites filles et une femme.
Pendant trois à quatre jours, j'ai été comme sidérée. Je m'en remets tout tout doucement.
Parfois il est bon aussi de s'écouter, de prendre le temps, de ne pas avoir peur d'avoir peur..pour repartir de plus belle!!
Pendant ces jours de choc où je me disais "Mais pourquoi?", "Mais comment?", "Ça aurait pu être moi ou un proche.", je ne suis pas que restée à regarder les actualités, cloîtrée à la maison. Non, j'ai dansé avec Titouan. J'ai ri de le voir rire et j'ai ri avec lui. On s'est fait des chatouilles, on a joué à cache-cache et à s'attraper. On a promené notre chien. On s'est dit qu'on s'aimait. On a joué au ballon. On s'est fait des tas et des tas de câlins et de bisous. La vie continue, bien sûr.



Ce billet est ma participation, un peu en avance, aux "Jeudi éducations" de Wonder Mômes.
Eux aussi participent:
Parent Ultime avec "Apprendre la paix intérieure aux enfants",
Creativemumandco avec "3 jeux 100% fait-maison pour aider les enfants à gérer leurs émotions!",
Les idées du Samedi avec "La forêt des Mille Ombres, un livre sur le vivre ensemble",
Félie et ses monstres gentils avec "Mais maman, pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils font du mal ?",
WonderMômes avec "Favoriser le langage avec les Images à raconter (coffrets Montessori)",
Maman Moderne Politiquement Incorrecte avec "Quelle éducation pour mes enfants après le 13.11.2015?",
Family's Power avec "Après les attentats".


jeudi 12 novembre 2015

Prendre soin de soi

Prendre soin de soi est un point important de la pédagogie Montessori et fait parti de ce que l'on nomme, la "vie pratique".
Ces petites choses, qui n'ont l'air de rien, développent, entre autres, l'estime de soi du tout petit :).
Voici quelques idées à ce sujet!
- Un environnement adapté:
Un aménagement de la maison est nécessaire pour que l'on puisse, en toute sérénité, donner la possibilité à l'enfant de "faire seul". Le précédent billet, "Environnement adapté et autonomie", en lien direct avec ce présent article, vous en dira plus sur le sujet :).
- Faire participer:
À chaque fois que cela est possible, assurons-nous que nous ne privons pas notre enfant d'une étape qu'il pourrait réaliser lui-même, et faisons-lui confiance.
- Du temps:
"Faire seul" prend parfois du temps...patience :). Aussi, organisez-vous en conséquence, le plus souvent possible ;).
- Décomposer nos gestes:
Nous ne nous rendons pas compte mais nous allons parfois beaucoup trop vite pour que nos enfants parviennent à analyser nos gestes. Dès que nous y pensons, essayons de décomposer nos gestes pour qu'ils puissent s'en imprégner et nous imiter quand ils seront prêts à la faire :).
- L'habillage:
Nous pouvons décrire nos gestes, dès la naissance.
Par la suite, pour faciliter la tâche à notre enfant, effectuons les choses toujours dans le même ordre (la couche, le body, le t-shirt, les chaussettes, le pantalon..par exemple ;)).
Le placard à vêtements sera idéalement en accès libre et notre enfant pourra choisir ses vêtements. Donnons-lui le choix entre deux ou trois pantalons par exemple, pas plus.
Les habits seront adaptés aux capacités du moment de notre enfant. Vous pouvez lui proposer des cadres d'habillage.
Pour rendre le moment ludique, pourquoi ne pas chantonner une chanson annonciatrice?
On peut leur donner des "petits trucs" qui peuvent rendre très sympa ce moment. Par exemple: mettre son manteau avec la technique dite "papillon" ou "super héros" (au choix ;)), technique très répandue en maternelle ;)!
Autant que faire ce peut, laissez-le participer :).
Chez nous, Titouan connait le nom des vêtements, il sait où va quoi ;). Il aime enlever son manteau et commence à vouloir enlever son pantalon et sa couche ;). Bref, se déshabiller c'est chouette ;)
Malgré, tous ces "bons" conseils, Titouan a horreur de "l'habillage"! S'habiller...pour quoi faire ;)?! On est quand même mieux en pyjama ;)!
- Se laver les mains:
Vous pouvez installer un lavabo d'apprentissage ou utiliser un marche-pied. Le savon sera en pain ou dans un flacon à pompe. Une serviette sera placée à proximité. Le lavage des mains est un moment qui revient souvent au cours d'une journée. Certains enfants apprécient et l'activité en elle-même présente déjà beaucoup d'intérêt. D'autres enfants auront besoin de "petits trucs": une chanson, une marionnette, etc. La meilleure motivation réside sans doute dans le fait de faire ensemble :).


- Se moucher:
Des boîtes de mouchoir sont idéalement à disposition. Titouan se mouche seul (et impeccablement bien) depuis ses 13 mois ;).
- Se brosser les dents:
Beaucoup de parents s'inquiètent de ce brossage de dents...Le mieux est, je crois, de ne pas trop se focaliser là-dessus et de se contenter de montrer l'exemple, pour commencer.
Titouan a montré un intérêt pour nos brosses à dents vers 11 mois. Nous n'en n'avions pas pour lui jusque là. (Il faut dire qu'il n'avait pas vraiment de dents :D). Nous lui avons donc offert sa première brosse à dents à ce moment là. Cela lui a tout de suite beaucoup plu! Depuis, nous nous brossons les dents, ensemble et régulièrement. Point encore de dentifrice mais cela ne saurait tarder. Je ne lui brosse jamais les dents. À tort ou à raison je ne sais pas. Mais, vu le tempérament de mon garçon, je pense que c'est le genre de choses qu'il n'aimerait pas..Il aime faire seul!! Et pour le moment, tout se passe bien, il se "brosse" les dents plusieurs fois par jour et énergiquement.
Et puis, j'ai pu observer que plus les parents insistent, plus les enfants résistent!!
- Faire sa toilette: 
Tout ce dont a besoin l'enfant (et qui ne présente pas de dangers!) peut être laissé à sa portée: brosse à cheveux, brosse à dents, etc.
Titouan prend un bain tous les deux jours environ. Il se lave seul et sans gant. Un flacon à pompe est pratique bien qu'il ait souvent besoin que je l'aide à appuyer ;). Je n'interviens pas beaucoup là non plus...Je me contente de lui dire "Et le pied?" lorsqu'il oubli une partie de son corps par exemple. Parfois je le lave un peu aussi :). Bref, c'est plutôt tranquille ;). Et Titouan adoore prendre le bain et se laver!!

Peut-être, comme moi, avez-vous parfois quelques difficultés à susciter la coopération de vos enfants dans certains de ces actes quotidien? Pour nous, par exemple, s'habiller et changer la couche..relève souvent du défi!!
Je vous prépare un article à ce sujet :).

Ce billet est ma participation aux "Jeudi éducations" de Wonder Mômes.
Eux aussi participent :):
Mademoiselle Mummy avec "2 ans et deux meilleures amies"; 
Méli mélo de ma vie avec "L'apprentissage de l'amitié";
Bulles de Plume avec "Sa meilleure amie".



Belle journée :)

mercredi 11 novembre 2015

Célébrer la St-Martin #2015

Vous connaissez probablement la fête de la Saint-Martin?
Jusqu'à mon stage dans un Jardin d'enfants Steiner-Waldorf, j'ignorais complètement l'existence de cette fête. Et j'ai été sous le charme :).
Les enfants avaient préparé un spectacle et rejouaient la légende. Ils avaient fabriqué des lanternes et avaient fait un défilé à la tombée de la nuit :).
La Saint-Martin est en premier lieu une légende religieuse et c'est pourquoi, étant athée, je n'ai pas adhéré tout de suite et à tout. Toutefois, il y avait tant de chaleur et de beauté, que j'en garde un très bon moment...et j'ai envie de le partager en famille et avec vous :).

Qui est donc Martin?
Martin de Tours est officier romain dans l'armée quand un jour d'hiver très glacial (en 337 à Amiens), à dos de cheval, il rencontre un mendiant grelottant de froid. Sans hésiter, il partage alors son manteau en deux et en donne une moitié au pauvre, afin que celui-ci puisse se réchauffer. La nuit suivante, le Christ lui apparaît, revêtu du demi-manteau offert au mendiant. Il a alors la révélation de la foi et se convertit au christianisme avant de devenir évêque de Tours. Depuis, le geste de Martin de Tours est devenu symbole universel de partage. Enterré un 11 novembre, Saint-Martin est désormais fêté tous les ans à cette date en Allemagne.

Il est tout à fait possible d'adapter la légende à des "croyances" athées tout en conservant les valeurs de partage de l'histoire. Vous pouvez en avoir un aperçu sur le blog"Le journal des champs", ici.

Je trouvais Titouan encore un peu jeune pour lui raconter la légende telle quelle. Je ne souhaitais pas non plus lui raconter comme une vérité vraie mais bien comme une légende. Je lui aies donc très raccourcie et réadaptée comme suit:
"Il y a très très longtemps, on raconte que vivait Martin. Il était bon et généreux. On dit qu'un soir, alors qu'il faisait froid, très froid, Martin se promenait à dos de cheval. Il portait un gros manteau bien bien chaud. Il rencontra un autre monsieur. Ce monsieur-là avait très très froid. Il n'avait pas de manteau. Il n'avait rien. Sans hésiter, Martin coupa son manteau en deux. Il en donna une moitié au pauvre monsieur qui avait froid. Et il garda l'autre moitié pour lui. Tous les deux étaient bien au chaud sous leur moitié de manteau. 
Martin rentra chez lui le coeur en paix et mangea un bon dîner, à la lumière des bougies, avec sa famille."

Pour préparer la St-Martin qui se fête donc le 11 Novembre, nous avons préparé une lanterne, bien que chez nous ce soit plus un photophore!!
Pour cela, rien de plus simple.
Vous aurez besoin de:
- un pot en verre,
- du papier de soie,
- de la colle de farine,
- d'un pinceau,
- d'une bougie (à Led ou chauffe-plat).

1. Préparez votre colle de farine à l'avance. (Je vous recommande la colle de farine qui est  non seulement écologique et comestible mais aussi très efficace!)
2. Découpez des carrés de papier de soie (ou, si vous trouvez, du papier lanterne)
3. Avec le pinceau, mettez de la colle sur le pot en verre et collez les petits papiers.
4. Laissez-le sécher puis placez une bougie à l'intérieur et admirez :).
Titouan a aimé mettre la colle sur le pot en verre et a collé quelques carrés de papier de soie. Un travail à quatre mains donc ;). Il a ensuite continué sur une feuille libre :).




Pour le goûter de la St-Martin, nous avons réalisé des petits pains en forme de bonshommes! Délicieux ;)!
Puis, pour que cette soirée de la Saint-Martin soit un peu spéciale, j'ai proposé une surprise à Titouan!
Je lui avais préparé un petit théâtre d'ombre :).
Pour cela, j'ai utilisé une caisse à vin dont le fond avait été enlevé. J'ai collé une feuille de papier sur l'un des côtés. J'ai découpé quelques silhouettes dans du papier noir.
Il y avait un cheval, deux hommes, un manteau. Pour le décor: un arbre nu, une maison et quelques autres. C'était tout simple :).
Au départ, je voulais uniquement raconter l'histoire de la St Martin. Puis, je me suis dit que mon garçon aimerait probablement quelques temps musicaux pour ponctuer le "spectacle".
Du coup, nous avons d'abord écouté "Laterne, Laterne". Puis, j'ai raconté l'histoire :). Le spectacle s'est terminé par la chanson, une dernière fois :). Titouan a été ravi!!
C'était une grande première pour moi et ce fut beaucoup de plaisir!! Il y a, bien sûr, quelques améliorations à apporter mais dans l'ensemble c'était très chouette ;)!
(À refaire! Et cette fois avec d'autres personnages et d'autres histoires :)!)
Je vous reparle bientôt de ces fêtes et ces traditions qui rythment chaleureusement l'année et qui apportent tant de beaux souvenirs en famille :).








Bonne soirée à tous :).

mardi 10 novembre 2015

Autour d'un thème

"Travailler autour d'un thème" est très répandu dans les écoles maternelles. L'instituteur donne un thème, une idée, un projet et les enfants se penchent sur la question, avec plus ou moins d'enthousiasme.
Cette façon de procéder ne me parait pas toujours très pertinent dans un groupe "classe". En effet, les goûts et les centres d'intérêts diffèrent tellement d'un enfant à un autre! Je vous en parlais déjà ici.
À la maison, ou en petit effectif, je trouve cela beaucoup plus judicieux! On partira alors de son enfant, de ce qu'il aime et de ce qui le questionne. Il pourra également s'agir d'un prolongement d'une visite au musée, d'un album, d'un spectacle, d'une rencontre, etc.
Pour s'organiser, il faudra penser large et ouvrir le thème le plus possible, de façon à ce que le tout petit ait le choix et plusieurs pistes.
Le thème s'articulera autour de divers outils de médiation tels que:
- un livre;
- une chanson;
- une activité créative;
- une activité sensorielle;
- une sortie;
- une expérience scientifique;
- etc.
Mais le thème peut aussi découler de l'un des outils présentés ci-dessus.
Petite précision: Pour apprendre, le tout-petit n'aura pas besoin que nous lui proposions tout ceci. En effet, il apprendra en se saisissant de ce qui lui parle, de ci, de là.
Travailler autour d'un thème qui correspond au plus près des centres d'intérêts de votre enfant est avant tout une façon d'échanger sur ce qui lui plaît. Le plaisir est essentiel :). 
Avant de choisir un thème, il vous faudra donc l'observer et échanger afin de savoir ce qui l'intéresse!
Le temps que vous passerez ensuite sur le thème dépendra de l'enthousiasme de votre enfant sur le sujet. Une semaine, un mois...une année! À vous d'adapter.
Le thème pourra aussi tourner autour d'une fête (Noël par exemple) bien sûr!. Là, pour le coup, cela ne part pas de l'enfant directement mais cela l'inscrit dans nos coutumes familiales, indispensables au sentiment d'appartenance.

Il me semble intéressant de préciser que l'idée du thème est à utiliser parcimonie. En effet, je trouve cela dommage de ne plus faire que cela, de chercher ce qui pourrait intéresser son enfant, tout le temps! Car, la liberté dans la création est, selon moi, essentielle et primordiale :).
Si vous "travaillez" autour d'un thème, n'oubliez pas de proposer en libre service d'autres activités créatives: peinture, pâte à modeler, dessin, etc.

Je vous invite à lire ces deux articles rédigés précédemment:
- La peinture dans les pédagogies alternatives
- Les arts plastiques

En attendant, à la maison, Titouan peint tous les jours (ou presque!) de façon tout à fait libre, autonome et spontanée :)!


Belle journée :)

dimanche 8 novembre 2015

Questions de parents # Je pars en déplacement

Aujourd'hui, je réponds à la première "Questions de parents", posée par Nathalie! (Merci à toi :)). 

La question de Nathalie: Je pars en déplacement professionnel, comment préparer mes enfants de 2 ans à mon absence et que faire pendant ces trois jours? 
La maman (Nathalie) doit s'absenter pour quelques petits jours. Pendant ce temps, ses enfants de presque deux ans seront gardés par leur papa, leur nounou et leur grand-mère (au besoin)! 
Merci Nathalie pour cette question qui va probablement en intéresser plus d'un!
Il est en effet, très courant, que l'un ou les deux parents doivent s'absenter pour raison professionnelle par exemple ou pour un petit week-end en amoureux :).
Nous ne parlerons donc pas du tout dans cet article d'une absence imprévue (en cas d'accident par exemple) mais bien d'absence qui peut être préparée. Nous ne parlerons pas non plus de l'absence prolongée (au-delà de trois/quatre jours).


Comment préparer les enfants à l'absence d'un parent?
Soyez rassurés, une séparation, bien qu'elle ne soit jamais anodine, n'implique pas obligatoirement un sentiment d'abandon ;).
Vous pouvez commencer à parler de votre future absence très brièvement lorsque le projet se fait: "Dans  quelques temps, je partirai trois jours pour mon travail. Et vous, vous resterez avec Papa :)."
Puis, parlez-en de nouveau une petite semaine avant. Cette fois-ci, sérieusement: expliquer que vous allez partir et pourquoi, combien de temps, avec qui ils vont rester, ce qu'ils vont faire...et que vous allez revenir!!
Il est possible que les enfants réagissent. N'ayez pas peur d'accepter et d'accueillir le chagrin, la protestation légitime, etc.
N'hésitez pas à leur dire ce que vous ressentez vous aussi. Ne leur dîtes pas non plus que vous n'avez pas le choix, c'est rarement vrai de vrai ;). Dites-leur plutôt que vous avez très envie d'aller à cette formation, que vous avez très envie d'apprendre de nouvelles choses, etc.
Vous pouvez préparer un ou deux t-shirt, imprégnés de votre odeur.
Vous pouvez préparer un mini calendrier, comme ceux de l'avent, avec une image, un dessin, un petit mot, un jouet, un livre; etc.

Que faire pendant ces jours d'absence?
Il est important que vous précisiez aux personnes qui les garde qu'il est primordial que les enfants puissent exprimer leurs ressentis pendant cette courte période.
Il est important aussi que les personnes qui s'occupent d'eux parlent de vous, tous les jours, et qu'elles n'aient pas peur de réveiller les larmes. C'est important que "ça sorte".
Les enfants pourront compter les jours grâce au mini calendrier et sentir votre présence :).
Le papa pourra montrer des photos de vous, dire que vous pensez à eux et que vous reviendrez dans 3, 2, 1 jour(s)...
Et Skype, etc? Je ne suis pas contre personnellement! Enfin, je ne le suis plus ;).
J'ai pu voir autour de moi combien ce genre de choses pouvaient être très douloureux à vivre pour les enfants, une fois que l'image du parent disparaissait derrière l'écran. Maintenant, j'ai pu aussi en faire l'expérience avec Titouan. Pour la petite anecdote: Son papa a beaucoup travaillé ces derniers temps et Titouan semblait ressentir son absence. Il avait de nouveau du mal à s'endormir, etc. Et puis un soir, je me suis dit: "Tiens, et si on faisait un "face time" avec son papa?". Titouan n'a pas l'habitude des écrans mais nous avions déjà fait quelques "face time" dont deux avec son papa et cela s'était mal passé à la fin...Titouan a été très très triste...si bien qu'il a fallu que je rappelle le papa pour calmer la crise...Mais ce soir là, c'était différent, je lui ai dit:"On va dire bonne nuit à papa?". Et Titouan a été ravi de le voir, de l'entendre. Il lui a dit au revoir et bonne nuit tout sourire. Dix petites minutes plus tard, il dormait comme un bienheureux :D.
Donc je ne suis ni pour ni contre, je pense que c'est à voir ;). Faîtes-le uniquement si vous le sentez. Parce que vous, vous risquez de vous mettre à pleurer en voyant vos petits ;)!!

Le plus dur dans cette histoire de séparation risque finalement d'être pour vous ;).

Et je salue ton courage Nathalie :).

N'hésitez à poursuivre la réflexion ou à partager votre expérience en commentaire :).

Vous avez jusqu'à la fin du mois de Novembre pour poser vos questions sous cet article. J'aviserai ensuite et vous solliciterai de nouveau, au besoin :). Merci à vous!

J'espère que vous avez passé un beau week-end :)!

vendredi 6 novembre 2015

L'acquisition de la "propreté"

Aujourd'hui, je vous parle d'un sujet on ne peut plus glamour...la "propreté" ;)!

Lorsqu'approche les deux ans d'un enfant, il est difficile d'échapper aux fameuses questions de l'entourage: "Est-il propre?", ou encore, "Où en est-il avec la propreté?".
Et cette formulation me dérange, surtout quand le jeune enfant dont il est question n'est pas loin et écoute d'une oreille discrète mais toutefois attentive. Cela voudrait-il dire que mon enfant, s'il n'est pas "propre", est sale??? C'est un terme qui peut profondément blesser un tout petit dont l'estime de soi est en pleine construction et est donc, fragile. Fort heureusement, certains spécialistes de la petite enfance se sont penchés sur la question et préfèrent le terme "continent". En effet, nous ne disons pas d'une personne âgée qu'elle n'est plus propre mais bien q'elle est incontinente. Et c'est, je trouve, plus agréable et respectueux pour tout le monde.
Alors, ici, nous parlerons plutôt de continence que de "propreté"!
D'autre part, ces questions de l'entourage peuvent mettre la pression à notre enfant et peut-être même à nous, parents! Non?

J'ai travaillé pendant plus de sept ans avec moult enfants âgés principalement de 2 à 4 ans...alors autant vous dire que j'ai abordé le sujet de nombreuses fois et sous différents angles!
Et je sais combien l'acquisition de la propreté inquiète de nombreux parents.
Ici, je me propose de partager quelques conseils et de vous faire part de notre expérience avec Titouan.

Quand commencer?
Maria Montessori note que cette période sensible survient entre les 12 et les 18 mois de l'enfant.
Pour tout vous dire, je n'ai rencontré aucun enfant de moins de 22 mois qui était continent. En moyenne, les enfants s'y intéressaient plutôt aux alentours de 26 mois.
Partez de l'intérêt de votre tout petit et voyez s'il est prêt à acquérir la dite "propreté". 
Les signes qui montrent que c'est le bon moment pour lui sont de nature physique et psychologique.
Il doit savoir monter et descendre les marches facilement. Il se montre curieux sur le sujet. Il sait exprimer (dire ou signer) lorsqu'il a fait pipi ou caca. Il semble gêné par une couche souillée. Et surtout, il a envie de grandir :).
Ce n'est pas parce qu'il ne veut plus mettre de couches qu'il est prêt. Refuser de mettre sa couche peut être tout simplement pour lui une manière de s'affirmer :).

Comment procéder?
La continence ne s'apprend pas! Elle s'acquiert!
Dès son plus jeune âge, proposez-lui de vous accompagner aux toilettes et expliquer lui tranquillement ce que vous y faites. Familiarisez-le avec le bruit de la chasse d'eau par exemple.
L'idée maîtresse est de démocratiser le fait d'aller aux toilettes ou sur le pot. Cela rassure le petit enfant.
Lorsque vous lui changez la couche ou en amont, lorsque vous identifiez qu'il fait ses besoins, verbalisez-le et signez-le si vous pratiquez la communication gestuelle (Changer la couchePipiCaca) .
Evitez de lui dire que son caca est "sale" ou "sent mauvais" d'un air tout dégoûté, il pourrait entretenir une relation peu saine avec cette partie de lui...Uriner et déféquer est tout à fait naturel et c'est important que votre petit en ai conscience :).
Achetez un pot même si votre enfant n'est pas tout à fait prêt! Ce sera plus facile d'aller sur le pot s'il est visible ;). Expliquez lui simplement et tout tranquillement ce à quoi cela sert: "C'est un pot! Quand tu seras prêt tu pourras y faire pipi et caca :)". Laissez le jouer avec, s'y asseoir habillé, etc. Bref, faire connaissance avec l'objet.
Une fois que vous avez identifiez la période propice, vous aiderez votre enfant en lui proposant des vêtements faciles à mettre et à enlever. En parallèle, les cadres d'habillage issus de la pédagogie Montessori peuvent être très intéressants si votre enfant est prêt. Sans pression ni attente.

Ça y est l'aventure commence? Point de punition ou de récompenses!! C'est parfaitement inutile! Votre enfant sera continent lorsqu'il sera prêt, c'est tout .

S'il fait suffisamment chaud, vous pouvez le laisser tout nu à la maison. Cela facilitera les choses (et le nettoyage!).
En cas "d'accidents" n'en faites pas cas. Expliquez-lui simplement qu'il est préférable qu'il fasse ses besoins sur le pot ou dans la couche, la prochaine fois.
Laissez-lui le choix de mettre ou non une couche. C'est son affaire.

L'enfant peut avoir envie de jouer avec ses selles, mais comme il ne peut pas bien entendu (!), la pâte à modeler (ou de l'argile) est une alternative qui convient parfaitement ;).

Il n'est pas prêt finalement? Il y a beaucoup de fois où votre enfant ne fait pas sur le pot?
N'ayez absolument aucune crainte à lui remettre des couches! Il a peut-être besoin d'encore un peu de temps. Il est possible aussi qu'il ressente le besoin d'être rassuré sur le fait que c'est lui qui décide quand il est prêt ou non: "C'est moi qui décide quand j'ai besoin de couches! C'est moi qui décide quand je serai prêt à aller sur le pot!". N'ayez pas peur de l'écouter: "C'est toi qui décide de quand tu es prêt :)".
Devenir continent c'est aussi accepter de grandir et ça...ce n'est pas toujours facile à vivre pour un tout petit! Et peut-être même un peu pour ses parents aussi, qui sait ;)?

La continence s'acquiert et ne s'apprend pas. S'il faut rappeler à un petit enfant d'aller sur le pot c'est qu'il n'en n'ai pas encore là...Inutile de lui dire: "Si tu as envie de faire pipi, tu vas sur le pot!". S'il a envie d'uriner et qu'il est prêt, il ira de lui-même sans que vous ayez besoin de le lui rappeler ;).

Petite anecdote: Une année, une petite fille de 3 ans n'était pas encore "propre". Elle ne resterait pas au Jardin d'enfants l'année suivante et intégrerait donc l'école traditionnelle. Et, vous le savez, l'une des conditions pour y entrer est la "propreté"! Ses parents lui avaient dit "Si tu ne vas pas sur le pot, tu ne pourras pas aller à l'école..". La fillette avait tout compris...elle ne voulait pas aller à l'école!!

Vous trouverez un peu partout des conseils en tout genre sur le sujet, cela ne manque pas ;)! Il y a beaucoup d'idées. Parfois contradictoires.
Choisissez ce qui correspond le plus à votre vision des choses et aux besoins de votre enfant :).
Et, soyez rassurés, quoi que vous fassiez, votre enfant sera nécessairement continent! C'est dans l'ordre des choses :)!

LE conseil que je donnerai serait de simplement laisser un pot à disposition et de laisser faire :).

Quel pot choisir?
Le pot sera le plus simple possible. Pas besoin de gadget ou autre! Chez nous, il s'agit d'un pot ergonomique Ecopitchoun.
Avec un pot classique, l'élimination des selles n'est pas facilitée, et la vessie ne se vide pas complètement.
Le pot anatomique est plus bas, incurvé, et a une assise morphologiquement adaptée. Le tout petit sera dans une position accroupie, ce qui facilite l'élimination des selles et permet de vider complètement la vessie.
Choisissez plutôt un pot de couleur claire, cela permettra à votre enfant curieux de mieux voir ce qu'il a fait dans le pot ;-).
Certains enfants aimeront personnaliser leur pot en le décorant de gommettes par exemple :). C'est une façon de s'approprier l'objet :).

Notre expérience:
C'est vers 11 mois que Titouan a commencé à signer "changer la couche" de façon appropriée. Il signait avant de faire ou pendant. Il avait donc plus ou moins conscience de ce qui se passait dans son corps.
Nous avons, très tôt, habituer notre garçon aux toilettes en lui permettant de venir avec nous. Il s'est ainsi familiarisé avec le bruit impressionnant de notre chasse d'eau et sait parfaitement ce que nous y faisons ;-)!
Dès qu'il a su marcher, nous lui avons changé la couche debout et nous lui avons permis de jeter sa couche sale à la poubelle. Nous avons remplacé ses couches classiques par des couches culottes à ce moment là aussi.
Aux alentours de ses 15 mois, nous l'avons sensibilisé, l'air de rien, en lui expliquant qu'un jour, quand il serait prêt, il irait faire ses besoins dans un pot ou aux toilettes. Nous lui avons montré l'image de l'objet en question, qui était dessiné dans un imagier à toucher.
À la même période nous avons signé plus particulièrement autour du sujet (PipiCaca).
Vers 16 mois, Titouan signait lorsqu'il faisait "caca". Il commençait à maîtriser les escaliers ;-). Il ne semblait absolument pas gêné par une couche sale.
Nous lui avons installé, vers 17 mois, un petit endroit dans les toilettes avec un pot et un bac à livres.
Lorsque Titouan exprime son besoin, nous lui demandons quelquefois s'il souhaite aller sur le pot. Parfois il y va. Parfois pas. Le pot est aux WC, et Titouan apprivoise l'objet.
Je ne l'y mets pas à heure fixe et je le laisse simplement faire sa petite vie.
On entend souvent que c'est important de mettre son enfant sur le pot toujours au même moment. Or, pour moi, cela ressemble à du conditionnement...!
Titouan joue beaucoup avec son pot. Il s'assoit dessus tout habillé ou tout nu et dit "Pipi" ou "Caca". Maintenant, il ne fait pas dans son pot!
Enfin...il ne faisait pas! Deux petits jours après ses 20 mois, Titouan s'est exclamé "Pipi" en signant "Caca" (;)) et je lui ai alors demandé: "Tu veux faire pipi sur le pot?". Il s'est précipité vers son pot en criant: "Pot! Pot!", je l'y ai installé et là...son premier caca sur le pot :D! (Je vous l'ai dit cet article est terriblement glamour!!). C'était très surprenant!! Je ne m'y attendais pas du tout! Et lui non plus, je crois ;)!
Cela veut-il dire que Titouan est continent? Absolument pas, non! Cela signifie simplement qu'il a concrétisé quelque chose. Cela fait trois mois que ce pot est là, qu'il s'y assoit régulièrement pour jouer, qu'il dit "Pipi/Caca" en s'asseyant dessus, etc. Là c'est concret ;)!

Nous allons continuer comme nous avons fait jusque là, de façon "cool", sans pression aucune et nous allons continuer de le laisser tranquille!
Je n'attends rien de mon enfant et je sais que cela viendra naturellement, quand il se sentira prêt. Je lui fais entièrement confiance!!
Si j'ai choisi d'acheter un pot ce n'est pas parce que je sentais mon garçon déjà prêt, hein ;)! Mais, je suis partie du principe que ce serait plus facile pour lui de demander à y aller et de s'y intéresser s'il l'avait sous les yeux ;-).

Quand s'inquiéter?
Certains enfants ont peur de déféquer dans le pot. C'est inquiétant pour eux. Vous pouvez les rassurer, leur expliquer, etc. Et n'insistez pas, ne forcez pas. Cela n'est sans doute qu'une phase, cela passera naturellement.
Hormis certains cas pathologiques, il n'y a absolument pas à s'inquiéter au sujet de la "propreté"!
Que votre enfant ait été continent à 19 mois1/2 ou à 3 ans, cela ne se verra pas à 18 ans ;)! Et c'est pareil pour toutes les acquisitions!
Alors le mieux est surtout de ne pas en faire toute une histoire :)!

Quelques albums qui en parlent...:
- "L'art du pot" de Jean Claverie. C'est un véritable coup de coeur! Les illustrations sont formidables, le ton est décomplexé et humoristique. Bref, j'adore!
- "Le corps" de la collection "L'imagerie des bébés". Il ne parle pas directement du sujet mais cela peut inciter le petit enfant à nommer les différentes parties de son corps, ce qui est déjà pas mal pour commencer ;).
Et, tout récemment, j'ai commandé:
- "Sur le pot", livre animé de Marianne Borgardt et Marie Chambliss. Interactif et ludique :). Mais pas encore lu à Titouan!
- "De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête" de Werner Holzwarth et Wolf Erlbruch. Cet album est absolument génial et irrésistible! Il semblerait presque que ce soit l'album le plus drôle à ce sujet! Vraiment je vous le conseille!!
Toutefois, je vais attendre encore un peu avant de le présenter à Titouan! Mais j'ai trop hâte de partager cela avec lui!
- "Où va l'eau?" de Jeanne Ashbé. "L'eau du seau va dans le verre. Et où va l'eau du plat? Cette eau-là va dans le bol à pois. Et quand Lili boit, où va l'eau du bol à pois? Dans le pot de Lili!"
Pour un enfant âgé d'environ trois ans, vous pouvez, pourquoi pas, vous procurer les livres plus "sérieux" de Catherine Dolto, tels que "Caca prout" ou "Propre".

Ces albums sur le sujet pourront lui permettre de s'identifier au personnage et de parler plus facilement de ce qu'il vit.
Nous avons commencé à lire avec Titouan: "Le corps" vers 13 mois et "L'art du pot" vers 18 mois.

Pour aller plus loin:
Certaines personnes pratiquent ce que l'on appelle l'Hygiène Naturelle Infantile. Pour en savoir plus, je vous dirige vers ce site qui vous dira tout sur le sujet!
Je n'ai pas eu le courage avec mon premier bébé mais avec le second peut-être?

Et vous, quelle est votre expérience?
Belle journée :)


jeudi 5 novembre 2015

Environnement adapté et autonomie

Aujourd'hui, en lien direct avec cet article, je vous propose quelques idées d'aménagement d'espace adaptées à un jeune enfant (dès 15 mois environ) et qui vont l'accompagner dans sa quête d'autonomie :).
Avant de commencer, quelques précisions:
-un aménagement de l'espace aussi "parfait" soit-il n'a d'intérêt qu'accompagné par un adulte bienveillant et positif.
-chaque pièce est sécurisée (cache-prises par exemple)!,
-une place pour chaque chose et chaque chose à sa place afin de répondre au besoin d'ordre du jeune enfant et favoriser son autonomie.
Par ailleurs, ce qui suit ne sont que des propositions. Si vous souhaitez revoir l'organisation de votre maison, il va de soit que cela se fera en fonction de votre espace, de votre enfant, de vos envies (à vous et à lui) et de votre tolérance.
Cet aménagement de la maison s'adaptera aux nouvelles capacités et envies d'autonomie du jeune enfant, au fur et à mesure.
Voici donc un petit tour d'horizon, pièces par pièces, de notre chez nous!

Dans le salon:
C'est dans cette pièce (par manque de place dans le cuisine (!)) que se passe les repas de Titouan. Il déjeune et dîne avec nous grâce à une chaise évolutive. Il y monte seul depuis ses seize mois environ et en descend seul depuis peu (ses 18 mois je dirai)!
Il goûte à une table basse et sur une petite chaise à sa taille. (Ou sur le canapé ;)).
Cette petite table nous sert aussi lors de certaines de nos activités.
Un petit buffet, à sa hauteur, abrite son cahier de dessin, des crayons, des gommettes, de la peinture, des craies, etc. Tout est rangé dans des petites boîtes séparées. Quelques jouets sont aussi à sa disposition.
Dans notre bibliothèque familiale, nous lui avons réservé un casier pour certains de ses livres :-).




Dans la cuisine:
Titouan a accès à certains placards et, par conséquent, tout ce qui s'y trouve ne présente pas de danger pour lui. Au contraire même, certains objets vont le passionner. C'est le cas par exemple des casseroles, de petits saladiers, de moules, etc. Tout ce qui est coupant ou autre est rangé en hauteur.
Nous avons pu installer une "tour d'observation" (depuis ses 13 mois) qui nous est très utile lorsque mon garçon veut nous observer à l'oeuvre ou nous aider à cuisiner!
Dans l'un de nos tiroirs du bas, quelques accessoires lui sont directement destiné: assiettes, verres, couverts. Mais, il contient aussi notre propre vaisselle.
Il nous aide avec grand plaisir à débarrasser le lave-vaisselle :).
Récemment, nous avons fait l'acquisition d'une petite carafe qui lui permet de commencer à se servir seul.
J'aimerai, à l'avenir, lui réserver un petit espace "ménage". Pour le moment, éponge, chiffon, pelle, balayette, seau et aspirateur (!) sont mis à sa disposition mais de façon encore pas assez organisée à mon goût! Maintenant cela ne l'empêche pas de s'en servir plusieurs fois par jour ;).
Nous lui permettons d'ouvrir le réfrigérateur et de choisir un laitage ou du fromage au moment du dessert ou du goûter!


Dans l'entrée:
Nous avons installé une petite chaise pour qu'il puisse s'y asseoir lorsque nous lui enlevons ou mettons ses chaussons/chaussures/bottes. Ces derniers sont d'ailleurs rangés au premier étage de notre range-chaussures. Titouan peut donc y accéder aisément. Nous avons également fixé une parterre, à 55 cm du sol, qui lui permet d'accrocher fièrement ses petites affaires!
Il commence à s'intéresser au fait de s'habiller seul ou de mettre ses chaussures et ses chaussons.



Dans la salle de bain:
Avant d'utiliser un simple tabouret, nous nous servions de notre tour d'observation pour que Titouan ait accès au robinet et qu'il puisse se laver les mains et se brosser les dents.
Certains trouveront aussi utile de se servir d'un lavabo d'apprentissage. Nous avions essayé, dans le même genre, de lui créer un petit espace similaire mais cela n'a pas convenu à Titouan qui a préféré utiliser le même lavabo que nous, le même pot à brosse à dents, etc.
Notre tour a été vraiment multi-fonctions puisqu'elle nous permettais de lui changer la couche debout! En effet, il s'appuyait à la barre.
Dorénavant, nous lui changeons toujours la couche debout mais au sol!
Enfin, son placard à vêtements est installé dans notre salle de bain. Nous trouvions cela plus pratique d'avoir tout à portée de mains à la sortie du bain ou après lui avoir changé la couche!
Son placard est bas, ce qui lui permet d'accéder facilement à ses habits. Habits, que nous choisissons faciles à enfiler!
Titouan choisit régulièrement ses vêtements. Nous lui laissons le choix entre deux pantalons qui nous conviennent, par exemple.
Lors du bain, notre garçon a montré une envie de se laver seul vers ses un an. Aujourd'hui, il se lave presque entièrement seul (à l'exception des cheveux, du visage et du dos!). Pour faciliter cela, nous lui proposons un gel lavant à pompe.

Dans les WC:
Un pot et un bac avec quelques livres!
Je consacrerai prochainement un article sur la "propreté". Peut-être cela vous intéressera-t-il?

Sa chambre:
Dans sa chambre tout est à sa hauteur (ou presque!). Et tout ce qui est à sa portée est sécurisé.
Son matelas est au sol (vous pouvez consulter l'article "Autonomie et lit au sol"). Maintenant nous faisons encore beaucoup beaucoup de cododo ("Notre expérience du "cododo"").
Petite précision concernant le lit au sol ;): Certains enfants n'approuvent pas le lit au sol et ont besoin de sentir les limites d'un lit à barreaux. C'est très bien aussi. L'important étant de répondre aux besoins de son enfant bien sûr ;)!



Pour compléter cet article, je vous conseille le livre "Le quotidien avec mon enfant" de Jeannette Toulemonde et je vous invite à lire "Éveiller, épanouir, encourager son enfant-La pédagogie Montessori à la maison" de Tim Seldin.

Enfin, pour l'accueil d'un nouveau-né, je vous redirige vers les précédents articles: "Un espace pour l'activité" et "L'univers du bébé" inspirés, entre autres, de l'ouvrage "60 activités Montessori pour mon bébé" de Marie-Hélène Place.

Bon Jeudi!!

Ce billet est ma participation aux "Jeudis éducation" organisés par Wonder Mômes.
Ils participent aussi:
- Maman Pouce avec "Qui dit réaménagement dit rangement!";
- Creativemumandco avec "Comment faire ranger les enfants????";
- Félie et ses monstres gentils avec "Ta chambre est rangée?"
- Parent Ultime avec "Amener les enfants à coopérer, le truc des 3 «OUI»";
- Family's Power avec "Le monde appartient à ceux qui rangent";
- Mademoiselle Mummy avec "Apprendre le rangement avec une maman bordélique : impossible ?";
- WonderMômes avec "Moi, WonderBoy, 10 ans, bordélique anonyme";
- Les idées du Samedi avec "Ranger la chambre d’un ado: une épreuve digne d’un héros mythologique".