vendredi 28 août 2015

Communication gestuelle # 5

Le dernier bilan de notre aventure avec la communication gestuelle était il y a trois mois. Voici celui des 18 mois où je vous parle signes bien sûr mais aussi premiers mots! Et oui on est en plein dedans :)!.
Titouan utilise toujours les mêmes signes (que vous pouvez voir ) et d'autres se sont ajoutés. C'est le cas de:
Oiseau, Escargot, Papillon, Fleur, Lapin, Fromage, Eau, Chaussure, Câlin, Poubelle, Clé, Lumière/Allumer, Chapeau. Plus de dix nouveaux signes donc!

Nous commençons tout juste à ajouter les signes suivant:
- Bleu
- Vert

Et je crois que nous nous arrêterons là! C'est déjà pas mal, non?

Certains signes ne sont pas reproduits à l'identique, un peu comme le sont parfois certains premiers mots.
Lorsque c'est le cas, il est conseillé de ne pas faire remarquer son « erreur » mais plutôt de continuer d'utiliser correctement le signe. Tout simplement, comme on le fait avec un mot.
Il m'est aussi arrivé de me tromper, moi ;). Du coup, j'ai été bien embêtée car Titouan s'est emparé de ce « mauvais » signe immédiatement ! J'ai donc rectifié le tir en lui expliquant que j'avais fait une erreur et j'ai signé le « bon » à chaque fois. Titouan en a été un peu dérouté mais en quelques petits jours, c'était réglé ;).

Par ailleurs, Titouan n'associe pas encore deux mots lorsqu'il parle. Par exemple, il ne dit pas : « Papa d'acco' » pour « Papa est d'accord ». Par contre, il lui arrive très souvent d'associer un mot et un signe. Par exemple, il peut dire « Papa » puis signer « Câlin ». Ce qui signifie, comme vous l'aurez deviné, « Un câlin à Papa », ou « Je veux faire un câlin à Papa ». Ce sont là, ses premières « phrases » à lui :). Et nous fondons littéralement !!

Nous chantons beaucoup et "Petit escargot" est toujours autant appréciée de Titouan. Il la signe presque parfaitement :). Pour voir toutes nos chansons en LSF c'est par .

En parallèle, comme je vous le disais ici, il est très intéressé par les onomatopées et du coup, il imite maintenant le chat, le chien, le poisson, le serpent, le lion, le loup, le canard, le mouton, le cochon, la poule, le coq, l'abeille, la voiture, le son du bisou, le son du vent, le son de se moucher!
Il prononce les mots suivants: "Papa", "Maman", "Vovo" (à comprendre "Jojo" petit nom de notre chien!), "Ma" (pour "Mina" prénom d'une de nos chattes!), "Mamie Nanou", "Guitare", "Compote", "D'acco'" (pour "D'accord"), une drôle d'onomatopée pour dire "Poubelle" ;), "Babon" pour "Ballon", "Banane", "Hisse" (pour "Ho hisse!"),...
Il est très intéressé par le langage et la communication. Il tente de répéter beaucoup beaucoup de choses! Tout le temps en fait ;)!
Ces onomatopées et ces premiers mots constituent de jolis souvenirs pour nous, ses parents :). Même si cela n'a rien à voir avec la communication gestuelle ;)!!

Je sais que certains d'entre vous suivent notre aventure avec la communication gestuelle et se sont lancés à leur tour!
N'hésitez pas, dans les commentaires, à partager votre expérience ou à poser vos questions :).

Voici notre garçon qui signe "Encore", puis "Gâteau", deux de ses signes préférés :D!



Belle journée :).

jeudi 27 août 2015

Ma bibliothèque "idéale": Pédagogies alternatives/Éducation bienveillante




Un nouveau libellé, intitulé "Ressources" vient de voir le jour sur le blog. En effet, suite à la requête d'une amie, voici un résumé des livres que je conseillerai de lire autour des pédagogies alternatives et de l'éducation bienveillante.
Pour le moment, je vous donne uniquement des titres et je reviendrai sur certains, dans d'autres billets. Je vous parlerai notamment de deux d'entre eux!  

# Concernant les pédagogies alternatives:
De Maria Montessori:
Et bien d'autres encore!
Les quatre premiers cités étant les plus accessibles et agréables à lire (à mon sens!).

À propos de la pédagogie Montessori:
60 activités pour mon bébé de Marie-Hélène Place et Eve Herrmann,
(Le blog "Eduquer différemment" en parle à la perfection ici.)
100 activités d'éveil Montessori de Eve Herrmann,
Éveiller, épanouir, encourager son enfant de Tim Seldin,
Le quotidien avec mon enfant de Jeannette Toulemonde,
Montessori pour les bébés de Murielle Lefebvre.
Avec une nette préférence pour les quatre premiers :-)

Autour de Rudolf Steiner:
Eh bien très honnêtement je n'ai lu aucun ouvrage en entier de ce pédagogue...il faut dire que ses textes sont souvent inaccessibles pour une "mortelle" comme moi et très ésotériques...
En voici cependant quelques titres (à lire pour les courageux):
- "Philosophie de la liberté" de R. Steiner,
- "Education, un problème social" de R. Steiner,
- "Eduquer vers la liberté" de F. Carlgren et A. Klingborg.
Mais en voici un nettement plus facile à lire:
La progression de la peinture et du dessin dans les écoles Steiner-Waldorf de Bernadette Hégu.
Si quelqu'un connaît des livres simples écrits par Rudolf Steiner lui-même qu'il n'hésite pas à me transmettre l'info :-)!

Les pédagogies Reggio, Mason, Decroly, Freinet et d'autres!:
La pédagogie à Reggio Emilia, cité d'or de Loris Malaguzzi, d'Emilie Dubois,
- La pédagogie Charlotte Mason 1, de Laura Laffon,
- La pédagogie Charlotte Mason 2, de Laura Laffon,
- Quinze pédagogues, de Jean Houssaye.

Les pédagogies alternatives vous intéressent? Voici quelques articles à ce sujet.

# Concernant la parentalité positive et l'éducation bienveillante, je vous propose:

De Thomas Gordon:
Parents efficaces,
Eduquer sans punir.

D'Adèle Faber et Elaine Mazlish:
- Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

De Catherine Gueguen:
- Pour une enfance heureuse.

De Jane Nelsen:
- La discipline positive

D'Alison Gopnik, d'Andrew Meltzoff et de Patricia Kulh:
- Comment pensent les bébés?

La liste n'est évidemment pas exhaustive et il se peut que j'en ai oublié et que je sois très probablement amenée à en ajouter d'autres au fur et à mesure de mes lectures!
N'hésitez pas à y contribuer également en laissant un commentaire :-).
Dans un prochain article, je pense regrouper divers blogs et sites sur le thème. Qu'en pensez-vous?
Belle journée à vous :).

mercredi 26 août 2015

Livre-cd: Bulle et Bob dans la cuisine

Aujourd'hui, je vous parle du livre-cd "Bulle et Bob dans la cuisine". Raconté et chanté par Nathalie Tual, merveilleusement illustré par Ilya Green et arrangé par Gilles Belouin!
C'est dans un univers doux et réaliste qu'évoluent Bulle et son grand frère Bob. Ensemble, ils vivent des plaisirs simples et des aventures proches des tout-petits.
Ici, les deux enfants réalisent des sablés et nous embarquent dans la cuisine!
L'histoire est courte (20 min) et il y a une alternance très réussie entre chansons et textes. Les comptines sont entraînantes et gourmandes! Les arrangements sont de qualité! Les illustrations sont chaleureuses. C'est un régal pour les yeux et les oreilles!


Bon mercredi avec "Chut, les enfants lisent...", le rendez-vous organisé par le blog "Devine qui vient bloguer?", de retour après quelques semaines de vacances!!

mardi 25 août 2015

DIY: Colle de farine pour premiers collages

Aujourd'hui, je vous propose une recette de colle naturelle et économique. Elle est également sans grand danger si votre enfant voulait y goûter (bon, on évite quand même, hein ^^).
Son précieux avantage est aussi qu'elle est bien blanche, ce qui permettra à votre petit de bien voir là où il a mis de la colle!
La recette est d'une simplicité et d'une rapidité déconcertante, vous allez voir!:
Pour ce faire, il vous faudra:
- 1 verre de farine,
- 1 cuillière à soupe de sucre en poudre,
- 1 verre d'eau.

Vous aurez aussi besoin de:
- 1 fouet,
- 1 casserole,
- 1 pot en verre hermétique.

1. Dans une casserole, verser le sucre et la farine.
2. Y ajoutez le verre d'eau tout en fouettant pour ne pas qu'il y ait de grumeaux.
3. Chauffez à feu doux tout en ne cessant de mélanger.

La préparation est prête lorsqu'elle a pris la consistance d'une béchamel.
Versez alors dans le pot. Laissez tiédir. Et voilà!!
La colle se conserve environ quatre jours au réfrigérateur.

Les premiers collages de Titouan:
J'avais en amont découpé quelques ronds dans l'une de ses peintures. J'ai mis un peu de colle dans un ramequin.
J'ai montré à Titouan comment procéder et il a tout de suite saisi le principe! À croire qu'il était vraiment inutile que je lui montre quoi que ce soit...
Il a eu plaisir à utiliser le pinceau et la colle. Il a mis de la colle sur sa feuille puis il a choisi les ronds dans le ramequin pour les poser ensuite sur la colle blanche. Il a aussi essayé de mettre de la colle directement sur les ronds et de les coller ensuite sur le papier mais cela s'est avéré un peu plus compliqué à gérer!
Belle première expérience en tout cas :)!


lundi 24 août 2015

"J'ai tout essayé" # De 18 à 24 mois

Le merveilleux ouvrage d'Isabelle Filliozat, "J'ai tout essayé", m'apporte beaucoup au quotidien. D'abord dans ma pratique professionnelle et depuis 17 mois en tant que maman. Le résumé que j'entreprends n'a pas pour but de se substituer à l'auteur mais simplement d'ouvrir de nouvelles pistes et d'échanger, sur le blog, à ce sujet! C'est un livre que je ne peux que vous conseiller de lire et relire et rerelire ;-). 

Il y a environ six mois, je vous parlais de la partie de "De 12 à 18 mois: La période du non des parents".
Aujourd'hui, il est question de la partie "De 18 à 24 mois: La période du non des enfants".
Plusieurs idées dans ce chapitre et, en particulier:
- L'opposition
- La frustration
- Les "bêtises"
- "L'agressivité"

L'opposition:
Il est courant que le petit enfant de 18 mois commence à s'opposer. Pourquoi? Car il a besoin de s'affirmer, de savoir qu'il existe en tant qu'individu à part entière. Dès qu'il est rassuré sur ce fait, cette période n'a plus lieu d'être et il peut se concentrer sur autre chose.
Comment gérer cette période? En évitant de donner des ordres!
Isabelle Filliozat propose les alternatives suivantes:
- Installer des associations: bottes pour quand c'est mouillé, etc.
- Installer des routines, des suites de gestes.
- Poser des questions, faire réfléchir.
- Mettre l'enfant en position de décider ne serait-ce qu'une petite chose.
- Donner des informations.
- Donner des choix.

"Quand l'enfant obéit à un ordre, son cerveau frontal reste inactif. Quand vous le faites réfléchir, quand vous lui offrez un choix, et lui laissez donc un espace de décision personnelle (pas question de le laisser décider de tout bien sûr!) vous lui proposez de mobiliser son cerveau frontal, celui qui permet de penser, de décider, d'anticiper, de prévoir...de devenir responsable."

Quelques mots à ce propos...
Il y a quelques jours, au parc, une dame vient me voir et tout sérieusement me questionne: "Il est sage votre fils Madame?". Je dois avouer que j'ai eu quelques secondes d'hésitation...Je lui ai demandé: "C'est à dire??". Elle a eu l'air surpris, s'attendant sans doute à une réponse plus précise ^^. Et je suis partie.
Cette dame voulait sans doute dire: "Est-il obéissant? Vous écoute-t-il?". Il semblerait que, pour la société en général, avoir un enfant qui obéit est la panacé, un gage de réussite, le diplôme du "bon parent".
Est-ce vraiment ce que nous souhaitons pour nos enfants? Qu'ils obéissent sans se poser de questions? Qu'ils deviennent de gentils citoyens prêts à tout accepter??
Lorsque je suis fatiguée, j'oublies parfois les conseils d'Isabelle Filliozat et je donne parfois des ordres. Heureusement, Titouan est là pour me rappeler que, chez nous, c'est pas vraiment notre truc ;-).
Je recherche, en effet, plutôt la collaboration de mon garçon. Et cela se produit bien souvent :).
Parfois, il n'y a pas le choix. Nous devons rentrer, changer la couche, etc. Titouan exprime son désaccord et quant à moi, je lui explique que je comprends ce qu'il ressent tout en lui prenant la main pour rentrer par exemple ;). (Cf. Les limites).

La frustration:
Le cerveau d'un jeune enfant est encore immature et incapable de relativiser. Il a besoin d'apprendre à traverser ces émotions sans en avoir peur.
"Manifester de l'empathie sera plus efficace que de consoler. Il a le droit de pleurer! Il a vraiment mal et son cerveau est sous stress. La peur décharge la tension."

Les "bêtises" et l'agressivité:
Je l'abordais déjà lors de ce billet, le tout petit n'est pas encore en mesure d'inhiber seul ses impulsions.
Les "bêtises" ne sont donc que des expériences. Parfois, il faut vraiment respirer par le nez devant certaines d'entre elles mais elles apportent toutes quelque chose de constructif.
"Décrire ce que vous voyez est une bonne façon de prendre le temps de calmer votre émotion en découvrant la bêtise! Le temps de définir votre objectif et de choisir une option pertinente."
Par ailleurs, il est classique qu'un enfant de cet âge passe par une période où il va lui arriver de taper, mordre, griffer, etc.
Il fait cela de manière expérimentale et n'a pas l'intention de faire mal. Il ne réalise pas vraiment le lien entre son acte et la souffrance de l'autre. En tant qu'adulte, on en profitera pour lui enseigner quelques compétences sociales d'écoute et d'empathie. On adaptera notre réponse en fonction de l'âge de l'enfant et de sa maturité.

D'autre part, le conseil d'Isabelle Filliozat concernant le "Stop" plutôt que le "Non" est toujours valable.
À ce sujet, je vous propose un aparté avec un résumé d'un passage du livre "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent." d'Adèle Faber et Elaine Mazlish.
Pour remplacer le "Non":
1. Donner des renseignements (en laissant tomber le non).
2. Accueillez les sentiments (sans pour autant "céder").
3. Décrivez le problème.
4. Quand c'est possible, remplacez le "non" par "oui" (ex: Au lieu de "Non, tu ne peux pas aller jouer, tu n'as pas encore mangé.", dire "Oui, bien sûr, tout de suite après le repas.").
5. Donnez-vous le temps de réfléchir.

Sans reprendre ce qui a été dit ci-avant, vous pouvez consulter ce document qui propose des alternatives aux punitions et à la fessée.
On pourra aussi adapter l'environnement de façon à limiter les potentielles sources de conflits. On montre ainsi à son enfant qu'il a une place à la maison et que tout est pensé pour qu'il s'y sente bien. Cela ne peut que le rassurer sur son droit à être accepté tel qu'il est.

Cette période est à voir comme une phase positive, révélatrice d'une émancipation et libératrice.
C'est un âge que je trouve, personnellement, merveilleux, car je vois des individus s'affirmer. C'est une immense source de joie à observer.

Cette étape, tout aussi fabuleuse soit elle, n'est pas toujours évidente à vivre, (surtout lorsque la fatigue s'accumule!), alors, pour m'aider, je m'octroie des moments à moi!:
- "10 minutes pour soi" de Françoise Réveillet,
- "Calme et attentif comme une grenouille" d'Eline Snel (Oui, ça marche aussi avec les adultes ;)),
- Du Yoga,
- Boire une tisane,
- Me balader (seule!),
- Sortir en amoureux :),
- L'article humoristique "Réussir son terrible two", qui est à prendre au second degré bien entendu ;-).
Et il m'arrive de relire au besoin certains ouvrages sur le thème de la parentalité positive!

Et vous, comment vivez-vous cette période?


samedi 22 août 2015

Les promenades essentielles

Les promenades sont essentielles et, idéalement, seraient quotidiennes. Pour Maria Montessori, dès qu'un enfant sait marcher, nous ne devrions plus le porter systématiquement, car cela le maintient en dessous de ses capacités réelles. Il est préférable de l'accompagner dans sa découverte du monde, à son rythme, sans pression ni destination précise, juste pour le plaisir de marcher.
Nous faisons alors l'expérience de "prendre le temps", réellement. 
Bien entendu ce n'est vraiment pas possible à chaque fois. Mais, il semblerait que cela soit faisable au moins quinze ou vingt minutes par jour.
Par exemple, lorsque nous sommes au square, je laisse Titouan entièrement libre dans ses déplacements. Il va où il veut...du moment qu'il ne se met pas (trop) en danger bien sûr! La plupart du temps c'est aussi lui qui m'indique quand il en assez en signant "au revoir" ou en me disant "Vovo!" (à comprendre "Je veux voir Jojo (prénom du chien) qui, lui, est resté à la maison!) ;).
Lorsque nous nous promenons dans la nature et que nous faisons une petite randonnée, nous le portons dans un sac à dos dorsal, mais, régulièrement au cours de la balade, nous le laissons marcher, à son rythme, là où il veut, en s'arrêtant, en faisant marche arrière, en courant, etc. Il trifouille à droite et à gauche, joue avec des bouts de bois, marche loin devant nous...sans même se retourner parfois ;)!
Que ce soit en ville ou à la campagne, nous aimons suivre notre enfant en ballade. Nous lui laissons, dès que possible, l'occasion d'observer la nature, de faire les choses par lui-même, d'expérimenter. Même si, pour certains, ce sont des "bêtises", c'est essentiel à nos yeux qu'il les fasse ;)!

Le voici dans la forêt de Fontainebleau puis dans la forêt de Notre-Dame, en train de faire "sa petite vie" ;):



 



Vous aussi vous avez à coeur que votre enfant se connecte à la Nature? Je vous invite à lire l'article "Une pyramide pour se (re)connecter à la nature" du blog Eveil et Nature!
Bon week-end à tous et merci d'être de plus en plus nombreux à nous suivre :)!

mercredi 19 août 2015

Une journée à Giverny

Nous avons passé une petite journée à Giverny. Nous nous sommes promenés dans le village, nous avons visité la maison et les jardins Claude Monet. Nous avons ensuite poursuivit cette journée avec une très agréable balade! 
Lors de la visite, Titouan a aimé sentir les fleurs et ce qu'il a préféré ce fut observer les insectes, les poules et le coq du jardin. Les "Cocorico!!!!" de notre fils ont résonné dans tout Giverny je crois ;)!
Nous, nous avons trouvé la jardin magnifique et nous avons adoré la cuisine de Claude Monet! Par contre...que de monde!!
En promenade, notre garçon a beaucoup apprécié lorsque nous avons croisé des chèvres, puis des vaches et enfin des chevaux :)!
Cette toute petite randonnée était tout à fait charmante! Le calme et la solitude nous ont fait du bien :). Je vous la recommande si vous faîtes un tour dans le coin!
La prochaine fois, nous aimerions visité Le musée des impressionnismes.







lundi 17 août 2015

"Être et devenir": le film, la rencontre


Je suis enfin allée voir le film documentaire "Être et devenir", réalisé par Clara Bellar et dont vous pouvez visionner la bande-annonce ici.
Le documentaire aborde le sujet de l'instruction en famille et des apprentissages autonomes.
Ce jour, la séance se poursuivait avec une rencontre/échange. Je vous parle donc du film et de cette rencontre!

"Être et devenir":
Le film est juste extraordinaire, porteur, rassurant, vivant, enthousiaste, concret. J'ai eu le sourire aux lèvres pendant 1H39, j'étais en total accord avec le discours, émerveillée par les retours d'expériences. Les familles filmées sont incroyables de par leur réflexion, leur cheminement, leur confiance.
Vous l'avez donc compris, ce documentaire m'a profondément touché et m'a donné force et conviction pour commencer, à notre tour, cette aventure vers la liberté.
J'avais encore quelques interrogations et quelques doutes avant de voir le film. Aujourd'hui je me pose toujours quelques questions mais je n'ai plus peur.
Ce film a réussi à me donner confiance en moi, en mes possibilités infinies et en celles de mon fils. Et, plus globalement, confiance en l'Humanité...Oui, oui, rien que cela ;)!
J'ai maintenant très envie de l'avoir en DVD! Il y a tant à retenir, tant de réflexions et d'anecdotes intéressantes, touchantes et drôles dont j'aimerais me souvenir...
Pour en savoir plus c'est par .

La rencontre:
Après la séance, une discussion était organisée. Ce jour là, deux mamans étaient présentes pour animer.
Nous étions moins de dix spectateurs! La rencontre était donc propice aux échanges et au débat. Parmi nous, trois EJE :). L'une des intervenantes, est enseignante en disponibilité. Les deux mamans font l'instruction en famille et suivent leurs enfants qui apprennent de façon autonome et informelle.
Plusieurs questions ont été soulevées: 
- l'aspect financier/matériel;
- l'aspect intellectuel;
- l'aspect social.
Ce sont d'ailleurs les trois points autour desquels nous échangeons beaucoup le papa et moi.
Toutes ces questions je me les suis posées et j'ai aujourd'hui des réponses qui me conviennent. Les voici:

Faut-il être riche pour proposer l'instruction en famille? Non.
Tous les milieux sociaux sont représentés dans le film. Les intervenantes expliquaient que lorsque l'on fait ce choix, on s'organise en conséquence, on trouve des solutions.
Bon, personnellement, j'ai tout de même l'impression que plus on dispose d'argent, plus il est possible d'offrir des expériences variées à ses enfants. Mais les intervenantes ont fait remarquer qu'à Paris par exemple, de nombreuses activités sont gratuites.

Faut-il être cultivé ou ancien "bon élève"? Non.
L'apprentissage autonome implique que son enfant n'est pas dépendant de nous dans ses apprentissages. Lorsque notre enfant s'intéresse à un sujet que l'on connaît, on peut en discuter avec lui, l'informer, etc. Si ce n'est pas le cas, on peut encourager l'enfant à utiliser des ressources à l'extérieur du foyer. Nous apprenons tellement des autres! On peut aussi se mettre à chercher ensemble et apprendre en famille. L'une des "animatrices" nous rapportait l'histoire d'une maman qui ne savait pas lire et qui proposait l'instruction en famille à sa fille. Quand cette dernière s'est intéressée à la lecture, la mère et la fille ont appris à lire ensemble :).

Vais-je parvenir à transmettre un savoir? Oui et Non.
Disons que lorsque je propose l'instruction en famille avec l'idée des apprentissages autonomes, je ne pars pas du principe que je vais transmettre quoi que soit, au sens où je ne me dis pas: "Ce matin, je vais lui enseigner les fractions". J'accepte l'idée que je ne suis pas indispensable dans le processus d'apprentissage de mon enfant. Bien sûr je vais lui donner "matière à" mais lui et lui seul est maître de ses apprentissages. Je ne peux apprendre à sa place. Il fait ce cheminement seul, en fonction de sa maturité et de ses centres d'intérêts.
En tant que parent, nous faisons confiance à notre enfant. Nous sommes convaincus qu'il apprendra. Nous oublions l'idée de vouloir le diriger vers ici ou là. Nous le laissons nous guider. Une belle expérience de lâcher-prise! Dans le reportage, on rencontre un jeune adulte de 20 ans. À 12 ans, il ne savait pas encore lire...Sa mère avait de gros doutes sur son choix. Puis, elle a décidé de faire confiance à nouveau et, dès qu'il s'est senti prêt, son fils a ouvert un livre et il savait lire! Il avait 12 ans 1/2. Quelques petites années plus tard, il avait écrit une pièce de théâtre et était metteur en scène :D.
Ce mode de vie devient comme une philosophie. Un parent dit d'ailleurs: "Il faut avoir confiance et attendre". Puis il ajoute: "Et puis parfois, il faut avoir confiance et attendre...avait un gros noeud dans l'estomac!" ;).

Et nos enfants vont-ils avoir des amis? Un grand grand oui!
D'une part parce que les enfants sont partout et pas seulement dans les écoles! D'autre part parce qu'il existe une quantité d'associations de parents faisant l'IEF et qui organisent, très régulièrement, des sorties, des pique-nique, etc. Enfin, parce que nous avons la possibilité d'inscrire notre enfant à un atelier de son choix.
L'instruction en famille permet cette liberté de rencontres. Les enfants ne sont pas cloisonnés dans une même salle avec des enfants du même âge, comme c'est le cas à l'école. Ils côtoient des personnes de tous les âges et ont finalement, un choix plus large :).

Et si mon enfant veut devenir chirurgien?
C'est l'une des questions de la réalisatrice. Elle vient en effet de rencontrer plusieurs enfants qui se sont tournés vers des "carrières" artistiques, une fois adultes. Elle se rend alors à Harvard qui accueille des enfants venant de l'instruction en famille. L'un des professeurs lui rapporte alors que ces étudiants là sont très appréciés...car ils ont une fraîcheur, une originalité, une créativité formidables. 
Les enfants instruits en famille développent des talents et des passions. Ils y travaillent car ils aiment cela et que leurs parents leur en laissent la possibilité et la liberté. Ce talent sera celui de notre enfant. Musicien? Chirurgien? Menuisier? Journaliste? Architecte? Mécanicien? Enseignant? Un peu tout à la fois ;)?
En réalité, le parent qui instruit son enfant en respectant son processus d'apprentissage, ne se soucie pas du métier qu'il fera, il se soucie surtout que son enfant devienne un adulte autonome, confiant, en harmonie avec son environnement, épanouie...peut importe le ou les choix qu'il fera.

Et la marginalité?
Lors du reportage, un père explique qu'il était un peu réticent avec l'idée de l'IEF car il ne voulait pas que ses enfants soient différents. C'est tout à fait compréhensible.
Puis, il a rencontré des familles qui avaient fait ce choix. Il s'est senti moins seul. Et cette question s'est envolée. Elle n'avait plus lieu d'être. Il observait en effet ses filles et s'apercevait qu'elles étaient parfaitement "normales" au sens où elles étaient deux petites filles de leur âge, tout simplement ;)!

Dans un prochain article, je vous ferai part d'une conversation familiale à ce sujet. Cela répondra peut-être à d'autres interrogations. Affaire à suivre donc ;).

Et vous? Avez-vous vu ce documentaire? Avez-vous l'expérience de l'IEF? Est-ce en projet? Quel est votre point de vue sur le sujet?
De mon côté quelques lectures m'attendent! J'ai aussi hâte de rencontrer, bientôt, d'autres parents ayant fait ce choix et je songe aussi à retourner voir le film ;). Je vous raconterai ma prochaine séance/rencontre!

Belle journée à tous :).

samedi 15 août 2015

Autonomie et lit au sol

Autant vous le dire tout de suite, le lit au sol a été le sujet de bien de discussions...parfois houleuses même! J'ai rencontré de nombreux professionnels de la santé qui ont crié au danger, à l'insécurité! Bref, que nous faisions une grosse erreur. Une puéricultrice m'avait même dit "Il va falloir penser à le mettre dans un lit normal"...Ah bon parce qu'un lit à barreaux c'est un lit normal? Et quelle est cette norme dont on me parle?! Heureusement j'ai rencontré des personnes qui m'ont soutenu dans ma démarche. Le papa en premier lieu! Mais aussi une éducatrice de jeunes enfants et deux psychologues. L'éducatrice en avait eu l'expérience avec sa fille et j'ai pu bénéficier de ses conseils avisés. La première psychologue l'a mis en place avec ses deux fils et elle n'a pu que se féliciter de ce choix! La seconde psychologue m'a avoué avoir regretté ne pas l'avoir proposé à ses enfants et aujourd'hui elle est convaincue des bénéfices (autonomie, sécurité intérieure) d'un lit au sol.

Mais pourquoi un lit au sol dès la naissance?
Dès la naissance, alors que le nouveau-né ne se déplace pas encore, il n'y a pas vraiment d'avantages à privilégier le lit au sol. Sauf celui d'habituer le bébé à cet espace. Il est d'ailleurs préférable d'installer le bébé dans un couffin que l'on posera sur le matelas au sol.
Lorsque le bébé se déplace (vers 6 mois environ), il pourra aller et sortir de son lit de façon autonome, ce qui le rendra acteur face au sommeil. Et plus il va grandir, plus il appréciera cette liberté.
L'enfant ne va pas dans son lit parce que l'adulte a décidé que c'était l'heure, mais il va se coucher lorsqu'il est fatigué. Idéalement, seul. Sinon, ce sera l'adulte qui lui fera remarquer son état ;).
Et s'il fait la java me direz-vous? Il est probable que ça soit le cas ;). Mais après tout, lorsque l'on fait le choix d'un lit au sol on fait aussi le choix d'offrir cette liberté à son enfant :). 
Si le lit au sol a été installé dès la naissance, il y a peu de risques que ce soit le "bazar". Un lion qui vit depuis toujours dans la savane se promène tranquillement. Un lion que l'on libère de sa cage court dans tous les sens ;-).
Toutefois, chaque enfant et chaque contexte sont différents. Et, il ne serait pas surprenant qu'un enfant de 2/3 ans ne montre pas grande motivation à aller se coucher, lit au sol ou pas!!!
Et, à y regarder de plus près, le fait que votre enfant ne s'allonge pas illico presto n'est pas vraiment un problème. Mais cela vient contrarier nos idées reçues...
Certains enfants s'endorment sans "soucis" et pour d'autres, c'est plus long. Pas grave. Il n'y a aucun message caché là-dessous ;-).
Pour le réveil, c'est la même chose. Le petit enfant va inévitablement se lever. La chambre devra donc être intégralement sécurisée. Au besoin, vous pourrez mettre une barrière de sécurité à la porte de sa chambre. 

Notre expérience:
Nous avons testé le lit au sol dès la naissance de notre enfant, tout en pratiquant le cododo.
Les premières semaines, il dormait aussi dans un petit couffin.
Les six premiers mois se sont très bien passés pour nous. Titouan dormait dans son lit (qui je le rappelle était à côté du notre). Il lui est même arrivé de s'endormir seul. Il avait visiblement plaisir à être dans son lit.
Un incident toutefois:
Lorsque Titouan a commencé à se mettre debout (vers 7 mois), il s'est appuyé au pouf que nous avions placé au pied de son lit et il est tombé... Rien de grave heureusement! Mais, il y a eu chez nous comme un vent de panique! Je me suis dit que tous ces gens "contre" avaient raison et dans la foulée je lui ai commandé un lit parapluie! Finalement, une fois revenue à la raison, j'ai tout simplement enlevé le pouf et j'ai mis à la place un petit tapis moelleux ainsi que plus de coussins le long du mur ^^. Lorsque nous avons voulu mettre notre garçon dans son lit parapluie (juste pour essayer) celui-ci a montré une grosse réticence. Nous n'étions, nous non plus, pas très à l'aise de le voir ainsi enfermé et il l'a probablement ressenti...

Je précise tout de même que le lit à barreaux n'est absolument pas à bannir! Je pense, au contraire que cela peut rassurer certains parents et du même coup certains enfants. D'ailleurs, il est fort probable qu'un lit à barreaux aurait été nettement mieux au début...pour moi surtout!!
Titouan a grandi. À 8 mois, il venait nous rejoindre tranquillement au salon quand il se réveillait pour retrouver le sein ;-).
C'est aux alentours d'un an que nous avons commencé concrètement à voir les aspects positifs d'un lit au sol.
Le soir venu, je laissais la porte de la chambre familiale ouverte et je disais à Titouan qu'il irait se coucher lorsqu'il en ressentirait le besoin. Dès les premiers signes de fatigue (que je repérais moi aussi), mon garçon s'en allait se coucher. Il m'attendait ensuite pour un câlin, une tétée et s'endormait plus ou moins facilement et rapidement. Et puis cela a cessé..
Nous avons alors changé notre rituel du coucher que je souhaitais un peu plus cadré.
Titouan est de nature très curieuse, il lutte pas mal contre le sommeil donc le moment du coucher n'est pas évident. Toutefois, étonnement, il adore aller au lit!

Au jour d'aujourd'hui, nous avons installé son matelas dans SA chambre pour lui offrir la possibilité de dormir seul, s'il le souhaitait. Son papa lui a même fabriqué un lit cabane que nous adorons!!!
Je voulais vraiment que mon garçon puisse bénéficier d'un petit cocon et cette maison correspond tout à fait à ce que je recherchais.
Le coucher est bien plus facile dorénavant. Notre rituel est le même mais c'est bien souvent Titouan qui nous signifie qu'il est temps pour lui d'aller au lit!
Au réveil, il vient tranquillement nous rejoindre. Et, non, il ne joue pas seul dans sa chambre et ne se promène pas dans l'appartement. Non, dès qu'il est réveillé, il n'a qu'une hâte: venir nous retrouver!!
En attendant que Titouan dorme plus de 5h d'affilées, nous alternons sommeil seul dans son lit au sol et dans sa chambre et "vrai" cododo :) . C'est un bon compromis je crois :).

Si c'était à refaire?
Je pense que nous aurions pu proposer un lit au sol, aux débuts du quatre pattes. Nous avons vu un avantage à lui proposer le lit au sol dès la naissance car nous pratiquions le cododo et que cela nous semblait plus sécuritaire. Nous n'avions pas, ni la place, ni le budget pour un "side-bed". D'autre part, nous savions que nous souhaitions un "cododo longue durée!" et nous tenions à ce que notre enfant puisse bénéficier d'un lit au sol.

Et côté pratique?
Des vêtements pour la nuit:
Toute sa première année, Titouan a dormi dans une gigoteuse car nous trouvions cela plus contenant pour lui. Toutefois, dès qu'il faisait chaud nous la lui enlevions et cela ne posait aucun soucis. Depuis ses un an environ, nous ne mettons plus de gigoteuse afin qu'il soit plus libre de ses mouvements et qu'il puisse sortir de son lit facilement. Il dort avec une simple couverture, bien souvent la nôtre d'ailleurs ;-)!
Et son pyjama est un "vrai" pyjama, avec un bas et un haut!

Le matelas au sol:
Le matelas est un matelas bio en coco et laine de 70x140cm. Nous avons également mis une peau d'agneau naturelle pour son côté douillet et thermorégulateur. Le tout acheté chez Brindilles.

Voici en images son petit espace:




Bon week-end :)

jeudi 13 août 2015

Escapade: Trouville

Comme un besoin de faire une pause et de voir l'Océan! Nous avons pris la route à l'heure de la sieste de Titouan et 2h plus tard nous sommes arrivés à Trouville-sur-Mer pour l'heure du goûter :).
Et autant dire que nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette bonne idée ;)!!

C'était une de ces journées parfaites! Titouan a ri toute l'après-midi, toute la soirée. Il était si heureux!! Et nous aussi :).
Nous sommes arrivés à marée basse et c'était parfait car du coup il y avait tout un tas de petits trous d'eau et des "bassines" très agréables pour un tout petit!
Titouan était comme un poisson dans l'eau à la mer! Il a couru partout en riant, il a plongé dans l'eau en éclatant de rire, il a joué au ballon en criant de joie! Il s'est découvert un grand intérêt pour les mouettes et les goélands, les coquillages, les grosses bouées :).
La plage est grande et même lorsqu'il y a du monde, il y a de la place pour tous!
La ville est charmante aussi. Les ruelles sont ombragées, ce qui est bien appréciable en plein été.
La ville est "kid friendly". Les enfants sont bienvenus partout!
Nous avons pique-niqué sur la plage et nous avons joué encore et encore!! Nous avons attendu le coucher du soleil et nous avons repris la route...enfin pas tout de suite! Avant nous sommes allés faire un tour sur le port et nous avons montré à Titouan les jolis bateaux de pêche:)

Cette journée avait comme un air de liberté pour nous trois, tous les trois! Et peut-être encore plus parce que nous savions que nous n'étions là que pour un petit laps de temps...Alors, sans hésiter, dès que nous le pourrons, nous y reviendrons!!






mardi 11 août 2015

Le portage

Le portage a toujours été une évidence pour moi. Cela me semblait tellement naturel.
Porter son enfant a des avantages considérables et favorise, entre autres, l'attachement, le bien-être, la sécurité intérieure.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire les articles à ce sujet, rédigés par le blog "Éduquer différemment":
- Pourquoi porter son bébé?
- Comment porter son bébé?
- Quel système de portage choisir?

Mon expérience, mes essais!:
Enceinte de Titouan, je ne savais quelle écharpe de portage choisir. Autour de moi, personne n'avait testé. J'ai eu fait quelques recherches sur internet et nous avons alors opté pour l'écharpe Boba Wrap. Élastique, elle s'est révélée être parfaite pour porter un nouveau-né. Un véritable petit cocon pour lui. Notre garçon s'y est senti tout de suite bien.
Elle est également facile à installer. C'est un coup à prendre ;-). Il est possible de porter le bébé sur le ventre, dans le dos ou sur la hanche.
Cette écharpe nous aura servi trois ou quatre mois seulement! En effet, nous n'avons pas suffisamment respecté les consignes de lavage et l'écharpe a perdu toute son élasticité...elle est vite apparue comme inutilisable :-(.

Nous avons donc dû choisir très rapidement une nouvelle écharpe et notre choix s'est porté sur la JPMBB. Génial! Nous avons été ravi car nous l'avons trouvé nettement plus confortable, pour nous, porteurs. Titouan aussi y a été très bien.
Les possibilités de portage sont quasiment les mêmes que la Boba Wrap, voire plus!
Puis, lorsque mon garçon a eu aux environs de 10 mois, j'ai ressenti le besoin de le porter dans le dos., de temps en temps. Malheureusement, je n'ai jamais réussi à l'y placer, seule.

Nous avons alors opté pour un Manduca car une amie à moi y portait son fils et j'ai trouvé cela très pratique!!! Là, pas besoin de noeuds. Le bébé est installé en moins de deux! Et il est très aisé de placer, seul(e), son enfant dans le dos. Un peu de pratique et de confiance et c'est bon!
Il est également possible de le porter sur la hanche. Nous n'avons pas encore testé!

Aujourd'hui, Titouan est âgé de 17 mois. Nous utilisons toujours l'écharpe JPMBB car le papa l'affectionne particulièrement et que notre enfant s'y sent encore très bien.
Quant à moi, je préfère le Manduca!

#L'écharpe JPMBB:
Avantages:
- Confortable pour le porteur et le bébé,
- Il y a une petite poche bien pratique!
- Cocon pour le petit enfant,
- S'utilise dès la naissance,
- Reste bien en place une fois installée,
- Un site rempli de vidéos explicatives! (Ici)

Inconvénients:
- Un peu long à installer,
- Elle tient très chaud l'été...,
- Difficulté à placer, seul(e), son enfant dans le dos.

#Le Manduca:
Avantages:
- Très facile à installer,
- Le petit enfant est installé/désinstallé très rapidement,
- Très facile de placer son bébé dans le dos ou sur la hanche,
- Elle supporte jusqu'à 20 kg,
- Très pratique pour allaiter son bébé. (Vraiment!!)

Inconvénients:
- Autant le Manduca est facile à installer une fois que les sangles sont réglées, autant c'est très pénible de devoir tout réinstaller pour une autre personne...
- Ne convient pas, à mon sens, à un bébé qui ne tient pas assis seul,
- Il n'y a pas de poche et on est donc quasi obligé(e) de prendre un sac à main ou de charger ses poches de pantalon pour sortir ^^!

Voici Titouan (16 mois) porté en Manduca:



Si j'ai la chance d'avoir un second bébé, j'opterai pour la JPMBB les premiers mois et le Manduca pour la suite! Bref, je ne changerai rien! Mais, je dois bien l'avouer le Mei-Tai me tente beaucoup!

Quel que soit le mode de portage que vous utiliserez, vous aurez sûrement droit à toute une série de questions, d'incompréhensions et de remarques, de la part de l'entourage.
Toutes les réponses et arguments à apporter sont dans les articles cités plus haut ainsi que celui-ci et celui-là :).

Pour ma part, il y a une remarque que j'entends (trop?) souvent:

"Et vous n'avez pas peur qu'il se referme sur lui-même? Là il est tout tourné vers vous?! Il faut qu'il s'ouvre au monde!"
Lorsque je sens que la personne pourrait être réceptive, j'explique tranquillement les bienfaits du portage. Sinon, je souris poliment et je laisse le sourire et la main tendue de Titouan vers l'inconnu(e) répondre à ma place ;)!

Et vous, portez-vous votre enfant également?

dimanche 9 août 2015

Les limites

Il n'est pas rare de rencontrer certaines personnes qui pensent que l'éducation bienveillante se rapproche du laxisme. Or, comme en parle très justement cet article du blog Eduquer différemment...il n'en n'est rien!
Pour faire court, l'éducation bienveillante tend à une relation gagnant-gagnant entre le parent et son enfant. Il n'y a pas de relation de pouvoir, ni dans un sens, ni dans l'autre.

Pour la petite anecdote, il y a peu, j'étais au téléphone avec ma maman et je lui racontais que, ces derniers jours, Titouan pourchassait ses animaux, leur tirait les poils, les tapait, etc :-(. Elle l'a déjà vu faire, elle sait donc de quoi je parle.
Et là, elle me dit: "Il faut être ferme hein! Il va comprendre si tu es ferme!". Bon, bah...j'ai éclaté de rires!
Non pas que ses propos étaient complètement "à côté de la plaque" mais parce qu'ils signifiaient deux choses très intéressantes justement!
La première chose est qu'il est fort probable que ma mère pense que je ne suis pas assez ferme et que c'est la raison pour laquelle mon garçon de 17 mois court après ses animaux...Pas parce qu'il expérimente la course ou la relation de cause à effet ou parce qu'il a envie de leur faire un câlin mais que, dans l'excitation, il oublie un peu comment faire..bah non, hein ;-)!
Oui, parce que ma maman m'a déjà entendu "être ferme" avec mon garçon et que nous n'avons visiblement pas la même définition...Lorsque je suis ferme avec Titouan, je suis encore respectueuse. Non, je ne lui crie pas dessus pour "lui faire comprendre". Je lui exprime fortement mon désaccord, c'est tout. Oui, ma démarche a parfois des effets un peu plus tardifs qu'avec la peur ou la soumission. Mais elle est nettement plus bienveillante et surtout, elle me correspond mieux.
Enfin, il parait évident qu'elle ne savait pas encore ce qu'Isabelle Filliozat explique très bien: "Pour l'enfant, il s'agit surtout d'exercer sa coordination motrice. L'action le fascine. Il n'a pas encore la possibilité d'inhiber seul ses impulsions et est tout entier dans l'ici et maintenant de l'action. De plus, il n'a pas d'image mentale stable dans sa tête et ne réalise le résultat de ses actes que lorsque vous intervenez!", ("J'ai tout essayé", page 67). (Bien entendu j'ai rectifié le tir et maintenant elle sait ^^).
Lorsque l'on prend conscience de cela, il est évident que, dans une pareille situation, on ne remet pas en question son éducation. On continue d'être ferme et bienveillant. Là, en l'occurence, pour le cas de Titouan: On dit "Stop!" de façon ferme et douce, sans blâmer ou culpabiliser. On intervient physiquement en lui enlevant les doigts qui agrippent les poils. On lui rappelle que "Un animal se caresse" et on le caresse avec lui. Enfin, chaque fois que Titouan a la "bonne" attitude, nous lui faisons remarquer, souriant: "Oui, un chat se caresse!". Nous mettons nos animaux à l'abri, au besoin...
Et on répète inlassablement. 
Je profite de ces moments pour échanger avec mon garçon autour du respect et de l'empathie. Et il va sans dire que je ne compte pas le faire dans les cris et les reproches!
Un jour, il cessera de courir après son chien...parce qu'il sera prêt et qu'il aura envie de lui faire plaisir, et non parce que nous lui avons "fait comprendre".
Voilà pour l'anecdote qui m'aura finalement permis de déjà bien démarrer l'article ;).

Je poursuis avec d'autres phrases entendues et qui méritent que l'on s'y attardent. Les voici: "un enfant a besoin de limites", "un enfant cherche les limites".
Si la première résonne plus ou moins en moi, la seconde en revanche me pose nettement plus question. En effet, et si nous nous placions du côté des neurosciences et que nous nous disions plutôt "un enfant a besoin de comprendre"? L'enfant ne cherche pas de limites au sens où il chercherait à provoquer l'adulte ou à manipuler. Son cerveau ne le lui permet tout simplement pas encore! Le tout petit cherche surtout à décoder et à se faire une représentation du monde qui l'entoure. Et pour cela il a besoin d'essayer, de tester...encore et encore...afin d'être certain qu'il a "bien" compris.
Un enfant a-t-il besoin de limites? Je vous dirige vers cette interview d'Isabelle Filliozat et celle-ci. Pour les résumer un peu, voici ce qui est dit: Un enfant a besoin d'une structure et de règles. Mais, le terme "limites" enferme et aurait tendance à nous amener, nous, adultes, à voir l'enfant comme un être à cadrer et canaliser...
Dans son ouvrage "J'ai tout essayé", Isabelle Filliozat nous offre quelques conseils pour poser des limites de façon positive à son enfant. Elle propose de:
- Refuser en accueillant l'émotion,
- Donner des consignes plutôt qu'interdire,
- Responsabiliser plutôt que culpabiliser,
- Donner des informations,
- Décrire simplement ce que l'on voit,
- Faire confiance aux conséquences naturelles d'un acte,
- Se concentrer sur les solutions plutôt que sur les problèmes.

Avant d'aller plus loin, je vous propose d'abord de regarder cette vidéo qui aborde les grands principes de l'éducation bienveillante.
Et je reprends un passage concernant les limites justement. Mais les nôtres cette fois! Valérie Orvain explique que le tout petit observe les habitudes parentales et les règles qui lui sont propres. Il s'imprègne ainsi de son univers familial: "Chez nous, on...".
Chacun d'entre nous a ses propres limites qui sont liées à ses besoins, son tempérament. Et nous avons besoin qu'elles soient respectées pour être heureux. Notre enfant évoluera donc dans notre propre cadre. Non pas ce que la société dit ce qui est permis ou pas mais ce que mon coeur, ma tolérance me dit. Il y a des choses que j'accepte et d'autres non. J'en fais part à mon petit.
Nous accompagnerons nos enfants en leur faisant part de nos limites, tout en transmettant les valeurs communes, essentielles à un bien vivre ensemble.

Chez nous, il y a très peu de règles mais elles sont essentielles. Nous tenons à transmettre à Titouan le respect de soi et de l'autre. Et de tout ce qui en découle. Nous veillons donc à ce que la bienveillance règne. Nous tâchons de montrer l'exemple, en répondant aux besoins de notre garçon et en accueillant ses émotions. Nous essayons de faire de même pour nous!
Car, comme le dit la vidéo: "L'exemple n'est pas LE meilleur moyen de convaincre...c'est le seul!" (Gandhi).

Lorsque le jeune enfant est confronté à d'autres univers, à d'autres règles...il s'adapte! Il comprend que certaines choses se font à la maison mais pas chez ses grands-parents. Par exemple, on peut courir chez nous mais pas chez eux. On peut regarder la télévision chez eux mais pas chez nous. Ou l'inverse. Et c'est fabuleux finalement car, ainsi, le tout petit fait l'expérience de la diversité humaine. Nous sommes tous différents, plus ou moins tolérants, et c'est une formidable richesse! (Toute bienveillance gardée bien sûr!).
Non?


Belle soirée :)

mercredi 5 août 2015

Notre expérience du "cododo"

Beaucoup de parents se posent la question du sommeil partagé ou de ce que l'on nomme aussi le cododo. Parfois, le tout petit "atterrit" dans le lit parental sans prévenir. Le cododo est souvent mal vécu car il est subit. Mais pour d'autres cet "accident" est une révélation!
Et pour d'autres encore, le cododo est un choix de vie. C'est notre cas ici. Avant même la conception de notre enfant, nous savions que nous dormirions tous ensemble! Cela nous paraissait tout à fait naturel.

Ce sujet est encore tabou en France et pourtant il est tout à fait banal dans de nombreuses cultures.
William Sears, pédiatre et auteur de "The Attachment Parenting", est convaincu de ses bienfaits.
Isabelle Filliozat nous rappelle par ailleurs, que: "le portage, le cododo, l’allaitement, les massages, tout ce qui favorise le contact physique entre le bébé et ses parents augmente la sécurité intérieure du jeune enfant. Les enfants (mais aussi les adultes) ont besoin de beaucoup plus de contacts physiques que ce que nous pensons."
Autrement dit, le cododo favorise la confiance en soi du tout petit. Et, soyons honnêtes, c'est également très agréable de dormir tous ensemble! Entendre son enfant respirer, l'observer blotti dans les bras de son papa, le sentir tout contre soi, recevoir un sourire, une caresse de son bébé au réveil ♥♥♥. Une expérience unique! Un lien tout particulier.
Pour en savoir encore un peu plus sur le sujet, je vous invite à lire cet article qui aborde 7 mythes autour du cododo et qui répondra peut-être à certaines de vos questions :-).

Et, bien entendu, le cododo nécessite prudence et règles de sécurité. Vous n'aurez pas de mal à les retrouver, elles sont un peu partout sur le net lorsque l'on tape "cododo" ;-).

Notre expérience:
Ce choix a occasionné des changements. En effet, nous souhaitions que Titouan ait son propre lit à côté du notre. Pourquoi son propre lit? Car les idées de Freud, bien que contestées, sont tout de même bien présentes dans notre vision des choses. Aujourd'hui, nous avons changé d'avis. Mais, il y a quelques mois ce n'était pas encore le cas!
Nous souhaitions aussi que le lit de notre bébé soit posé au sol de façon à ce qu'il puisse être autonome. Cela nous a donc amené à placer notre lit d'adulte également au sol. Et cela nous a tout de suite convenu!
Titouan est aujourd'hui âgé de 17 mois et nous partageons toujours notre sommeil avec lui. C'est sa place pour le moment. Maintenant, il y a du changement dans l'air ;)!
Pour que le cododo se passe au mieux, il faut véritablement que cela soit un choix mûrement réfléchit par le couple car cela change, un peu, la vie de celui-ci.

Le cododo peut s'arrêter à tout moment.
1. Lorsque les parents le décident. Si c'est le cas, il est préférable de faire les choses en douceur et d'habituer, petit à petit, votre enfant à son lit et à sa chambre comme nouvel espace de sommeil.
2. Lorsque le jeune enfant en ressent le besoin, ce qui se produit généralement entre 2 et 6 ans.

Notre choix?
Pour le moment, nous sommes plutôt dans cette deuxième optique et nous laissons notre garçon nous communiquer ce qui est le mieux pour lui. Bien sûr, nous nous permettons cela car le cododo nous plaît encore! En parallèle,  nous attendons que Titouan fasse ses nuits!
Maintenant, nous lisons tout de même assidûment le livre "Un sommeil paisible et sans pleurs" d'Elizabeth Pantley qui offre quelques idées pour mettre fin au cododo en douceur ;-).
Rien n'est figé donc!!!
D'ailleurs, nous lui avons installé un lit dans sa chambre. Et nous lui proposons d'y faire ses siestes et ses débuts de nuit.
Mais bon, très honnêtement, je crois que nous ne sommes pas encore tout à fait prêts à arrêter le cododo...Ni lui, ni nous!!

Nous faisons donc toujours un peu (beaucoup!!) de cododo! Et l'avantage formidable lorsque le lit au sol est couplé du cododo c'est que, au petit matin, lorsque Titouan se réveille, il nous caresse le visage, nous tape, discute...puis se lève...mais pas nous! :-). La porte de notre chambre est fermée et nous avons installé un panier contenant des livres et quelques jeux. Inutile de préciser que la chambre est intégralement sécurisée et adaptée!
Il peut ainsi s'occuper seul, ce qui nous laisse le temps d'émerger et nous permet parfois de faire une grasse matinée jusqu'à 9h30/10h...Waouh ;-)! (Et 10h30 ce matin!).

À noter que le cododo peut aussi se pratiquer de façon exceptionnelle. Par exemple, lorsque le petit enfant est malade ou que l'on est dans un nouveau lieu. Avant 12 mois particulièrement, on fera attention à bien respecter les quelques règles de sécurité que l'occasionnel permet rarement.

Il est important de préciser que tous les enfants n'apprécient pas le cododo! D'autres dorment bien mieux seuls! Mais, cela est plutôt rare. La plupart des bébés apprécient la chaleur et le contact auprès de leurs parents.

Voilà comment nous dormions jusqu'à il y a peu, dans la chambre familiale:
- un petit lit au sol collé au nôtre et quelques coussins;
- un tapis avec un panier contenant quelques livres.


Au jour d'aujourd'hui, son matelas est dans SA chambre et, lorsque nous faisons du cododo (de 1h à 8h donc ^^), nous dormons dans un seul et même lit ;).

Et vous, avez-vous des questions, des avis à ce sujet? Une expérience à raconter?
Belle journée :)

mardi 4 août 2015

Au Jardin Villemin

Le Jardin Villemin est vraiment très agréable! On y trouve un potager, des aires de jeux dont certaines sont spécifiquement adaptées à des enfants de moins de deux ans, des coins d'ombre, etc. 
Titouan aime bien ce square et notamment l'aire de jeux avec ses minis "collines" colorées!
Et pour ne rien gâcher, il y a le Canal Saint-Martin juste en face. N'hésitez pas à vous y promener et à aller faire un tour chez Antoine & Lili ou encore au Pop Market! Et à regarder les péniches passer :).
(Renseignez-vous, jusqu'en Octobre, c'est l'événement "Kiosques en musique" dans de nombreux parcs parisiens et celui-ci en fait partie!)

dimanche 2 août 2015

Exposition: Felice Varini

C'est à la Villette que se tient l'exposition gratuite de Felice Varini. J'aime beaucoup ces jeux visuels et ces couleurs franches qui attirent l'oeil du petit visiteur! Vous avez jusqu'au 13 Septembre pour y aller! Pour plus d'informations, c'est ici.
Cela faisait tellement longtemps que nous n'étions pas aller à une expo!
La visite était de courte durée alors nous avons prolongé la sortie en nous baladant dans le parc et en nous rendant au petit aquarium gratuit de la cité des sciences.
L'après-midi a beaucoup plu à Titouan!








Belle journée :-)

samedi 1 août 2015

Méli-mélo des petits bonheurs: Juillet 2015

Nous sommes déjà au mois d'Août! J'espère que vous profitez bien de votre été :)!

Voici nos petits bonheurs du mois de Juillet:

Des vacances!!!
Une journée au domaine de Marie-Antoinette;
Titouan qui dit de nouveaux mots, à sa façon!;
Mon garçon qui fait "Chuuut" en mettant son petit doigt devant sa bouche ;);
Les premières glissades de Titouan en toboggan!;
Des balades nocturnes, en famille, dans Paris;
Des activités créatives et sensorielles en tout genre et de jolis moments de complicité entre mon garçon et moi :);
Rencontrer une lectrice (et son mari!) du blog! Trop chouette!
Titouan qui signe de nouveaux mots: escargot, chaussure, fleur, lapin, clé...
Titouan qui marche à reculons en riant ;)
Un nouveau lit pour mon garçon!
Titouan qui ramasse ses premières pommes de pin et les met dans mon sac pour les ramener à la maison :)!

Et chez vous, ce mois de Juillet? Racontez-moi!