samedi 30 mai 2015

Première "tirelire" #2

Aux alentours de 15 mois, de nombreux bébés aiment les jeux qui vont exercer leur motricité fine. C'est le cas de la tirelire. 
J'ai commencé par proposer ce jeu à Titouan et il a adoré l'idée d'emblée. Puis, j'ai fabriqué une nouvelle tirelire "maison" avec une boîte à chaussure. Les ouvertures sont assez grandes pour laisser passer un gros bouchon de lait, à la transversale cette fois.
J'ai fait deux ouvertures à l'horizontal et une autre à la verticale (ou inversement ;-)). J'ai donné à Titouan des gros bouchons de bouteilles de lait et des couvercles de petits pots.
La boîte à chaussure s'ouvre aisément et cela lui permet donc d'aller chercher les bouchons et couvercles très facilement. Il peut alors recommencer autant de fois qu'il le souhaite, de façon autonome.
Lorsque mon garçon sera bien familiarisé avec cette tirelire, je lui proposerai celle de sa boîte à forme(s) avec plateaux interchangeables.
Vous pouvez aussi le faire avec une boîte de lait en poudre, si vous avez ça en stock :-).


jeudi 28 mai 2015

L'enfant et l'animal

Titouan vit avec un chien (cocker anglais) et deux chattes. Son papa a grandit avec des chiens et moi avec des chats. Nous avons été très heureux auprès d'eux et nous sommes ravis de pouvoir offrir la même chose à notre petit garçon. Nous savons que c'est une chance pour lui.

L’animal participe au développement psychique des enfants car « les interactions avec l’animal familier contribuent à façonner leur monde émotionnel, affectif, relationnel et social », comme l’écrit Hubert Montagner, psychophysiologiste dans le champ du développement, du comportement et des rythmes de l’enfant.
Il poursuit: "L’animal familier est considéré à la fois comme un ami qui fait partie de la famille, un confident qui peut tout voir et tout entendre, un complice qui ne trahit pas et auquel on peut accorder une confiance aveugle".
L'animal de la maison est un partenaire de jeu, un confident, une ouverture sur le monde et un repère affectif pour l'enfant. Avec lui, le petit d'Homme découvre les responsabilités, le soin à l'autre, l'empathie, la confiance en soi...Eh oui l'animal ne juge pas et ça, c'est sacrément libérateur!

Certaines situations que vivent les enfants avec leurs animaux permettent de les apaiser. Caresser un chien ou un chat, observer des poissons dans un aquarium, abaissent le rythme cardiaque et la pression artérielle.
La plupart des animaux familiers sont tolérants et patients envers les enfants. Ainsi, on peut observer dans bien des cas, certains comportements agressifs et brutaux des enfants envers leurs chiens ou leurs chats, qui réagissent par l’évitement et la fuite et très rarement par de l’agressivité défensive. Ce comportement calme de l'animal renforce le sentiment de sécurité affective de l'enfant.
L’animal permet de stabiliser émotionnellement l’enfant. D'après Hubert Montagner, on l’observe très bien chez les enfants anxieux, angoissés, qui n’arrivent pas à dépasser leurs peurs. La sécurité affective qui s’installe et qui se développe au cours des relations avec le chien se traduit principalement par l’apaisement et la réassurance, l’atténuation ou l’extinction des comportements d’évitement, de crainte, de fuite.
Quand la sécurité affective est installée entre le chien et l’enfant, ce dernier peut alors libérer ses émotions et ses affects. Cette libération s’accompagne d’une libération de compétences "basiques"qui fondent le développement affectif, relationnel, social et cognitif de l’enfant.
Les relations entre un chien et un enfant permettent à ce dernier de mieux décrypter l’environnement qui l’entoure. Les enfants observent les animaux et apprennent beaucoup. Les chats par exemple, dans leur façon de chasser, enseignent aux enfants qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment et n’importe quand. Tout doit être en accord avec la nature environnante.
Ainsi, les animaux jouent un rôle primordial dans le développement de l’enfant. Ils permettent une sorte de déverrouillage du monde intérieur de l’enfant et une ouverture sur le monde extérieur. Les interactions avec les animaux lèvent les barrières, les inhibitions et les blocages des enfants. Un animal ne juge pas, ne trahit pas, ne renvoie pas aux difficultés personnelles ou familiales, il permet à l'enfant de s’évader et de se calmer. La présence des animaux auprès des enfants peut atténuer les souffrances et les peurs.

Toutefois, un animal reste un animal! Par conséquent, nous sommes toujours très prudents et nous ne les laissons jamais seuls!

Chez nous, nos animaux ont également été un moteur dans les déplacements de notre garçon. Il a imité très tôt l'aboiement du chien et le miaulement du chat. Et il sait très bien faire la différence lorsqu'il en croise dans la rue. Il aime aussi les retrouver dans des albums.
Je vous en parlais déjà ici, le chien de Titouan a tout de suite montré des signes de bienveillance à son égard et notre bébé a commencé très tôt à entrer en interaction avec lui. 
Toutefois, notre chien, un peu peureux, reste très prudent et n'apprécie pas toujours les assauts de notre garçon qui marche et court! Il ne montre aucun signe d'agressivité et préfère s'en aller.
Nous veillons au maximum à la tranquillité de celui-ci tout en leur permettant d'interagir.
Et ils passent alors pas mal de temps à jouer ensemble :-). Mais, ce que préfère notre cocker c'est le temps du repas!!! Notre garçon n'oublie jamais de lui donner un petit quelque chose à manger...si ce n'est son assiette entière!!! Ils sont tous les deux très rapides et il est parfois impossible d'intercepter le plat avant qu'il n'arrive dans la gueule de notre chien!!!
Fersen (prénom du chien;-)) fait partie de l'univers de Titouan et il est incontestablement un membre de la famille à part entière.

Il en va maintenant de même pour nos chattes qui ont été très intriguées par la présence de notre garçon au début. Dès ses un mois et demi/deux mois, Titouan les a observées pendant leurs longues siestes.
Aux alentours de quatre mois, il essayait d'attraper nos chats...ce qui ne leur convenait évidemment pas. J'enlevais ses petits doigts délicatement et, en joignant mon geste à la parole, je lui précisais: "Un chat se caresse". Quelques jours plus tard, Titouan ne tentais plus de saisir poils et moustaches. Au contraire, il tendait la main doucement et se laisser sentir et lécher. Ce qui le faisait sourire. Ses gestes sont devenus de plus en plus précis et il a pu commencer à donner ses premières "caresses". De doux moments :-).
Puis, il a recommencé à essayer de leur tirer les poils :-(. L'une de nos chattes se met toujours en hauteur et est ainsi protégée. Mais, elle ne partage rien avec notre garçon! L'autre n'a pas trouvé la parade ;-). Titouan commence à faire de vrais câlins et Mina (la minette en question) semble vraiment apprécier! Elle le léchouille sur le front et Titouan adore!
Ci-dessous, une photo souvenir des premiers éclats de rire de Titouan (2 mois!)...provoqués par les chatouilles de la queue de son chat!
Et une photo, toute récente, de leurs premiers câlins!


Sur ce blog, il est très très souvent question d'"éducation" et c'est donc avec grand plaisir que je participe, pour la première fois, au rendez-vous organisé par le blog WonderMômes. Le principe? Tous les jeudis (ou presque), on parle "éducation"!
Et le sujet de cette semaine est l'animal. Cela tombe très bien! 

                                    

lundi 25 mai 2015

Une pédagogie alternative: Mason


Charlotte Mason est une enseignante britannique plutôt populaire aujourd'hui dans le domaine du Homeschooling.
Pour Charlotte Mason, l'éducation est une atmosphère, une discipline, une vie.
Elle favorise une éducation ancrée dans le réel et le concret. L'éducateur se doit de fournir aux enfants un riche panel de connaissances. Au "programme": lecture, sortie, art, poésie, narration, "living books", musique, mathématiques, sciences sociales, etc.

Chez les "Petits Homeschoolers" on en parle avec passion :-). Et cet article vous permettra d'en savoir beaucoup plus sur cette pédagogue.
N'hésitez pas non plus à visionner cette vidéo sur le sujet ;-).

Personnellement, je n'adhère pas à tout. Toutefois, il y a de nombreux points que je partage pleinement comme l'importance de la Nature, de la lecture, du besoin d'expériences concrètes.

Il me semble essentiel que chaque éducateur puisse s'inspirer, plus ou moins, de toutes ces pédagogies alternatives dont je vous parle régulièrement. C'est ainsi que se crée, en partie, son identité professionnelle. Identité professionnelle qui évolue bien entendu :-).

Bonne semaine à tous et merci pour vos visites qui sont de plus en plus nombreuses :-).

samedi 23 mai 2015

Les prémices du transvasement

Le transvasement, qui consiste à verser un élément d'un récipient dans un autre, intéresse souvent les jeunes enfants. Certains bébés apprécient vers dix ou onze mois. Et d'autres, beaucoup plus tard.
Titouan n'a pas encore manifesté une réelle passion pour cette activité. Toutefois, les ateliers de manipulation que je mets en place, semblent retenir son attention.
Jusque là, je lui avais surtout proposé de transvaser de la semoule très fine (outre les jeux d'eau dans son bain!) et il avait particulièrement aimé mettre la main dans la semoule (ce qui m'a d'ailleurs rappelé une scène du film "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" ;-)), se caresser la peau avec la semoule, faire glisser la semoule entre ses mains, saisir les grains de semoule un à un et les mettre d'un récipient à un autre...mais en aucun cas il n'avait transvasé "vraiment" ;-).
Depuis peu, il commence légèrement, à s'y intéresser.

Je lui propose uniquement des petits éléments qui ne risquent rien s'il venait à les mettre à la bouche: semoule, riz, sable de lune, etc. Toutefois, je reste toujours très vigilante.

Pour débuter avec ce genre d'activités, il convient de préparer l'espace. Vous pouvez placer une bâche au sol, remplir un bac avec l'ingrédient souhaité et donner à votre bébé des ustensiles de différentes tailles et formes. On pensera aussi aux cuillères, à un entonnoir, à une passoire, etc.
Pour la suite, c'est votre enfant qui vous guidera ;-).

Le transvasement exerce la motricité fine bien sûr. Mais pas que ;-). Transvaser permet au tout petit d'améliorer sa coordination, de l'amener à construire la notion de causalité, de "toucher" les notions  de vide/plein, etc.

Ces temps de transvasements et de manipulation peuvent susciter de beaux moments de concentration et de plaisir sensoriel!

Les ingrédients utilisés ne seront pas jetés mais pourront être conservés dans une boîte hermétique et réservés à cet effet.
Pour celles et ceux à qui cela poserait problème de proposer de la nourriture en guise de jeu (ce que je peux parfaitement comprendre!), vous pouvez la remplacer par du sable. Toutefois, ce dernier n'étant pas comestible, il est sans doute préférable que votre bébé ne mette plus du tout à la bouche avant de passer à l'action ;-).




jeudi 21 mai 2015

Une pédagogie alternative: Reggio

La pédagogie Reggio m'était encore un peu inconnue il y a quelques mois! Et pourtant, elle semble correspondre à mes principes et mes valeurs :-).
J'ai fait quelques recherches de ci, de là et voilà ce que j'en ai retenu:
Reggio Emilia n'est pas un homme ou une femme ;-). Non, c'est une ville d'Italie!
Lorsque l'on évoque la pédagogie Reggio, on ne fait pas référence à une pédagogie à proprement parler mais plutôt à une expérience. Des éducateurs, dont Loris Malaguzzi, et des parents, ont fondé leur approche sur la base du respect, de la responsabilité et de la communauté, à travers une atmosphère d'exploration et de découverte.
Ils souhaitaient, entre autres:
- Répandre une image de l’enfant qui a des droits, des grandes potentialités, d’énormes ressources;
- Promouvoir l’étude, la recherche et l’expérimentation de l’éducation; 
- Définir plus en profondeur la culture professionnelle des enseignants; 
- Souligner l’importance de la recherche, l’observation, la documentation, l’interprétation des processus d’apprentissage des enfants et de la construction de leur pensée. 

La philosophie Reggio est basée sur le développement naturel de l'enfant. Les principales caractéristiques du programme scolaire comprennent les idées que:
- Les enfants apprennent mieux par une approche multi-sensorielle. Les salles de classe Reggio contiennent donc des outils expérimentaux qui font appel à tous les sens. Les enfants peuvent toucher, voir, entendre, bouger, parler et écouter.
- Les enfants devraient avoir un certain contrôle sur leur propre apprentissage. Les salles de classe Reggio permettent aux enfants de se faire leur propre idée à travers l'exploration et la découverte. Les enfants sont considérés comme co-constructeurs de la connaissance, au lieu d'être considérés comme des objectifs d'enseignement. Ils participent à de nombreux projets où ils peuvent observer, formuler des hypothèses.
- Les enfants doivent avoir de nombreuses façons de s'exprimer. Les enfants des écoles Reggio acquièrent une compréhension profonde des matériaux et du monde autour d'eux. En effet, ils participent à des projets à long terme visant à les laisser voir un sujet sous de nombreux angles.
Les enfants sont appelés à travailler ensemble dans des communautés à collaborer les uns avec les autres.

Dans l’approche expérimentale Reggio Emilia on tente d’apporter à l’enfant des supports pour qu’il puisse s’exprimer, développer, créer et surtout explorer. Loris Malaguzzi appelait cela les 100 langages, une métaphore pour désigner les multiples possibilités que l’enfant possède pour s’exprimer, pour communiquer.
Chaque enfant a une certaine forme d’intelligence, une manière de faire, d'être au monde. 
"Parmi les langages les plus connus, nous pouvons citer : le langage classique (la parole, l’écriture), le langage graphique, mais aussi les langages symbolique, corporel, logique, fantastique, les langages du son, de l’odeur, du toucher, de la lumière ; le langage pictural, le langage plastique, le langage musical, celui des images, de l’éducation iconique, du corps, des gestes, le langage scénique,… Tous ces langages doivent être exploités. Ils sont tous de même importance. Il ne faut pas en privilégier l’un plutôt que l’autre. Il ne faut plus seulement s’intéresser au “lire, écrire et compter”. Les enfants ont tellement de possibilités et elles sont si diverses, qu’il est dommage de ne se contenter que du peu. La richesse se trouve dans la diversité." Extrait de la page 31 du livre "La pédagogie à Reggio Emilia, cité d'or de Loris Malaguzzi" d'Emilie Dubois.

Voici également une très belle vidéo qui en parle parfaitement bien! Il s'agit de "The Hundred Languages of Children":

video


Pour finir, quelques images dans l'esprit Reggio ;-)!







mercredi 20 mai 2015

Du soleil, quelques brins d'herbe et le chant des oiseaux...





Nous avons profité de quelques rayons de soleil et de l'absence de pluie, pour nous promener au bois de Vincennes. Une matinée rien que tous les trois (et notre chien!) où on se serait cru un peu seuls au monde. Titouan a caressé les troncs de certains arbres, il a entendu le chant des oiseaux et a joué dans l'herbe :-)
Un petit moment nature qui fait beaucoup de bien :-)!

Belle soirée à tous

dimanche 17 mai 2015

Féliciter son enfant?

Je partage avec vous une piste de réflexion concernant les félicitations que nous pouvons faire aux enfants.

Enfant, nous avons majoritairement grandit en croyant que l'adulte avait toujours raison et qu'il détenait le savoir. Croyance renforcée par des critiques, des félicitations et des jugements de sa part.
Nous avons été flattés lorsqu'il s'agissait d'un compliment, peinés si c'était une critique négative, déçus si l'adulte n'avait pas la réaction que nous attendions de lui.
Alors, lorsque notre enfant réussi quelque chose, nous avons (presque) tous envie de le féliciter par des "Bravo!", "C'est bien!", "C'est beau!", etc.

Les félicitations sont, en réalité, des récompenses.
Isabelle Filliozat se fait écho d’une étude qui a montré que flatteries et félicitations avaient tendance à développer du narcissisme. 
Elle explique également qu'un enfant habitué à être félicité va développer une motivation autour de l’acte de « faire plaisir à l’autre » et non à lui.
D'autre part, un adulte qui félicite émet un jugement, ce qui place l’enfant en position d’infériorité. Ce jugement peut bloquer l’enfant dans la mesure où il réveille le pendant négatif des félicitations, c’est-à-dire les critiques. L’enfant peut donc développer une peur chronique de l’échec et un déficit de confiance en lui.
En tant que maman, il n'est pas toujours facile d'éviter les félicitations avec son propre enfant. J'ai souvent envie de féliciter mon garçon et d'ailleurs, il m'arrive de le faire (et cela m'arrivera sans doute encore!)! 

Maria Montessori était très avant-gardiste à ce sujet et expliquait déjà pourquoi le fait de féliciter était négatif sur la durée.
En effet, lorsqu'un éducateur (au sens large du terme) félicite un enfant, ce dernier va alors devenir, petit à petit, dépendant du regard et du jugement de l'adulte: "Papa trouve que je fais bien". Du coup, l'enfant risque de faire les choses pour faire plaisir à Papa et non plus pour son apprentissage personnel.
Isabelle Filliozat confirme cela en expliquant ce qui se passe dans le cerveau d'un petit à qui l'on dit "C'est bien". Au début, le jeune enfant est flatté puis tout d'un coup s'empare de lui, un doute, une peur qui peut se traduire ainsi: "Si je fais bien, c'est que j'aurai pu faire mal?"; "Je dois faire bien". Il a alors l'impression que l'on attend quelque chose de lui. Il peut se sentir en tension, "se mettre la pression". Son estime de lui est ébranlée. 
Isabelle Filliozat, Aletha Solter, Adele Faber et Elaine Mazlish (et tellement d'autres!) expliquent par exemple qu'il vaut mieux décrire ou dire ce que l'on ressent plutôt que de dire "C'est super" ou "C'est beau". Ainsi nous faisons un compliment qu'on ne pouvait pas faire à un autre et nous portons un réel intérêt à ce que l'enfant a réalisé (que ce soit un acte ou une création). Ce qui donne: "Merci d'avoir rangé tes affaires. Tu as même mis tous tes pantalons ensemble!".
Lorsque nous décrivons ce que nous avons apprécié d'un acte, nous développons l'estime et la confiance de notre enfant.


Les encouragements valorisent les efforts, les processus intellectuels ou physiques par-lesquels l’enfant a le pouvoir de changer une situation, un état de fait et de s’améliorer.
Encourager est une bonne alternative. La plupart des enfants auront besoin d'être guidé vers un comportement attendu et souhaité.
Par exemple: "Oui, tu caresses le chat!", "Oui, la couche sale va dans la poubelle! Merci!".
Maria Montessori recommandait d'ailleurs de remercier un enfant une fois le travail accompli. Ce qui donne : "Merci Maxime pour ton travail" et non "C'est bien Maxime!".
Nous pouvons aussi lui dire : "Je vois comme tu es fier de toi! C'était difficile et tu y es arrivé!". Ce qui renforce alors son estime de lui et ne nous met pas en position de juge. Nous sommes là, nous observons et nous lui faisons simplement remarquer ce qu'il a accompli de positif et ce qui peut le rendre fier. Il peut alors s'approprier ses réussites. 
Parfois, un sourire chaleureux suffit aussi :-).
L’appréciation positive guide vers l’autonomie. Isabelle Filliozat insiste sur la nécessité d’encouragements réguliers pour que les enfants se sentent forts et joyeux.
Il est donc très important d'observer son tout petit et de lui faire remarquer ses réussites, ses progrès.
Nous pouvons lui dire ce que l'on aime chez lui, ce que l'on apprécie. Cela sera bien plus valorisant qu'un simple "C'est bien!", "Bravo!", "C'est beau!". Mais au contraire, dire : "J'ai aimé quand tu as rendu la balle à ta soeur.", "J'apprécie quand tu ranges tes livres.", "J'aime te voir danser!".
Cela est valable également pour nous adulte. Nous serons plus sensibles à une remarque précise et positive qu'une simple félicitation.

Avant de m'octroyer un petit aparté (ou presque!), quelques réajustements toutefois. J'ai rencontré, en structure d'accueil de la petite enfance, des enfants qui avaient été habitués à être félicité. Lorsque je les rencontrais pour la première fois, je m'en apercevais bien vite. Je percevais dans leur regard, un irrépressible besoin de reconnaissance. Ils semblaient attendre de moi que je les félicite et les complimente. Eh bien...je le faisais! Parce qu'ils en avaient besoin et parce que c'étaient ainsi qu'ils avaient appris à fonctionner. Petit à petit, je remplaçais les "Bravo!", "C'est super!" par:
- "Merci d'avoir...";
- "J'apprécie quand tu...";
- "Je vois que..";
- "Tu peux être fièr(e) de toi!";
- Etc.
Et cela avait de réels effets positifs sur la durée. Petit à petit, ils parvenaient à se détacher du regard extérieur et faisaient les choses pour eux, avec plaisir et enthousiasme :-).

Encourager, décrire, s'intéresser à l'enfant (à son acte, à sa production) peuvent alors remplacer les traditionnelles félicitations :-).
Maintenant, je crois que des félicitations bien ciblées et méritées sont une "bonne" chose. Je pense aux premières fois notamment! Et puis, en tant que parent, cela me paraît très difficile de ne pas "s'extasier" devant les premiers pas de son tout petit...
Un juste milieu est, là encore, à adopter je pense :-)

Pour finir, parlons maintenant d'un cas particulier et qui me tient à coeur. Il s'agit du dessin d'enfant et de la fameuse phrase: "C'est beau!"  face à ce dessin.
Vous remarquerez que lorsqu'un très jeune enfant commence à dessiner, il fait quelques traits de ci, de là. Il fait des points. Et, une fois qu'il a terminé, il ne vous montre pas sa feuille. Il a terminé et c'est tout.
Et cela devrait toujours en rester là! Arno Stern en parle merveilleusement bien et explique combien il est essentiel qu'il n'y ait aucune attente de résultats pour que la créativité opère.
Arno Stern conseille d'éviter toute réponse qui pourrait créer une tension chez l'enfant par peur de ne pas correspondre à l'attente de l'adulte ou de ne pas obtenir son approbation.
Par exemple si vous répondez : "Oui c'est beau!". Pour son prochain dessin, l'enfant cherchera à nouveau à plaire, plutôt qu'à être.
Même une réponse "positive" à propos du dessin est un conditionnement et non une libération pour un enfant.
Partager ce moment d'expression avec quelqu'un qui le connait intimement (par exemple sa mère) et qui ne le juge pas est une expérience très constructive pour lui.
Progressivement, il n'éprouvera plus le besoin d'une approbation mais sa confiance en lui-même et ses capacités d'initiative grandiront faisant de lui un être indépendant.
C'est ce que j'essaie de faire avec Titouan. Il crayonne et s'en va. Moi, je garde ses dessins dans un classeur (et je m'extasie silencieusement!) :-). Je l'observe beaucoup à l'oeuvre, je lui souris et je décris parfois ses productions.
Or, de nombreux adultes commentent le fameux dessin et petit à petit, l'enfant ne va plus regarder son dessin comme avant. Il va être en attente d'une réaction de l'éducateur. 
Il m'est arrivé à plusieurs reprises, sur mon ancien lieu de travail, à me retrouver un peu embêtée devant ces enfants qui attendaient que je leur dise que leur dessin était beau! 
Ce que je faisais alors était de décrire le dessin: "Il y a une spirale rouge ici!", "Oh, il y en a des couleurs! Tu as utilisé du violet.", "J'aime beaucoup tous ces petits points roses!", etc. Et, croyez-moi, les enfants adoraient que l'on parle de leur dessin et que l'on s'intéresse à leur production!!!
Et puis, il y avait carrément ceux qui me demandaient "C'est beau, hein?". Et je demandais: "Ton dessin te plaît?".  Et les enfants, souvent répondais: "Oh oui alors!!! Je le trouve trop beau mon dessin!". Parfois je poursuivais en décrivant le dessin et je reformulais ce que l'enfant venait de me dire: "Je vois qu'il te plaît beaucoup ton dessin!". Et ils allaient ranger fièrement leur dessin dans leur casier, tout souriant ;-).
Cela est un petit aparté mais puisque nous étions sur le sujet... ;-).

Pour poursuivre la réflexion, je vous invite à lire:
- "Mon bébé comprend tout", d'Aletha Solter;
- "Eduquer sans punir", de Thomas Gordon;
- "Une nouvelle autorité. Sans punition, ni fessée", de Catherine Dumonteil-Kremer;
- Les ouvrages d'Isabelle Filliozat et en particulier "J'ai tout essayé" et "Il me cherche!".

Et vous, quand pensez-vous?

jeudi 14 mai 2015

Une pédagogie alternative: Decroly


La pédagogie Decroly, vous connaissez? À l'origine de la méthode globale de lecture, Ovide Decroly observe chaque enfant dans tout son être. Il propose une méthode d'apprentissage en lien avec les centres d'intérêts des enfants et s'inscrit donc dans le mouvement des pédagogies nouvelles actives.
Dans une classe de maternelle Decroly, les enfants s'adonnent à des jeux de construction et de transvasement en toute liberté. L'art et les activités manuelles y sont très présents. Apprendre se fait dans la joie et le respect des centres d'intérêts de chacun. Sans notes et sans sanctions :-).

Pour en savoir un peu plus je vous propose de visionner cette petite vidéo:

video

Vous recherchez une école Decroly? Il vous faudra surtout aller en Belgique! La seule école en France se situe à Saint-Mandé...C'est par !
Belle soirée :-)

lundi 11 mai 2015

Mettre en lui des connaissances

Tous les bébés (ou presque) mettent à la bouche. Pourquoi?
Goûter leur permet d'avoir des informations sur le monde et de découvrir de manière sensorielle les caractéristiques d'un objet. Petit à petit, les autres sens prendront le dessus.
Les jeunes enfants s'imprègnent du monde et de leur environnement de façon sensorielle. Par exemple, lorsque Titouan met dans sa bouche un cube, il ne fait pas que goûter du carton, du bois ou du plastique, mais il prend également note de la forme et de la dimension.
Entraver un enfant dans cette pratique est un obstacle majeur à son développement car c'est l'empêcher de mettre en lui des connaissances. 
Dès qu'un objet présente un risque (sécurité, hygiène) je prend le temps de nommer ce que Titouan a en main et je lui explique pourquoi je le mets maintenant hors de sa portée. En cas de danger immédiat, je lui dis "Stop!" puis une fois l'objet hors d'atteinte je nomme et j'explique.
Fort heureusement, cela arrive peu dans notre appartement car nous avons fait en sorte qu'un bébé puise toucher à tout. Mais, ce n'est pas partout le cas où nous allons! Cette situation se produit donc assez régulièrement!

Petite illustration de l'importance de "mettre à la bouche" ;-):
Jusqu'à ses 13 mois environ, lorsque Titouan jouait avec son jeu "Happy pop-up", il mettait les petits bâtonnets à la bouche sans chercher à les insérer au bon endroit.
J'ai rangé le jeu pendant plusieurs jours car je pensais que cela ne l'intéressait pas vraiment et je l'ai toutefois ressorti régulièrement.
En parallèle, j'ai observé que mon garçon essayait d'emboîter de tous petits objets qui demandaient une grande concentration et une grande précision. Je me suis donc dis qu'il était maintenant prêt pour le jeu "Happy pop-up". Et c'était exact ;-). Il a essayé de remettre chaque bâton avec beaucoup de précision et de concentration. Ce qui était très mignon, c'est qu'il goutait chaque bâton avant de le placer au bon endroit, comme s'il avait besoin de sentir, dans sa bouche, la forme exacte de l'objet.

Certains petits ne passent jamais vraiment par cette période. Mais, en général, c'est le cas!
Lorsqu'un enfant goûte un objet, cela a toujours une raison d'être. Cela lui permet de répondre à son besoin de découverte et de compréhension du monde. Respectons le :-).
Toutefois, il abandonnera cette "technique" plus ou moins rapidement au profit d'autres sens. Cela pourra se produire tôt si les adultes autour de lui ont fait comprendre que "mettre à la bouche" ne se faisait pas. Cela se fera, naturellement (et donc probablement plus tard), si l'enfant est libre de choisir quand il prêt à passer à autre chose.


samedi 9 mai 2015

Les émotions du tout-petit

Il existe de nombreux ouvrages et articles autour du sujet des émotions de l'enfant. Et le livre "Au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat a été une formidable lecture. Tout y est clair, juste et précis. C'est un ouvrage de référence qu'il fait bon lire et relire :-).
Il est en de même avec le titre "J'ai tout essayé" qui s'adresse aux parents d'enfants âgés de 12 mois à 5 ans et dont j'ai commencé à vous parler ici.
Maintenant, j'ai finalement trouvé peu d'outils pour aider le bébé à gérer ses émotions. En effet, de nombreux conseils concernent surtout l'enfant qui maîtrise déjà, au moins un peu, le langage. Ce n'est pas le cas de mon petit de 14 mois et par conséquent, j'essaie d'adapter au mieux ce que je connais sur le sujet.

Lorsque notre tout petit d'un an entre en crise de rage, se met à pleurer et à se jeter la tête en arrière c'est un peu déconcertant au début (et même après!).
Certains bébés ne le feront que plus tard, voire jamais.
Quelquefois, Titouan manifeste son mécontentement en pleurant, tapant et se laisse même parfois tomber...
Il n'est pas rare, aussi, que, lorsqu'il se fait mal, il se mette ensuite en colère.
J'évite tout jugement ou commentaire. En effet, je pourrais être tentée (de part mon histoire et mon éducation) à dire quelque chose comme: "Tu t'es emporté. Mais regarde en fait ceci ou cela...". Non, quand mon enfant est en colère, il n'est absolument pas prêt à entendre quoi que ce soit de ce genre! Et je le comprends parfaitement!
J'accueille alors son émotion, je la nomme, je décris la situation: "Tu t'es cogné. Tu as eu mal. Ça te met en colère.", "Tu es en colère.", "Tu as le droit de pleurer.", "Oui, ça fait mal de se cogner." "Je comprends que ce soit frustrant, tu voudrais ceci", etc.
Je le prends dans mes bras tout en mettant des mots sur la ou les émotions qui l'animent. Je n'en n'ai pas peur. Je suis dans l'empathie. Toutes les colères, toutes les émotions, sont légitimes. Il ne s'agit donc pas de les stopper mais de les accompagner.
Lorsque Titouan se débat, je le prends fermement dans mes bras pour ne pas qu'il se fasse mal et je l'embrasse, le cajole. Ces crises ne durent, fort heureusement, que quelques toutes petites micro-secondes ;-)!

Il existe différents outils pour aider les enfants plus âgés à gérer leurs émotions.
Pour un enfant de l'âge de Titouan, j'utilise le souffle. Je lui propose régulièrement de souffler lorsque je sens que "ça monte". Et je souffle avec lui ;-). Cela nous fait beaucoup de bien à tous les deux!
Les albums "Aujourd'hui je suis..." (dont je vous parlais ici), "Beaucoup de beaux bébés" ou encore "Ça va mieux!" sont très sympas pour aborder le sujet. Le dernier album permet au tout petit de comprendre que les sensations désagréables (faim, fatigue, douleur, etc.) ne durent pas et ont une solution. Et il y a plein d'autres livres sur le thème mais que nous n'avons pas encore testé ;-)!
Ce qui nous aide beaucoup aussi c'est de signer les émotions ou les sensations. À ce propos, j'ai échangé avec une formatrice "Signe avec moi" qui m'a conseillé de signer "bobo" et non "avoir mal". Elle trouvait ce dernier signe bien trop compliqué et en effet Titouan a signé "Bobo" à la minute où je lui ai montré... Il lui arrive aussi de signer "Peur". Il peut ainsi mieux identifier ce qu'il ressent et cela contribue certainement à l'apaiser.
J'espère ainsi aider mon garçon à vivre avec ses émotions et l'aider alors à développer son intelligence émotionnelle.

Parfois, nous ne comprenons pas toujours ce qui ne va pas, nous n'arrivons pas à "décoder". Et, en fait, je pense que cela n'a aucune importance. On ne pourra jamais tout comprendre de nos enfants car nous ne sommes pas à leur place et certaines choses n'appartiennent qu'à eux. Alors, plus que d'essayer de savoir "pourquoi et comment", je m'attache plus à accueillir l'émotion sans chercher à véritablement, toujours comprendre. Je suis là pour mon garçon. Il peut compter sur moi et peut importe si certaines choses m'échappent.


jeudi 7 mai 2015

Encastrement 2 cylindres


Cette activité est pensée de façon toute simple. Il y a deux cylindres. L'un est fin. L'autres est épais. Le premier est nécessairement plus léger que le second.
Et c'est, sensoriellement, que le petit enfant se familiarise avec les notions "plus grand, plus petit, plus lourd, plus léger" et peut ainsi comparer les tailles et poids des objets. 
Bien entendu, il développe également la précision du geste, la dextérité, la préhension, etc...
Titouan choisit régulièrement ce matériel sur son étagère, le manipule une ou plusieurs fois selon les jours, puis le repose à sa place :-).






Ce matériel pourrait se présenter après un autre matériel nommé "Encastrement de boules rouges". Or, Titouan ne s'y est pas intéressé dans cet ordre!
Pour le moment, il est en effet nettement plus à l'aise avec ce jeu d'encastrement et commence, par ailleurs, tout juste à enfiler.
Là encore, l'observation de votre petit vous en dira plus sur ce que vous pouvez lui présenter ou non.

Vous pouvez trouver ce matériel ici par exemple.

Belle journée :-)

mercredi 6 mai 2015

Un rituel du soir et "Le calme de la nuit"

Il y a un an, je vous parlais de notre rituel du coucher. Et il a bien changé depuis!

Titouan fait encore ses trois siestes quotidiennes (quoi que cela tende à changer) et s'endort, en général, vers 20h30.
Nous avons un rituel du coucher bien établi et plus que l'heure à laquelle il est fait, je m'attache surtout à respecter l'ordre successif de chaque étape.
Toutefois, nous tâchons d'être plutôt ponctuel quand même :-).
Je prépare mon garçon au sommeil dès l'heure du dîner.
Il est environ 19h lorsque nous mangeons. Et notre repas se termine toujours par une petite tisane! Chacun avec sa tisane du soir ;-). Mon garçon aime beaucoup et signe "Encore" à chaque fois qu'il termine de boire ce qu'il y a dans son verre.
Puis, vient le temps du bain! Titouan adoore ce moment! La fin du bain est annoncée par la chanson "Les petits poissons". Cela lui permet d'anticiper et de se préparer à sortir du bain en douceur. Titouan signe d'ailleurs "Fini".
Vient ensuite un massage que mon garçon n'oublie jamais de me demander et il signe "Massage"!
Nous nous installons ensuite sur le canapé du salon pour une lecture. En fonction de sa fatigue, je choisis un album plus ou moins long. 
Voici ceux, lus la semaine dernière:

- Bonne nuit mon tout petit, de Jeong Soon-hee;
- 1, 2, 3...Sommeil!, de Guido Van Genechten;
- Deux petites mains et deux petits pieds, de Mem Fox et Helen Oxenbury;
- Ça va mieux!, de Jeanne Ashbé;
- Ne bouge pas!, de Hatsue Nakawaki et Komako Sakaï;
Le calme de la nuit, d'Emmanuelle Tchoukriel,Virginie Aladjidi et Caroline Pellissier;
- Plic, Plac, Plocd'Etsuko Bushika et Kaori Moro.

Et je m'octroie un petit aparté pour vous parler de l'un d'entre eux plus en détails!

Le calme de la nuit, d'Emmanuelle Tchoukriel,Virginie Aladjidi et Caroline Pellissier: 
Ce joli album est reposant et poétique. Les illustrations sont douces. Les couleurs choisies sont originales. Le texte est riche et long. Il me plaît beaucoup. Titouan n'accroche pas encore cependant! Je pense que le récit est trop complexe pour le moment ;-)!








Puis en route vers notre chambre. Nous écoutons ensuite une petite musique via une peluche musicale. Il arrive à mon garçon de ne pas trouver le sommeil de suite alors il regarde quelques livres à disposition au pied de son lit au sol. Puis, lorsqu'il sent qu'il est prêt à dormir il vient tout contre moi et s'endort au sein, dans mes bras ou ceux de son papa :-). Il lui arrive aussi de s'endormir à côté de nous, tout seul. Cela reste cependant très rare!

Et chez vous, comment se passe ce moment?

Bon et doux mercredi avec "Chut, les enfants lisent!".

mardi 5 mai 2015

La vie pratique

Aujourd'hui, je propose de faire un résumé sur l'une des "avenues" présentées dans une classe Montessori: "La vie pratique".
J'en ferai de même, petit à petit, avec les autres "avenues".
Pour chaque avenue, je mettrai des images de deux ou trois matériels. Si vous souhaitez plus d'explications sur l'un d'entre eux, n'hésitez pas à me les demander. J'y reviendrai, très probablement, lorsque ce sera le moment pour Titouan;-).

La vie pratique:
La "vie pratique" regroupe les tous premiers exercices. Ils sont liés aux gestes de la vie courante et conçus pour que l’enfant fasse un vrai travail, avec un but réel mais accessible : ce sont des gestes sortis de leur contexte habituel pour en permettre la répétition et le perfectionnement progressif.
Elle se décline en quatre groupes:
– les soins de l’ambiance; 
– les soins de la personne;
– la grâce et la courtoisie; 
– les jeux collectifs de coordination motrice.

Le matériel est généralement présenté sur un petit plateau. Il est esthétique, souvent fragile et de qualité. Il est adapté à la taille et à la force de l'enfant.
L'ordre est essentiel:
- Chaque matériel a sa place (du haut vers le bas et de gauche à droite);
- Le matériel est rangé du plus simple au plus complexe (organisation des plateaux);
- La présentation. 
L’ordre intérieur est acquis par les gestes préparés individuellement et l’ordre extérieur est acquis grâce à l’ordre des étagères. Cette période permet la construction de l’identité et met en place un esprit prêt à raisonner: “la pensée logique” appelée “l’esprit mathématique”.
Chaque matériel est présenté à l'enfant, lorsque celui-ci est prêt. L'adulte effectue des gestes lents et précis. Il économise ses mouvements, ce qui rend son geste harmonieux. Il le fait, très souvent, en silence afin que le jeune enfant se concentre uniquement sur le geste. Une fois que la première présentation d’un exercice a été faite à l’enfant, celui-ci peut reprendre le plateau et recommencer autant de fois qu’il le souhaite. 

Les soins d'ambiance:
Ouvrir, fermer, visser, dévisser, transvaser, verser, plier, laver, nettoyer, etc.
Dans un premier temps, le tout petit va reproduire ces exercices pour répondre à son besoin intérieur. Puis, il le fera pour le "bien commun".

Les soins de la personne:
Cadre d'habillage, s'habiller, se laver les mains, coudre, etc.

Grâce et courtoisie:
Politesse, accueillir un invité, faire attention aux autres, etc.
Ce volet serait aujourd'hui nommé le "vivre ensemble".

Jeux collectifs de coordination motrice:
Marcher sur une ligne, jeux de silence, etc.
(Rappelons que le collectif commence avec un groupe de trois enfants. Il est toutefois possible de faire ces exercices seul, ou avec son parent, son frère, etc.)

La vie pratique constitue la base de tous les apprentissages futurs parce qu’elle développe la capacité à se concentrer, la volonté mais aussi l’autonomie et la confiance en ses propres capacités.

À la maison, le "matériel" n'est pas toujours nécessaire. Et il souvent facile de trouver des "trésors" qui rempliront très bien cette tache. En effet, la vie pratique c'est donc, par exemple:
- étendre le linge;
- faire la vaisselle;
- arroser les plantes;
- brosser son chat;
- nettoyer les vitres;
- faire une salade de fruits;
- fermer son manteau;
- scier du bois;
- etc.
Et cela peut se partager avec votre enfant, à partir de 15/18 mois et dès que vous sentez que telle ou telle activité pourrait l'intéresser. Choisissez du matériel adapté à sa taille et à sa force: un petit arrosoir, des pinces souples, etc.
Le but n'étant pas qu'il exécute des tâches ménagères mais plutôt qu'il agisse dans un but précis et qu'il développe, petit à petit, une confiance en ses capacités.

lundi 4 mai 2015

Chansons & comptines LSF: Autour du chat

Cela fait un petit moment que je ne vous avais pas proposé de chansons ou de comptines LSF et cette fois je partage avec vous une comptine toute simple, une jolie chanson et une petite histoire musicale sur le thème du chat (parce que chez nous, on aime les chats!!!).
Vous pourrez signer certains mots en cliquant sur les liens.

Pour cette première comptine, seuls les mots "chat" et "dormez" sont signés. Les autres mots se miment.
Moustache, Moustachu
Voici le chat,
Moustache, Moustachu,
Griffa, griffu,
Griffes sortez !
Griffres rentrez!
Pattes de velours,
Je vous invite à l'écouter racontée par "Enfance et Musique": ici.

Voici ensuite une chanson, que vous pouvez visionner , et qui est formidable pour aider un tout petit à identifier l'émotion de tristesse. "Le petit chat triste" de Jacqueline Mani, est très apprécié des enfants qui sont amenés à vivre des séparations...tous donc!
Lorsque votre enfant a un chagrin, écouter le pleurer et laisser le évacuer toutes ses tensions (cf. "Pleurs et colères des enfants et des bébés"). Une fois cela passé, n'hésitez pas à chanter et signer cette chanson qui le fera, dès qu'il en sera capable, parler et raconter sa peine.

Le petit chat triste
-Miaou, miaou,
-Mon petit chat,  
Pourquoi es-tu si triste ?
-Miaou, miaou.
-Mon petit chat
Pourquoi pleurer comme ça?
-Ma maman est partie,
Pour chasser les souris.
Tout seul dans mon panier,
Moi je m'ennuie.

-Miaou, miaou !
-Mon petit chat
Pourquoi es-tu si triste ?
-Miaou, miaou !
-Mon petit chat,
Faut pas miauler comme ça. 
Ta maman reviendra,
Elle te consolera,
Au chaud dans ton panier,
Tu rêveras.

Enfin, voici une autre petite comptine (une histoire musicale en fait) sur le thème du chat! Elle est toute simple et elle plaît beaucoup aux enfants jusqu'à 5/6 ans environ. Pour la raconter, j'utilise un Tbila ou un tambourin.
Vous pouvez la signer ou la raconter ou les deux ensemble ;-). Dès que votre enfant se sentira prêt, il pourra vous la raconter à son tour :-).

Un chat dort
Dans ma maison,
Des petites souris se promènent.
(Tapoter sur le tambourin)
Un chat dort
(Caresser le tambourin)
Tout à coup, le chat se réveille!
Boum!
(Taper fort sur le tambourin)
Vite les petites souris! 
(Tapoter vite sur l'instrument)
Cachez-vous!

Belle journée à tous :-)



Et cet article tombe à pic pour le premier rendez-vous mensuel "À tout bout d'chant" organisé par le blog "La cour des petits" :-).

vendredi 1 mai 2015

Méli-mélo des petits bonheurs #Avril 2015

Alors voilà, je ne résiste plus à l'appel des "Petits bonheurs" et autres "Instants" que l'on voit fleurir sur toute la blogosphère! 
Il faut dire que c'est vraiment tentant et le temps passe si vite...Demain, Titouan a 14 mois! Lundi, j'ai 30 ans!!! Je veux me souvenir de ces petites choses du quotidien ou qui sortent de l'ordinaire et qui me rendent heureuse :-)!
Du coup, si cela vous dit, je vous retrouve tous les 1er de chaque mois pour vous raconter mes petits bonheurs du précédent.
Et on commence tout de suite avec ce mois d'Avril!

Méli-mélo des petits bonheurs #Avril 2015:

Titouan qui danse et tourne sur lui-même les bras en l'air!
Un week-end en Normandie et le premier barbecue de l'année!
Avoir profité d'un joli soleil pour se promener dans Paris, en famille.
Titouan qui signe de plus en plus! C'est magique cet échange :-)!
Une tour d'observation dans ma cuisine!
Les premières traces ("dessins") de mon garçon!
De jolis petits cadeaux de ci, de là de mon amoureux ;-).
Titouan qui s'est exclamé "Bô!!!!" lorsque je lui ai montré son nouveau tour de cou!
Avoir appris une super bonne nouvelle qui me met en joie aujourd'hui encore :-D!
Titouan qui danse encore et encore et encore et qui nous entraîne avec lui!!!


Et vous, vous voulez me raconter vos petits ou grands bonheurs du mois?